Le stade Percival-Molson, vendredi dernier. Une belle foule et des partisans bruyants.

Le pouvoir des partisans

CHRONIQUE / Il y a une semaine, je vous disais que l’intérêt ainsi que l’enthousiasme grimpent un peu plus à chaque jour pour les Alouettes. Si vous étiez au stade Percival-Molson vendredi soir, ou si vous avez regardé le match à la télé, vous avez une bonne idée de ce dont je parle.

Même si nous n’avons pas joué notre meilleur match, il régnait une super ambiance à l’intérieur du stade. Les amateurs étaient « dedans », ils étaient bruyants et c’était très difficile pour le quart et les membres de l’unité offensive des Lions de préparer le prochain jeu.

Une foule bruyante, ça peut être un gros atout pour l’équipe locale. Ça énergise… et ça dérange le club adverse.

Bien qu’ils n’avaient remporté qu’un seul match depuis le début de la saison, les Lions nous ont donné du fil à retordre. Un peu comme les Argonauts, une autre équipe qui ne gagne pas souvent, deux semaines auparavant. Je le répète, n’importe qui peut battre n’importe qui dans la Ligue canadienne un soir donné.

Une des étoiles du match face aux Lions a été l’ailier défensif John Bowman, qui est d’ailleurs parmi les joueurs de la semaine dans la LCF. John est là depuis longtemps, il a la cause des Alouettes à cœur, c’est un véritable leader dans le vestiaire et j’apprends beaucoup d’un vétéran de sa trempe.

Mais voilà, John et nous tous avons un gros défi devant nous le week-end prochain alors que nous visiterons les Roughriders de la Saskatchewan. Non, ce ne sera pas facile.

Les Riders (7-4) jouent du bon football et ils sont particulièrement difficiles à battre à domicile, au magnifique Mosaic Stadium, où ils ont remporté cinq de leurs six matchs jusqu’ici.

Tantôt, je vous parlais de nos partisans, qui étaient très bruyants vendredi dernier. À Regina, samedi, nous aurons droit à ceci : plus de 30 000 spectateurs et une foule très partisane et très bruyante. Un match dans la « Rider Nation », c’est ça.

N’empêche, j’ai confiance. Nous sommes sur une belle lancée, on ne veut pas que ça s’arrête et nous savons ce qu’il faut faire pour gagner.

On quitte vendredi pour la Saskatchewan. J’ai hâte !

Bienvenue dans la LCF, Mathieu Betts !

Après avoir été retranché par les Bears de Chicago, dans la Ligue nationale, Mathieu Betts vient de se joindre aux Eskimos d’Edmonton. Je souhaite bienvenue au sein de notre ligue à ce bon Québécois et ancien du Rouge et Or de l’Université Laval, comme moi.

J’imagine que Mathieu était déçu lorsque les Bears lui ont montré la porte de sortie. Il a obtenu une chance dans la grosse NFL et jouer dans la NFL, c’est le rêve de tout le monde. Ceci dit, la Ligue canadienne est une ligue établie, solide, et quiconque joue dans la LCF peut en être fier. Personnellement, je suis très fier d’avoir réussi à atteindre les rangs professionnels de mon sport et de m’être taillé une place dans la LCF.

Bien hâte de te croiser sur le terrain, Mathieu !

À l’hôpital

Je suis allé à l’hôpital en début de semaine. Pas parce que j’étais malade, mais parce que nous visitions les jeunes patients de Sainte-Justine.

Comme toujours, ce genre d’événements nous rappelle à quel point nous sommes privilégiés. Je suis en santé, j’ai deux enfants en santé et j’en remercie la vie.

La visite a été très agréable. On a mis un sourire au visage de plusieurs enfants et ça, pour moi, ça vaut de l’or. En plus, ces enfants, croyez-moi, nous démontrent ce qu’est le courage avec un grand C.

On sort tous gagnants d’une belle journée comme celle-là.

Propos recueillis par Michel Tassé

Avec les Alouettes

À la rescousse du football scolaire !

CHRONIQUE / Le football scolaire est-il en crise au Québec ? À la lueur de tout ce qu’on lit présentement, on dirait bien que oui.

Au cours des dernières semaines, La Voix de l’Est nous a appris qu’il n’y a pas assez de joueurs pour former une équipe juvénile et une équipe cadette au collège Mont-Sacré-Cœur et qu’il n’y a pas assez de joueurs non plus pour faire du football juvénile à l’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand de Farnham. Ouf !

Avec les Alouettes

Jouer dans l’Ouest, jouer dans l’Est

CHRONIQUE / Les gens me posent souvent la question : est-ce vrai que jouer dans l’Ouest, c’est toute une expérience ?

J’ai passé quatre ans dans l’Ouest du pays. J’ai porté l’uniforme des Blue Bombers de Winnipeg pendant trois saisons et celui des Eskimos d’Edmonton pendant une saison. Je suis content de l’avoir fait, je suis content de l’avoir vécu, mais je suis heureux de maintenant jouer chez nous, au Québec.

Avec les Alouettes

Vous ne vous attendiez pas à ça, n’est-ce pas ?

CHRONIQUE / Voilà, c’est fait, nous sommes précisément à mi-chemin de notre calendrier. Et franchement, je ne crois pas que plusieurs d’entre vous s’attendaient à ce que nous affichions un dossier de cinq victoires et quatre défaites après neuf matchs.

Honnêtement, je suis fier. Nous n’avons rien gagné encore, nous sommes encore loin d’être qualifiés pour les séries, mais je suis fier de ce que nous avons réalisé jusqu’ici. Certains observateurs étaient tellement pessimistes en pensant à notre saison…

Dès mon arrivée au camp d’entraînement, j’ai aimé ce que j’ai vu dans le vestiaire. On nous prédisait encore plein de malheurs, mais les gars se tenaient, ils étaient unis. Et je voyais bien qu’il y avait du talent au sein de cette équipe.

Le changement d’entraîneur en chef, tout juste avant le début de la saison, a fait une différence, c’est clair. L’arrivée de Khari Jones, qui connaît le football canadien et qui est arrivé avec une toute nouvelle approche, a été très, très bénéfique. Je ne sais pas si nous aurions une fiche positive si Mike Sherman était resté en place…

Évidemment, il y a des joueurs qui se sont élevés au-dessus de la mêlée. Je ne peux faire autrement que de parler de notre quart Vernon Adams fils, qui ne cesse d’impressionner et qui est en train de prouver à tout le pays qu’il a ce qu’il faut pour mener une offensive à bon port.

Nous sommes dans la bonne direction. Il nous reste encore neuf matchs au calendrier, dont plusieurs face aux équipes de notre division. Et chacun des matchs face aux Tiger-Cats, au Rouge et Noir et aux Argonauts est d’une importance capitale.

Face aux Argos, dimanche à Moncton, ça n’a pas été facile. Plusieurs s’attendaient à ce que ce soit un pique-nique compte tenu du piètre dossier des Torontois, mais tout le monde peut battre tout le monde dans la Ligue canadienne de football, car il y a du talent partout. Après bientôt cinq saisons dans le circuit, je suis bien placé pour vous le dire.

Ce match dans les Maritimes a par ailleurs à nouveau démontré qu’il y a de l’intérêt pour la Ligue canadienne dans cette partie du pays. Oui, j’aimerais et je souhaite que la LCF s’établisse dans l’Atlantique parce qu’il y a clairement un marché pour le football canadien là-bas.

À mon avis, les gens des Maritimes pourraient s’approprier leur club de la même façon que les gens de la Saskatchewan au grand complet s’approprient leurs Riders. À la grandeur de la Saskatchewan, c’est «Rider Nation».

D’un point de vue plus personnel, je suis très satisfait de mes neuf premiers matchs avec les Alouettes. Je suis un leader sur les unités spéciales et j’ai été partant lors des deux dernières rencontres au poste de centre-arrière. Et je pense que les entraîneurs sont heureux de mon travail.

Je le répète, je suis content de m’être amené à Montréal après quatre saisons passées dans l’Ouest.

Je soutiens mon journal

Comme tout le monde, j’ai été ébranlé la semaine dernière lorsque j’ai appris la situation dans laquelle se trouvaient les quotidiens de Groupe Capitales Médias. J’habite Bromont, je suis un gars du coin, et je ne veux pas perdre ma Voix de l’Est, je ne veux pas perdre mon journal !

La Voix de l’Est est très importante pour la région, je ne vous apprends rien. Et il temps de poser des gestes concrets pour la soutenir, de la même façon qu’elle a soutenu tellement de gens depuis tant d’années. C’est un juste retour des choses. Un abonnement, vous savez, ça ne coûte pas cher…

Longue vie à notre journal !

Propos recueillis par Michel Tassé

Avec les Alouettes

Un centre-arrière, ça fait quoi ?

CHRONIQUE / Au cours des dernières semaines, j’ai reçu plusieurs courriels de lecteurs intrigués par ma position dans l’alignement des Alouettes. Je joue sur les unités spéciales mais aussi, comme vous le savez, comme centre-arrière. Et les gens ne savent pas toujours ce que ça mange en hiver, un centre-arrière !

D’abord, j’ai à peu près toujours joué à cette position. À l’école secondaire, avec les Castors de Mgr-Euclide-Théberge à Marieville, au collégial, avec les Lynx d’Édouard-Montpetit à Longueuil, mais moins au niveau universitaire, avec le Rouge et Or de Laval, parce que j’étais davantage porteur de ballon.

Avec les Alouettes

La tête en paix !

CHRONIQUE / La semaine dernière, je vous disais que j’aimais ce que nous étions en train de devenir en tant qu’équipe, que nous commencions de plus en plus à croire en nos chances de succès. Depuis samedi, j’ai l’impression que même les plus sceptiques commencent à croire en nous.

Cette victoire de 20-10 face aux Eskimos, nous l’avons méritée. Ça a été un match très, très physique et nous avons travaillé dur dans les tranchées. Pour tout vous dire, ça a été une véritable guerre… et nous l’avons gagnée.

Avec les Alouettes

J’aime ce qu’on devient

CHRONIQUE / Petit train va loin, comme on dit. Nous venons de remporter nos deux derniers matchs et nous sommes présentement à égalité avec le Rouge et Noir d’Ottawa au deuxième rang de la section Est de la Ligue canadienne de football.

À Ottawa, nous avons joué un sapré bon match de football. Nous avons été dominants dans les trois grandes phases du jeu : en attaque, en défensive et sur les unités spéciales.

Avec les Alouettes

Une soirée extraordinaire !

CHRONIQUE / Franchement, je ne suis pas près d’oublier mon premier match à domicile dans l’uniforme des Alouettes! Quelle soirée extraordinaire ça a été!

Dans une ambiance absolument électrique au stade Percival-Molson, nous avons remporté une grosse victoire face aux Tiger-Cats, l’une des meilleures équipes de la Ligue canadienne de football. Vraiment, j’ai tripé fort!

Avec les Alouettes

Des papillons dans l’estomac

CHRONIQUE / Je l’avoue : j’ai des papillons dans l’estomac, je suis fébrile. Non, ce n’est pas un match comme les autres qui m’attend jeudi soir au stade Percival-Molson de l’Université McGill.

Face aux Tiger-Cats de Hamilton, ce sera notre match d’ouverture locale. Et pour moi, ce sera mon véritable premier match devant mes nouveaux partisans.

Avec les Alouettes

Nous avons montré de belles choses

CHRONIQUE / Nous n’avons pas gagné, c’est vrai. Mais avouez que nous avons montré de belles choses, vendredi soir à Edmonton, à l’occasion de notre premier match de la saison.

J’ai lu beaucoup d’analyses et j’ai entendu beaucoup de commentaires au sujet des Alouettes en prévision de la saison qui vient de commencer. Certains observateurs ont fait preuve d’optimisme, mais ils ont été nombreux à nous prédire des moments très difficiles. C’est du sport, les gens font des prédictions et c’est correct, ça fait partie du jeu.

Avec les Alouettes

Oui, j’ai confiance !

CHRONIQUE / Amateurs de football, mes salutations ! Et bienvenue à cette nouvelle chronique où je vous parlerai de ma première saison dans l’uniforme des Alouettes. Je vais vous amener en coulisses et tenter de vous faire vivre les choses de l’intérieur.

Oui, je sais, je n’arrive pas à Montréal dans la période la plus tranquille et la plus joyeuse dans l’histoire de l’équipe. La concession est à vendre, on vient de perdre notre entraîneur en chef et plusieurs pensent que ce sera une saison difficile. Mais moi, je vous le dis tout de suite, j’ai confiance !