Le puissant cogneur Chipper Jones a joint l'ancienne vedette des Expos de Montréal, Vladimir Guerrero, parmi les intronisés.

Chipper Jones, un autre immortel

COOPERSTOWN, N.Y. — L’intronisation au Temple de la renommée du baseball majeur de Vladimir Guerrero a retenu l’attention au Québec, mais cinq autres élus ont aussi été élevés au titre d’immortels du sport, dimanche, au Clark Sports Center de Cooperstown.

Les puissants cogneurs Chipper Jones et Jim Thome, le releveur étoile Trevor Hoffman ainsi que les anciens coéquipiers des Tigers de Detroit, Jack Morris et Alan Trammell, ont joint l’ancienne vedette des Expos de Montréal parmi les intronisés.

Jones, qui a passé toute sa carrière avec les Braves d’Atlanta, a retenu ses émotions lorsqu’il a regardé son épouse Taylor, qui doit donner naissance à un garçon sous peu. Le couple a d’ailleurs décidé de le nommer Cooper, en hommage à cette journée mémorable.

Jones a fait des ravages avec les Braves pendant 18 ans, aidant l’équipe à remporter la Série mondiale à sa saison recrue, en 1995. Il a aussi été nommé le joueur le plus utile de la Nationale, en 1999.

Considéré comme un des meilleurs frappeurs ambidextres de l’histoire du baseball, un peu dans le style de Mickey Mantle, le joueur préféré de son père, Jones a conclu sa carrière avec une moyenne au bâton de ,303, 468 circuits, 549 doubles et 1623 points produits. Il a été élu au Temple de la renommée à sa première année d’admissibilité.

Émotif durant sa visite au Temple de la renommée, en février, Thome a essuyé quelques larmes lorsque sa fille a chanté l’hymne national américain.

Le frappeur de puissance gaucher a terminé sa carrière avec 612 longues balles, bon pour le huitième échelon de l’histoire, et 13 circuits victorieux, un record des majeures. Surtout reconnu pour ses 12 premières années avec les Indians de Cleveland, Thome a produit 1699 points en carrière, marquant 1583 points et soutirant 1747 buts sur balles.

Il a remercié plusieurs personnes, dont l’ancien gérant des Indians, Charlie Manuel. Ce dernier était l’instructeur des frappeurs à la fin des années 80 et au début des années 90.

«Charlie m’a dit que je pouvais frapper autant de circuits que je voulais, a indiqué Thome. Je savais que c’était quelqu’un avec qui je pouvais avoir une affinité.»

Hoffman impeccable

Comme il l’a fait lors de son impressionnante carrière comme stoppeur, Hoffman a livré un discours d’intronisation impeccable, remerciant au passage son épouse.

«Tu as partagé avec moi cette aventure dès le début, dans les bons comme les moins bons moments, a insisté Hoffman. Je t’aime.»

Admis à sa troisième année d’admissibilité, Hoffman a joué avec les Padres de San Diego de 1993 à 2008, après un très court passage de 28 matchs avec les Marlins de la Floride. Il a terminé sa carrière avec les Brewers de Milwaukee.

Après avoir échoué pendant trois ans dans sa tentative d’impressionner la direction des Reds de Cincinnati en tant que joueur d’arrêt-court, Hoffman a été converti en releveur et il est devenu une vedette des majeures. Il a enregistré 601 sauvetages, ce qui le place au deuxième rang de l’histoire, derrière Mariano Rivera (652).

Trammell a disputé ses 20 saisons chez les professionnels avec les Tigers de Detroit. Il a été sélectionné six fois au Match des étoiles et il a gagné quatre Gants dorés et trois Bâtons d’argent. Son pourcentage d’efficacité défensive de ,977 lui confère le sixième rang de l’histoire chez les joueurs d’arrêt-court ayant pris part à au moins 2000 parties.

Trammell formait un dangereux tandem défensif avec Lou Whitaker pour compléter des doubles jeux. «Pendant 19 ans, Lou et moi avons formé le tandem de double jeu le plus long de l’histoire du baseball, a dit Trammell. Ce fut un honneur de jouer à ses côtés pendant toutes ces années.»

Trammell a aussi rendu hommage au gérant Sparky Anderson, qui a pris les rênes des Tigers en 1979, après avoir aidé les Reds à atteindre de grands sommets.

Morris, qui a été coéquipier de Trammell de 1977 à 1990, a lancé pendant 18 saisons dans le baseball majeur, avec les Tigers, les Twins du Minnesota, les Blue Jays de Toronto et les Indians.

Maintenant âgé de 63 ans, Morris a pris part à quatre Séries mondiales et il les a toutes remportées: une avec les Tigers, en 1984, une avec les Twins, en 1991, et deux avec les Blue Jays, en 1992 et 1993. Dans les années 80, il a mené tous les lanceurs des majeures au chapitre des manches lancées (2 444 et deux tiers), des victoires (162) et il a dominé les lanceurs de l’Américaine avec 1629 retraits sur trois prises.

Morris a remercié ses parents, mais aussi Anderson, avec qui il a gagné la Série mondiale avec les Tigers. «Je sais que Sparky est avec nous aujourd’hui, a-t-il mentionné. Il m’a appris tant de choses et il m’a appris à me battre devant l’adversité.»

Le moment marquant de la carrière de Morris est son match complet lors du septième affrontement de la Série mondiale de 1991. Les Twins avaient vaincu les Braves 1-0 en 10 manches.