L'ultramarathonienne Sylvie Boisvert rêve que le prochain calendrier du circuit JogX de marathons intérieurs compte une compétition à Québec.

Circuit JogX de marathons intérieurs: une dose d'adrénaline dans des conditions idéales

L'hiver et ses conditions climatiques extrêmes ne sont dorénavant plus un frein à la présentation, au Québec, d'épreuves de course à pied de longue distance. Le circuit JogX de marathons intérieurs, créé par Steve Moisan, a organisé au cours des dernières semaines trois compétitions qui ont réuni plusieurs dizaines d'adeptes de la course à pied, dont l'ultramarathonienne Sylvie Boisvert, qui en a profité pour laisser sa marque.
«Courir à l'intérieur, c'est super cool, a expliqué la Québécoise. D'abord parce que c'est différent de le faire à l'extérieur. C'est sûr que l'on ne voit pas de beaux paysages pendant que l'on court. Mais on peut compétitionner dans des conditions idéales. Il ne fait jamais trop chaud ou trop froid, et il n'y a pas de vent ou de pluie. De plus, les participants ont facilement accès à tous les services. Et ils peuvent gérer comme ils le veulent leur approvisionnement en nourriture ou en liquides. Finalement, il y a beaucoup d'atmosphère, notamment à cause de la musique qui est diffusée.»
Mme Boisvert a aussi vanté le système de chronométrage lors des marathons intérieurs. Chaque coureur porte sur lui deux puces. «Ça nous permet de courir en paix. Parce que normalement, on a toujours la phobie que notre puce tombe en panne. Quand on en a deux, c'est certain, à moins d'une catastrophe, il y en a au moins une qui va fonctionner.»
Pour la Québécoise, l'organisation des marathons intérieurs répond à un besoin des adeptes de course à pied qui, lors de la saison hivernale, manquent parfois de défis pour se motiver à s'entraîner.
«Les gens ont besoin du feeling de la compétition, celui qui amène parfois un stress mais aussi beaucoup d'adrénaline. Et ils le retrouvent lors des compétitions du circuit JogX qui parallèlement aux marathons présente aussi des demi-marathons et des 10 km.»
Les records
C'est en janvier 2012 que Mme Boisvert a pris part à ses premiers marathons intérieurs. Afin de lancer les activités du nouveau circuit, Steve Moisan avait convié les adeptes de course à pied à l'UQAM où il avait organisé deux compétitions tenues sur deux journées consécutives. Au menu, des marathons et des demi-marathons disputés sur une piste ovale de 170 mètres inclinée à ses extrémités. Après avoir terminé deuxième le samedi, l'ultramarathonienne a remporté l'épreuve chez les femmes le lendemain.
Par la suite, Mme Boisvert a couru à Sherbrooke sur une piste de 200 m (décembre 2012), à Ottawa sur une piste de 400 m (20 janvier 2013) et à Montréal sur une piste de 190 m (27 janvier 2013). Elle a obtenu deux premières places et une deuxième. «S'il y a un désavantage à courir à l'intérieur, c'est sûrement le fait que c'est très difficile psychologiquement. Moi, j'ai toujours l'impression que mon tempo est rapide mais dans les faits, il est beaucoup moins vite que lorsque je cours dans des marathons extérieurs.
«À Sherbrooke, par exemple, j'ai fait un chrono de 3 h 38 min et 26,38 s. En comparaison, j'avais couru le Marathon de Québec, disputé par un temps très chaud, en 3 h 27 min et celui de Montréal en 3 h 26 min. Pourtant, mon chrono à Sherbrooke constituait un record du circuit et il était le troisième meilleur temps réussi par une Canadienne lors d'un marathon intérieur, le 16e au monde chez les femmes.»
Enchantée par son expérience, Mme Boisvert rêve maintenant que le prochain calendrier du circuit JogX de marathons intérieurs compte davantage de compétitions, dont une à Québec. Elle verrait d'ailleurs la Vieille Capitale être l'hôte de deux et même de trois compétitions disputées sur trois jours consécutifs.
«Mais il faut commencer par un. Et je suis certaine qu'il y aurait plein de monde qui prendrait part aux différentes compétitions, tant le marathon que le demi-marathon et le 10 km.»