Le coup d’envoi des séries de la Ligue de hockey midget AAA du Québec sera donné lundi soir. Les Chevaliers de Lévis et le Blizzard du Séminaire Saint-François sont fin prêts à batailler ferme pour le titre encore cette année.

Chevaliers et Blizzard prêts pour les séries

Alors que le coup d’envoi des séries de fin de saison sera donné lundi soir dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec, les Chevaliers de Lévis et le Blizzard du Séminaire Saint-François sont fin prêts à en découdre avec des adversaires qui leur ont donné du fil à retordre tout au long de la saison.

Deuxièmes au classement général avec 91 points, les Chevaliers ont tout de même perdu les deux matchs qu’ils ont disputés face au Phénix du Collège Esther-Blondin, l’équipe qu’ils affrontent en première ronde à partir de lundi soir.

«Ces matchs ont eu lieu au début de la saison, alors que c’était difficile pour nous. Il ne faut pas oublier qu’après avoir remporté notre premier match, on a perdu les cinq suivants! On ne jouait pas mal, mais il fallait trouver notre identité», explique Éric Bélanger, qui a remplacé Mathieu Turcotte à la barre des Chevaliers cette année.

Après la saison record d’une seule défaite de l’an dernier, plusieurs Chevaliers ont aussi suivi Turcotte dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. «Ainsi, plusieurs joueurs qui avaient un rôle un peu plus effacé l’année dernière ont dû devenir des leaders cette année et quelques recrues se sont greffées au groupe», poursuit Bélanger.

Les Chevaliers ont dû se débrouiller avec des blessés presque toute la saison en plus de perdre leur meilleur joueur, Julien Hébert, rappelé par le Drakkar de Baie-Comeau durant les Fêtes. «Les quatre derniers matchs sont les premiers que nous jouons avec un alignement complet depuis le début de la saison. C’est tout de même une bonne chose que ça arrive juste avant les séries», souligne l’entraîneur.

Bélanger est heureux de pouvoir compter sur quatre trios efficaces et sur l’attaquant Elliot Lavoie, deuxième buteur et troisième marqueur de la ligue. «Nous avons une belle profondeur, nous avons la deuxième fiche de la ligue en avantage numérique et la quatrième en désavantage numérique. Et on sait comment les unités spéciales sont importantes en séries», poursuit-il.

La pièce maîtresse de la formation s’appelle toutefois Thomas Couture. Le gardien de but qui a disputé trois matchs avec l’Océanic de Rimouski domine la ligue pour les victoires et est au deuxième rang pour le pourcentage d’efficacité et la moyenne de buts alloués.

«Thomas a remporté 21 victoires cette année après en avoir remporté 20 l’an dernier. Il est au deuxième ou au troisième de l’histoire de la ligue et il fait les arrêts clés quand il a à les faire», commente son entraîneur.

Les protégés de Bélanger ne devront cependant pas prendre le Phénix à la légère même si leur adversaire n’a remporté que 11 victoires, met-il en garde. «C’est une équipe qui n’a rien à perdre. Je peux être certain qu’ils vont avoir regardé des vidéos de leurs victoires contre nous pour essayer de refaire la même chose.»

Blizzard c. Gaulois

Pendant ce temps, le Blizzard du Séminaire Saint-François s’apprête aussi à se frotter à une équipe qui lui a causé des ennuis cette saison. Troisièmes au classement général, les protégés de Frédéric Parent entament les séries face aux Gaulois de Saint-Hyacinthe, qui les ont battus deux fois en prolongation en trois rencontres.

«C’est une équipe qui a un très bon attaquant en Mikael Huchette et un très bon défenseur en Mikael Diotte. De plus, comme ils sont l’équipe hôtesse des championnats canadiens, ils sont certains d’y participer et je suis convaincu qu’ils n’ont pas envie d’être inactifs pendant un mois et demi en attendant», analyse Parent.

De son côté, l’entraîneur du Blizzard devra se passer d’au moins trois éléments pour lancer les séries alors que Julien Béland, Charles-Antoine Beauregard et Vincent Gagnon manqueront à l’appel. «Dans le cas de Vincent, c’est à court terme, mais les deux autres pourraient rater toute la première série», explique-t-il.

Malgré tout, le Blizzard compte sur une force de frappe impressionnante qui a dominé la ligue avec 179 buts cette année.

«Alexis Morin a terminé premier marqueur de la ligue avec 31 buts et 24 aides. Il peut marquer de toutes les façons possibles et il est un joueur physique. Charles Boutin, Tommy Cormier et Jérémy Sainte-Marie sont excellents eux aussi», fait-il remarquer.

«Notre défi sera de faire attention à la façon dont on joue défensivement. Il ne faudra pas trop donner de surnombres. Étant très axés sur l’offensive, souvent on prend des risques, mais ces risques peuvent parfois coûter cher en série», conclut-il.