Éric Bélanger avait pris les commandes des Chevaliers de Lévis, la saison dernière.
Éric Bélanger avait pris les commandes des Chevaliers de Lévis, la saison dernière.

Chevaliers: le contrat d’Éric Bélanger reconduit pour la prochaine saison

La pandémie de la COVID-19 a peut-être freiné l’élan des Chevaliers de Lévis lors des dernières séries éliminatoires, mais elle n’empêchera pas Éric Bélanger de poursuivre sa mission de développement à la barre du club de la Ligue de hockey midget AAA de Québec puisque son contrat a été reconduit pour la prochaine saison.

La tradition se poursuit donc, sur la Rive-Sud, où l’on offre toujours des contrats d’un an à ses hommes de hockey. Après quelques hivers passés dans le midget espoir, Bélanger avait pris les commandes des Chevaliers, la saison dernière, en succession à Mathieu Turcotte, qui dirigeait l’équipe lors de leur campagne de rêve de 41 victoires en 42 matchs, en 2018-2019.

«Je n’avais pas une grosse crainte, ça fonctionne toujours ainsi avec les Chevaliers. J’ai vraiment aimé ma première saison, j’ai adoré l’organisation, le personnel et le groupe de joueurs que j’avais à diriger. Je vais pouvoir continuer à faire mes classes et à développer les jeunes de 15 et 16 ans», expliquait Bélanger en marge de l’annonce de son renouvellement de contrat.

Originaire de l’Estrie, l’ancien joueur de la LNH a discuté avec quelques équipes de la LHJMQ depuis la fin abrupte de la saison, mais il n’était pas vraiment dans ses plans de quitter les Chevaliers à ce moment-ci de sa vie.

«Présentement, je suis bien installé à Lac-Beauport, j’ai les enfants une semaine sur deux. Je ne pourrai pas dire non tout le temps, mais la situation devra idéale pour que je passe à un autre niveau», disait celui qui, lors de sa nomination officielle, il y a un an, n’était pas habité par un sentiment d’ambition rapide.

Bélanger se plaît avec le groupe d’âge du midget AAA. Intense, il peut faire du hockey à son goût, surprendre ses joueurs, mais surtout, les respecter et les écouter.

«Je vais à la guerre pour les jeunes. Parfois, notamment face aux arbitres, je dois me tourner la langue sept fois avant de parler, mais comme eux, j’apprends. Sauf que je ne veux pas perdre ma fougue non plus. Aujourd’hui, un entraîneur ne peut pas toujours avoir l’air bête, il doit avoir une bonne relation avec ses joueurs, être humain. Oui, je n’hésite pas à leur dire ce que je pense, à prendre parfois des décisions difficiles, mais ça ne me dérange pas non plus de me présenter à l’aréna avec mon complet le plus laid pour les faire rire…»

Formation virtuelle

Il suit, présentement, une formation virtuelle avec Hockey Canada. Il y a retrouvé Tom Renney, qui l’a dirigé à Edmonton. «Tom nous disait que si c’était à refaire, il changerait sa relation avec les joueurs. À ses débuts, il n’y avait pas de proximité, de camaraderie, mais vers la fin, il prenait le temps de jaser avec ses joueurs, de s’informer sur leur vie, leurs intérêts, etc.»

S’il n’y avait pas eu la pandémie, Bélanger aurait dirigé l’une des deux formations d’Équipe Québec. Le programme national U-17 est aussi dans sa mire. Pour l’heure, il se motive à l’idée de savoir que de belles choses attendaient les Chevaliers.

«De la façon dont on jouait, j’ai l’impression qu’on pouvait se rendre jusqu’au bout. On menait la série contre Saint-Hyacinthe par 2-0, on n’était plus qu’à une victoire de participer aux demi-finales», notait-il à propos de la fin de saison ayant pris fin plus vite que prévu. Pour ce qui est de la prochaine saison, il ne sait pas lorsqu’elle prendra son envol.

La semaine prochaine, les Chevaliers devraient voir encore quelques-uns de leurs protégés être réclamés en première ronde lors de repêchage de la LHJMQ. L’an dernier, trois joueurs, dont Joshua Roy au tout premier rang par Saint-Jean, avaient eu droit à ce privilège. Dans sa liste finale, la Centrale de soutien au recrutement du circuit Courteau a répertorié les noms du défenseur Pier-Olivier Roy (12e) et de l’attaquant Jonathan Fauchon (16e) comme des espoirs de première ronde.