Compétition de haut niveau au skatepark du parc Victoria

Les amateurs de planche à roulettes ont réellement adopté leur skatepark installé il y a trois ans au parc Victoria, mais, en plus, celui-ci a contribué à hausser le calibre, incitant même des adeptes à organiser des compétitions en invitant leurs confrères de partout au Québec.
Ils seront au-delà de 50 participants à tenter d'impressionner les quatre juges avec leurs flips, grabs, slides et autre grinds samedi au parc Victoria. «C'est jugé sur la rapidité, l'amplitude des manoeuvres, la difficulté et le style», explique Laurent-Nicolas Paquin, copropriétaire de la Boutique du skate de la 3e Avenue et l'un des trois organisateurs de la compétition appelée Bowl Bash. Deux planchistes s'élancent en même temps à chaque ronde et, en finale, les cinq meilleurs s'affrontent pendant 10 minutes. Et, parole de skateux, «ça brasse»!
Contrairement aux planchistes amateurs qu'on voit souvent dans les parcs et qui tombent plus souvent qu'ils ne restent debout, la compétition ici est sérieuse et relevée. «On parle de personnes qui ont des commanditaires sérieux et qui voyagent à travers le Québec pour faire des compétitions. Et vu que c'est professionnel, le prix est en argent. On ne parle plus d'une calotte, un t-shirt, pis un skate
À voir les gars s'entraîner au parc Victoria, on comprend tout de suite ce qu'il veut dire. Les mouvements sont beaux, amples et fluides au point qu'ils semblent flotter au-dessus du béton. Du béton presque neuf, d'ailleurs: le skatepark a été inauguré en 2011.
L'endroit est de toute évidence apprécié des planchistes qui disposent depuis d'équipements modernes. «C'est une passion, ça se développe, et un moment donné, t'es plus capable de ne pas en faire chaque jour. Grâce au skatepark, ça aide les jeunes à en faire de plus en plus.»
Ils en font davantage et, par le fait même, deviennent meilleurs, d'où l'idée d'organiser la compétition, qui en est à sa troisième présentation.
Michel Aubert est un bon exemple. Il pratique la planche depuis une dizaine d'années, mais le parc de planche à roulettes lui a carrément donné la piqûre et l'a amené à pratiquer le sport beaucoup plus sérieusement. Il a d'ailleurs intensifié son entraînement pour bien performer, samedi. Il admet passer presque autant de temps au skatepark que dans les cuisines du resto où il travaille, soit une trentaine d'heures par semaine. «C'est sûr qu'avec un beau skatepark de même, on n'a pas le choix de toujours vouloir venir ici», lance-t-il, essoufflé, entre deux tricks.