Le Montréalais Chris Boucher a disputé 28 matchs avec les Raptors, l’an dernier, obtenant en moyenne 5,8 minutes de jeu.

Chris Boucher comme à la maison

Même s’il est quasiment à la maison, le Montréalais Chris Boucher a beaucoup plus la tête à convaincre la direction des Raptors qu’il est prêt à avoir un rôle plus accru qu’à jouer les guides touristiques.

Boucher était l’un des deux joueurs mis à la disposition des médias en cette première journée des Raptors à Québec, l’autre étant l’Espagnol Marc Gasol.

«Ça fait du bien, je suis à la maison. Mais ça ne change rien pour moi que le camp soit au Québec. Je dois faire ce que je peux sur le court, les entraîneurs me verront de la même façon. J’ai le même objectif : trouver une façon de faire l’équipe, gagner un autre championnat et développer une belle cohésion entre nous», indiquait le joueur de 26 ans.

Boucher a disputé 28 matchs avec les Raptors, l’an dernier, obtenant en moyenne 5,8 minutes de jeu. Il a aussi joué avec le club-école en G-League, circuit de développement de la NBA. Il était dans l’alignement lors de la conquête du championnat, mais n’a pas vu beaucoup d’action.

«Je veux augmenter mes minutes de jeu et montrer ce que je suis capable de faire. J’ai appris dans les séries que tous les jeux comptent. Si tu manques un lancer franc au 1er quart et que tu perds par un, il aurait pu faire la différence. Tu dois jouer fort à chaque fois», notait le joueur de 6 pieds et 10 pouces.

Après la célébration du championnat, Boucher s’est joint à la Ligue d’été de la NBA, à Las Vegas.

«Je suis devenu plus fort, je peux finir les attaques. Avant, je n’avais qu’une vitesse, et maintenant, je suis capable de changer de rythme, de faire des jeux avec les autres. J’ai une meilleure opportunité puisque Kawhi [Leonard] et Danny [Green] sont partis, il y a plusieurs minutes à donner», constatait-il sans rien tenir pour acquis.

L’entraîneur-chef Nick Nurse notait que Boucher avait de plus en plus l’air d’un joueur de basketball, notamment avec l’été qu’il vient de connaître.

«Ses habiletés avec le ballon et ses prises de décision sont meilleures. Il a pris de la maturité. Il commence à mieux lire le jeu et il est plus facilitateur pour nous dans ce qu’on veut en offensive. Il est toujours un bon lanceur de trois points, il n’a pas peur d’essayer. Mais est-ce qu’il peut bloquer? Est-ce qu’il peut être meilleur autour de l’anneau pour finir un jeu? Il l’a fait à d’autres niveaux, mais celui de la NBA, c’est une autre histoire.»

Maintenant qu’il a remporté le championnat, Boucher aimerait bien répéter l’expérience. Mais à travers la planète basket, plusieurs doutent des chances des Raptors de réussir un doublé en l’absence de Leonard.

«L’an passé, on était sous-estimés, même avec Kahwi, alors sans lui, le doute est encore plus grand. Mais nous avons des gars qui nous ont aidés à gagner le championnat et qui sont encore là. On a de l’expérience en finale de la NBA, c’est la plus grosse qualité qu’on a. On a gagné un championnat, j’en veux un autre, peu importe ce qu’ils disent.»

Boucher n’a pas encore répondu à tous ses messages depuis son arrivée. «Ça fait du bien, je suis à la maison. À voir comment on aime le basket au Québec, à Montréal, avoir le camp ici, ça vaut tout. Il aura beaucoup d’amis et de famille au match, il faudra que j’achète plusieurs billets», soulignait celui qui n’a pas jamais joué au PEPS, mais qui est déjà venu voir à l’œuvre ses amis du Rouge et Or, comme Charles-André Edorh, Vladimir Thomas et Yohan Floquet.