Eugenie Bouchard, classée au 262e rang mondial après une saison 2019 au cours de laquelle elle a dégringolé au classement, a perdu 6-2, 3-6, 6-4 face à l’Américaine Amanda Anisimova, troisième tête de série à Aukland.

Classique AsB à Auckland: Bouchard s’incline en quarts de finale

AUCKLAND, Nouvelle-Zélande — Pour une deuxième année d’affilée, Eugenie Bouchard a été incapable de franchir la ronde quart de finale à la classique ASB à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Bouchard, classée au 262e rang mondial après une saison 2019 au cours de laquelle elle a dégringolé au classement, a perdu 6-2, 3-6, 6-4 face à l’Américaine Amanda Anisimova, troisième tête de série.

La Montréalaise, âgée de 25 ans, n’a pas réussi cette fois à renverser une tête de série (Anisimova occupe le 25e rang mondial) pour un deuxième match de suite.

Bouchard, ancienne cinquième joueuse mondiale, avait eu raison de la Française Caroline Garcia, no 8, 6-4, 6-4 au deuxième tour.

Bouchard, qui a perdu 12 matchs d’affilée au premier tour à un certain moment l’an dernier, devrait se hisser à la 211e place du prochain classement, lundi.

La Canadienne a connu du succès au tournoi d’Auckland par le passé. En plus d’atteindre les quarts de finale en simple l’an dernier, elle y a également remporté le titre en double avec l’Américaine Sofia Kenin.

La séquence de deux victoires cette semaine se veut une première pour Bouchard à un tournoi plus relevé que la série 125K (le niveau le plus bas du circuit WTA) depuis février dernier à Dubaï.

Williams et Wozniaki

Pendant ce temps, Serena Williams et Caroline Wozniacki se sont toutes deux qualifiées pour les demi-finales en simple, puis ont prolongé leur première association en se qualifiant pour la finale du double.

Williams a défait Laura Siegemund 6-4, 6-3 et Wozniacki a battu la double tenante du titre Julia Goerges 6-1, 6-4 en quarts de finale.

Les deux joueuses affronteront des Américaines en demi-finale samedi; Wozniacki a rendez-vous avec Jessica Pegula et Williams jouera contre Anisimova.

Williams et Wozniacki ont ensuite fait équipe pour vaincre Kristen Flipkens et Alison van Uytvanck 7-6 (9), 6-2 et atteindre leur première finale en double. Le duo, deux très bonnes amies, joue en double ensemble pour la première fois en carrière.

Wozniacki prendra sa retraite après les Internationaux d’Australie et, avec Williams, a saisi la dernière occasion de leur longue carrière pour jouer en double. Les résultats de vendredi laissent entrevoir la possibilité que le duo puisse se retrouver en finale du simple dimanche, puis elles devront ensuite unir leurs efforts en finale du double.

«Je l’ai déjà fait avec ma sœur [Venus] et nous sommes toujours très proches. Je suis donc certaine que Caroline et moi, nous demeurerons toujours de très bonnes amies», a précisé Williams.

Williams a dû surmonter un vent tourbillonnant sur le court central pour surmonter un bris à la deuxième manche avant de vaincre Siegemund. Elle s’est distinguée sur les points cruciaux, convertissant trois de ses cinq balles de bris.

Siegemund, qui a éliminé la jeune Américaine Coco Gauff au deuxième tour, a tenu tête à Williams avec son jeu varié, mais elle n’a pu répondre à la puissance de la championne de 23 manches du Grand Chelem.

Wozniacki s’est montrée convaincante pour s’imposer face à Goerges, championne 2018 et 2019 à Auckland. Elle a dominé le jeu au service et a donné à Goerges peu d’occasions d’entrer dans le match.

«J’ai eu tellement de matchs difficiles contre Julia dans le passé et je savais que celui-ci allait l’être tout autant, a confié Wozniacki. J’ai bien servi cette semaine, alors j’espère que cela pourra continuer.»

+

L'OPEN D'AUSTRALIE MENACÉ PAR LES INCENDIES MONSTRES?

MELBOURNE — Les feux de forêt en Australie ont déjà ravagé plus de huit millions d’hectares, provoqué la mort d’au moins 26 personnes et détruit plus de 2000 habitations. Les flammes ne menacent pas dans l’immédiat Melbourne, mais les fumées en polluent l’atmosphère. De quoi menacer le déroulement du premier tournoi du Grand Chelem de l’année, programmé du 20 janvier au 2 février?

Quels sont les dangers?

La pollution de l’air est la principale menace pesant sur l’Open d’Australie, dont les qualifications doivent débuter mardi. La fumée dégagée par les incendies monstres, couplée aux très fortes températures de l’été australien pourraient avoir un impact sur la santé des joueurs et des spectateurs.

Melbourne n’a pas été aussi affectée jusque-là par cette pollution que Sydney ou Canberra, mais de lourds nuages de fumée la semaine dernière ont néanmoins soulevé des craintes.

«Toutes les informations dont nous disposons actuellement, alors que les qualifications vont débuter la semaine prochaine, annoncent de bonnes prévisions météorologiques, donc nous n’attendons pas de retard [dans le déroulement du tournoi] et nous avons pris des mesures supplémentaires pour nous assurer que l’Open d’Australie se déroulera selon le programme prévu», a assuré le président de la Fédération australienne de tennis Craig Tiley.

La situation peut-elle empirer?

Les feux à l’est de Melbourne risquent de brûler tout au long du tournoi en dégageant toujours plus d’épaisses fumées. «Tout va dépendre des vents, a déclaré à l’AFP Christine Jenkins, professeur en médecine respiratoire à l’Université de Nouvelle-Galles du sud à Sydney. Allons-nous avoir de nouvelles périodes de forte pollution? La question reste ouverte».

Selon elle, Melbourne n’a pas été touchée jusque-là par une pollution suffisante pour perturber l’Open d’Australie.

Quels sont les risques pour la santé?

La pollution «augmente les risques de symptômes respiratoires, mais aussi de problèmes cardiovasculaires, d’irritations oculaires et de troubles mentaux», a prévenu le professeur Yuming Guo, chef du service de recherches sur le climat et la qualité de l’air à l’université Monash de Melbourne.

Comment les joueurs sont-ils protégés*

Des experts en météorologie et en qualité de l’air seront sur place au Melbourne Park pour surveiller la pollution. À la moindre alerte, sera mis en application le même système que pour les très fortes chaleurs, avec la suspension immédiate des matchs.

En outre, le complexe où se déroule l’Open d’Australie dispose de trois courts dotés d’un toit rétractable ainsi que de huit courts en intérieur qui seraient de fait moins touchés par une pollution atmosphérique.

«Une bonne hydratation permet d’éviter un dessèchement des membranes respiratoires et de ralentir des irritations», rappelle aussi le professeur Jenkins. Elle préconise en outre «d’éviter de boire de l’alcool, de bien se reposer, de dormir autant qu’à l’accoutumée et de ne pas rester à l’extérieur plus que nécessaire». Ce qui pour les joueurs peut impliquer une diminution des entraînements.

Le professeur Guo estime cependant que les organisateurs devraient prendre la décision «de reporter ou d’annuler le tournoi si la pollution de l’air reste élevée».

«Les gens qui jouent ou qui s’entraînent sont plus affectés que les autres par la pollution de l’air parce qu’ils inhalent profondément et forcent ainsi l’air à entrer au plus profond de leur système respiratoire où les pollutions s’accumulent et demeurent plus longtemps»,

Risque d’annulation? 

Très peu probable. Même si la pollution de l’air augmente fortement, les organisateurs auront du mal à se résoudre à annuler l’un des principaux événements sportifs de l’année en Australie.

S’ils devaient néanmoins s’y résoudre, il n’y aurait pas de problème financier, selon la presse australienne qui évoque une assurance d’un montant à neuf chiffres (soit au moins cent millions de dollars canadiens).

Le mois dernier, la pollution de l’air a empêché la tenue de deux compétitions sportives, également par manque de visibilité : une course à la voile dans la baie de Sydney et un match de cricket à Canberra.

Mais la plupart des compétitions se sont déroulées comme prévu, notamment la Coupe ATP de tennis qui a été jouée cette semaine à Sydney, Brisbane et Perth. AFP