Le demi défensif Émile Chênevert, étudiant en médecine, entend bien profiter des conseils de Laurent Duvernay-Tardif, qui a su concilier avec succès sport et études.

Chênevert pourra profiter des conseils de LDT

Quand on est joueur de football et étudiant en médecine, quoi de mieux que de pouvoir faire appel aux connaissances du plus célèbre footballeur-médecin du Québec?

Le demi défensif du Rouge et Or Émile Chênevert entame sa troisième année de médecine à l’Université Laval et il a l’intention d’en profiter pleinement, sachant très bien qu’il pourrait être difficile de concilier son externat avec le football en 2019.

«Ça reste à voir ce que je pourrai faire l’an prochain. Mais en attendant, j’ai bien l’intention de profiter à 100 % de ma saison, la dernière où je peux contrôler mon horaire et mes études», a-t-il expliqué après l’entraînement du Rouge et Or, mardi.

Par contre, l’ancien des Élans de Garneau n’a pas raté l’occasion qu’il a eue de rencontrer le garde des Chiefs de Kansas City Laurent Duvernay-Tardif, alors que sa fondation était de passage à l’Université Laval au mois d’avril, quelques semaines seulement avant que LDT gradue de l’école de médecine de McGill.

«Il y a des gars avant moi qui ont lâché [le football] quand ils sont rentrés en médecine, mais moi, c’est un mode de vie avec lequel je fonctionne bien. Laurent Duvernay-Tardif l’a fait lui aussi et j’en ai profité pour lui parler un peu lors de la journée de la Fondation», poursuit Chênevert.

«Il m’a donné son numéro de téléphone et m’a dit que je pouvais l’appeler si j’avais des questions. C’est certain que je vais le faire. Je vais probablement lui demander comment il s’y prenait pour amadouer ses patrons!» lance-t-il, conscient du fait que les établissements qui accueillent des médecins externes aiment bien pouvoir compter sur eux à temps plein.

Chênevert ajoute que son ancien entraîneur connaît aussi très bien l’ex-receveur de passes du Rouge et Or Samuel Grégoire-Champagne, lui aussi devenu médecin. «J’ai aussi l’intention d’entrer en communication avec lui durant l’année», signale-t-il.

L’enjeu des commotions

Le futur médecin cite aussi Duvernay-Tardif quand on aborde l’épineuse question des commotions au football, mise en lumière dans l’essai Game Brain de l’auteur Jeanne Marie Laskas et le film Commotion de Peter Landesman.

Pour le numéro 26 du Rouge et Or, le fait de pratiquer un sport aussi physique que le football n’entre pas du tout en contradiction avec le fait de vouloir devenir médecin et d’encourager les gens à être en meilleure santé. 

«Je vais reprendre ce que disait Laurent Duvernay-Tardif : moi non plus, je ne crois pas qu’avoir peur des commotions et empêcher les jeunes de faire du sport soit la solution. Le risque est minime par rapport à celui de ne pas faire d’activité physique», analyse Chênevert.

C’est d’ailleurs en pleine forme qu’il entreprendra la saison contre le Vert & Or de Sherbrooke vendredi, lui qui avait raté quatre matchs l’an dernier en raison d’une blessure subie lors du match d’ouverture.

«Je suis à 100 % présentement. L’an dernier, ça m’avait pris un ou deux matchs avant de reprendre le rythme, mais durant les séries j’avais repris ma vitesse de croisière. Et on pense tous à la Coupe Vanier. On y a presque tous goûté il y a deux ans, alors on veut tous répéter l’expérience», poursuit-il, souhaitant tourner la page sur la défaite de 37-19 subie l’an passé contre les Mustangs de Western Ontario.

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SECOUER LA ROUILLE

Gabriel Ouellet disputera cette année sa dernière saison avec le Rouge et Or.

Gabriel Ouellet l’avoue : le Rouge et Or était un peu rouillé au début du match préparatoire de samedi lors de l’écrasante victoire de 46-3 contre les Gryphons de l’Université de Guelph. Le demi défensif n’a toutefois pas de crainte pour le début de saison après avoir vu les siens terminer en force.

«Oui, on était un peu rouillés et ils ont fait quelques belles choses au début du match. En même temps, il y a toujours un petit doute à chaque début de saison. Est-ce que je suis aussi bon que l’an passé? Meilleur? Moins bon? Quels ajustements dois-je apporter?» analyse celui qui en est à sa dernière année d’admissibilité avec le Rouge et Or.

Le natif de Rivière-du-Loup ajoute cependant que le message de l’équipe d’entraîneurs du R et O demeure le même. «C’est la progression par la technique, l’intensité et la préparation. Il faut aussi arrêter de vouloir faire tout à la fois.»

Celui qui partage le record universitaire canadien de quatre interceptions au cours d’un même match est venu bien près de marquer son premier touché en carrière suite à une interception, samedi, un majeur qui a cependant été annulé en raison d’une pénalité au Rouge et Or.

«J’en avais déjà marqué un sur un retour de botté, mais jamais sur une interception. Ce n’est pas grave! Cette année s’annonce excellente, car on a un groupe mature qui a ce qu’il faut pour se rendre loin. La défensive est bonne avec presque les mêmes visages que l’an dernier, à l’exception d’Édouard Godin», poursuit Ouellet.

Il ajoute que lui et ses coéquipiers se sont bien préparés à affronter le Vert & Or à Sherbrooke, vendredi, même si les Estriens n’ont remporté que deux matchs l’an dernier. «Sherbrooke, année après année, c’est une équipe qui se donne à 100 %, alors il faudra se présenter dès le début de la partie», conclut-il.