LeBron James a inscrit 29 points et Cleveland a atteint la finale de l’Est en dominant Toronto 128-93, lundi. Les Cavaliers éliminent les Raptors pour une troisième année de suite.

Comme l’an dernier, les Raptors balayés par les Cavaliers

CLEVELAND — Balayés l’an dernier par les Cavaliers, les Raptors ont changé leur système, leur alignement et leur approche. Résultat? La bande à LeBron James a balayé Toronto au deuxième tour pour une deuxième année de suite en l’emportant 128-93, lundi à Cleveland.

«King James» a terminé sa soirée avec 29 points et 11 aides avant de passer les sept dernières minutes à danser près du banc des Cavaliers. Il s’agit du 10e triomphe consécutifs de Cleveland contre les Raptors, en séries. En 2016, c’est en finale de l’Est que les Cavaliers ont eu raison des Raptors, en six matchs.

Le bref parcours des Raptors en séries est des plus décevants, l’équipe ayant dominé l’Est avec 59 victoires en saison régulière. Seuls les Rockets de Houston ont cumulé plus de gains (65).

On croyait le groupe de Dwane Casey plus déterminé et mieux équipé que dans le passé. Il a toutefois fallu six matchs pour éliminer Washington au premier tour, puis les Raptors ont clairement échoué le «test LeBron».

Jonas Valanciunas a été le plus productif chez les Raptors, lundi, obtenant 18 points et trois blocs. DeMar DeRozan et C.J. Miles ont inscrit 13 poins chacun, un de plus que Serge Ibaka. Kyle Lowry a été très discret avec cinq points, distribuant quand même 10 passes.

DeRozan a été expulsé au troisième quart après une faute flagrante sous le panier, aux dépens de Jordan Clarkson.

Encore le roi

À 33 ans et à sa 15e saison, James a démontré qu’il est encore le roi. Samedi, il était devenu le premier joueur depuis 2002 à réussir deux paniers gagnants en séries au son de la sonnerie annonçant la fin du match. Mieux, se délectent les statisticiens et/ou ceux qui le présentent comme le meilleur joueur de l’histoire, il en a désormais cinq à son actif, soit autant que tous les autres joueurs en activité, et deux de plus qu’un certain Michael Jordan durant toute sa carrière.

Au jeu des comparaisons avec Jordan, James va peut-être pouvoir mettre tout le monde d’accord s’il devait être sacré champion en juin. À l’heure des «super-équipes», ces clubs qui accumulent les joueurs étoiles comme Golden State, Houston ou Oklahoma City, il porte Cleveland à bout de bras, seul ou presque. Kyrie Irving est parti à l’intersaison à Boston et Kevin Love (23 points, lundi) fait du Kevin Love : capable du pire comme du meilleur d’un match à l’autre.

«King James» a sorti du marasme une équipe qui a été profondément remodelée en février avec notamment les départs d’Isaiah Thomas et de Dwyane Wade, son meilleur ami arrivé l’été précédent. Pour la première fois depuis ses débuts NBA en 2003, il a disputé les 82 matchs de saison régulière de son équipe et a été le joueur le plus utilisé de la NBA avec 36,9 minutes par match.

Plus fort encore : à son 228e match de séries, lundi, il a été le meilleur marqueur et passeur de son équipe pour le 12e match de suite. Déjà samedi, il avait devancé à ce chapitre le légendaire Oscar Robertson.