Que ce soit en tant que centre-arrière ou sur les unités spéciales, j’adore ce que je fais sur le terrain.

Un centre-arrière, ça fait quoi ?

CHRONIQUE / Au cours des dernières semaines, j’ai reçu plusieurs courriels de lecteurs intrigués par ma position dans l’alignement des Alouettes. Je joue sur les unités spéciales mais aussi, comme vous le savez, comme centre-arrière. Et les gens ne savent pas toujours ce que ça mange en hiver, un centre-arrière !

D’abord, j’ai à peu près toujours joué à cette position. À l’école secondaire, avec les Castors de Mgr-Euclide-Théberge à Marieville, au collégial, avec les Lynx d’Édouard-Montpetit à Longueuil, mais moins au niveau universitaire, avec le Rouge et Or de Laval, parce que j’étais davantage porteur de ballon.

J’aime être centre-arrière ou fullback, comme on dit en anglais. Tu es dans l’action constamment et c’est une position qui demande énormément de polyvalence. Moi, c’est pas compliqué, je me considère comme un couteau suisse !

Le centre-arrière (à ne pas confondre en passant avec le centre, celui qui remet le ballon au quart) peut se retrouver derrière le quart au moment où le ballon est remis en jeu, comme il peut se retrouver à ses côtés.

Avec les Alouettes, je partage le travail avec Spencer Moore, le centre-arrière no. 1. Je dirais que le trois quarts du temps où je suis utilisé comme centre-arrière (peut-être 20 % des jeux), je suis là pour bloquer, pour donner de l’espace à mon quart ou à mon porteur de ballon.

À Edmonton, mais surtout pendant mes trois saisons à Winnipeg, je touchais assez souvent au ballon. Que ce soit en tant que porteur ou en tant que receveur. Ça va peut-être finir par arriver ici, à Montréal, mais je ne m’en fais pas avec ça.

Le centre-arrière est un joueur important à l’offensive, même s’il ne reçoit évidemment pas l’attention accordée au quart, aux porteurs de ballon ou aux receveurs de passes. Le football est un sport d’équipe, un sport complexe, et il faut que tout le monde fasse son travail afin que la formation ait du succès.

Sur les unités spéciales, je joue partout. Et au football à trois essais, les unités spéciales jouent un rôle crucial… parce qu’elles reviennent souvent sur le terrain. Personnellement, je suis là dans chacune des situations de botté.

Et honnêtement, j’ose dire que je suis un leader au sein des unités spéciales des Alouettes. Je tire beaucoup de fierté à faire mon travail correctement.

Voilà, c’est à peu près à ça que ressemble mon boulot, un boulot que j’adore. J’espère que j’ai réussi à vous éclairer un peu et que vous comprendrez un peu mieux ce que fait le numéro 38 de Bromont sur le terrain lorsque vous regarderez ou assisterez à un match des Alouettes.

Retour au travail

Après avoir profité d’une semaine de congé, mes coéquipiers et moi sommes de retour au travail depuis samedi en prévision de notre match face au Rouge et Noir d’Ottawa vendredi soir au stade Percival-Molson. J’étais content de revenir à l’entraînement après avoir passé du bon temps en famille, être allé à La Ronde en compagnie de ma conjointe Mélinda (merci aux Alouettes pour les billets !), bref, m’être changé les idées un peu !

Nous avons remporté nos trois derniers matchs et le Rouge et Noir, lui, a perdu ses quatre derniers, dont un contre nous à Ottawa. Et si vous vous demandez si nous risquons d’être trop confiants, je vous assure que non !

Les Alouettes en ont tellement arraché au cours des dernières années que nous ne sommes vraiment pas rendus à l’étape de s’asseoir sur nos lauriers. Au contraire, il faut continuer à se défoncer afin d’accumuler les victoires et justement bâtir cette confiance essentielle à une équipe qui veut connaître du succès à toutes les semaines. Alors non, nous ne pécherons pas par excès de confiance…

J’ai l’impression que les joueurs du Rouge et Noir vont débarquer à Montréal avec la rage au cœur. Après quatre défaites de suite, ils ont faim. Ça ne sera pas une partie de plaisir. Et pour toutes ces raisons, ça risque d’être un très bon match.

Mon complice dans cette chronique se payant un peu de vacances, je vous reviens dans quelques semaines. À bientôt !

Propos recueillis par Michel Tassé