Le boxeur de Charlesbourg Clovis Drolet a tenu un entraînement public samedi après-midi dans le grand hall du Centre Vidéotron.

Clovis Drolet: rien comme la maison, mais...

Clovis Drolet était super excité à l’idée d’enfin boxer chez lui, à Québec. Au Centre Vidéotron en plus. Jusqu’à ce qu’il réalise que sa charge mentale venait de s’alourdir pas mal: les billets, les commanditaires sur le gilet... la chanson d’entrée! Quelle toune choisir?!

Le boxeur de Charlesbourg en riait plus qu’autre chose, samedi, après l’entraînement public tenu en début d’après-midi dans le grand hall du Centre Vidéotron. Le promoteur a profité de la présentation du premier match éliminatoire des Remparts pour tenir une séance promotionnelle en vue de son gala du 7 avril. Plus d’une centaine d’amateurs ont assisté à l’activité.

«Ce sont toutes des choses auxquelles je dois penser d’habitude, mais juste dans la semaine avant le combat. Là, on dirait que depuis la conférence de presse [du 27 février], ça tourne toujours dans ma tête. Est-ce que je couche à l’hôtel ou chez mon père? Et à un moment donné, je me suis dit : Wô!! Relaxe! Prends ça au jour le jour, comme d’habitude, et ça va bien aller», s’est convaincu le pugiliste de 26 ans, qui est établi à Montréal depuis ses débuts dans les rangs professionnels.

Outre Drolet (5-0, 3 K.-O.), cette soirée de boxe axée sur le talent local mettra aussi en vedette Vincent Thibault (3-0, 1 K.-O.), de Beauport, Éric Martel-Bahoéli (11-7-1, 7 K.-O.), de Québec, ainsi que deux gars de Thetford Mines, Sébastien Roy (2-0, 1 K.O.) et Dave Leblond (2-3, 0 K.O.).

Pour un, Martel-Bahoéli se dit moins nerveux qu’à l’habitude. Pour ce qu’il promet être son véritable dernier combat pro, l’athlète de 36 ans assure ne pas vouloir faire un Dominique Michel de la boxe de lui-même.

«Toute bonne chose à une fin et je ne veux pas étirer la sauce. Je garde toujours en tête ce qui est arrivé à David [Whittom] et continuer après mon combat du 7 avril serait d’étirer la sauce pour rien», indique celui qui ne pourra se rendre à Fredericton lundi pour les obsèques de son ami Whittom, mais promet de tenir bientôt une soirée hommage à son ami et défunt boxeur à Québec.

Martel-Bahoéli s’entraîne une ou deux fois par semaine avec la tête d’affiche de la soirée, le poids lourd Simon Kean (13-0, 12 K.-O.), qui vient de Trois-Rivières. Samedi, en plus d’exercices de boxe plus traditionnels, le paquet de muscles de 6’ 5” et quelque 250 lb s’est permis un grand écart avant-arrière presque complet, au grand plaisir des spectateurs.

Le 7 avril, les amateurs seront aussi très curieux de voir à l’œuvre le nouveau lourd protégé de l’entraîneur Marc Ramsay, Arslanbek Makhamudov (1-0, 1 K.O.), que l’on dit très prometteur.

Mathieu Germain (13-0, 7 K.-O.), Kim Clavel (2-0, 0 K.-O.), Ariane Goyette (débuts pros), Andranik Grigoryan (4-0, 1 K.-O.) et Nurzat Sabirov (4-0, 4 K.-O.) complèteront une carte bien remplie.

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12 BOXEURS DE LA RÉGION AUX CHAMPIONNATS CANADIENS AMATEURS

Douze boxeurs amateurs de la grande région de Québec participeront aux championnats canadiens, la semaine prochaine, à Edmonton. La délégation sera menée par le multiple champion en titre Lexson Mathieu et marquée par le retour dans le ring de Mélissa Guillemette.

Des 12, six proviennent du club EnergyBox de Saint-Romuald : Surassa Picard (moins de 48 kg), Léonie Roy (57), Odile Letellier (60) et Leila Beaudoin (64) chez les femmes seniors, tout comme Esteban Rodriguez (52) et Charles Robitaille (66) dans la catégorie juvénile masculine.

Le club Le Cogneur, situé dans Limoilou, enverra quatre représentants, soit Gabriel Gros-Louis-Sioux (jeunesse, +91), Justin Racine (juvénile, 54), Charles-William Paquet (juvénile, 50) et Maxime Bergeron (jeunesse, 52), tandis que le club Empire de Sainte-Foy sera représenté par Mathieu (senior, 81) et Guillemette (senior, 54), âgée de 30 ans, qui revient après avoir été championne canadienne en 2008, en 2010 et en 2011.

La compétition se déroule du 27 mars au 2 avril.