Champion de 2019, Jean-Guy Garnier, du club Royal Québec, figure parmi les favoris pour récolter les grands honneurs. En réussissant l’exploit, il complèterait son tour du chapeau, lui qui a déjà remporté le tournoi en 2015
Champion de 2019, Jean-Guy Garnier, du club Royal Québec, figure parmi les favoris pour récolter les grands honneurs. En réussissant l’exploit, il complèterait son tour du chapeau, lui qui a déjà remporté le tournoi en 2015

Championnat senior de golf: une couronne à défendre et un triplé dans la mire pour Garnier

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
C’est lundi, au club le Grand-Portneuf que s’amorcera le Championnat provincial senior masculin de golf, un évènement présenter sur deux jours réunissant plus d’une centaine de golfeurs. Champion de 2019, Jean-Guy Garnier figure parmi les favoris pour récolter les grands honneurs. En réussissant l’exploit, il complèterait son tour du chapeau, lui qui a déjà remporté le tournoi en 2015.

«C’est certain que je vais l’essayer, que je vais y aller pour le doublé», a avoué le porte-couleurs du club Royal Québec. «Il n’y a pas beaucoup de golfeurs qui ont gagné deux fois de suite le Championnat provincial. C’est un exploit qui n’est pas évident à réaliser. En même temps, remporter le tournoi pour une troisième fois en carrière, une troisième fois en six ans, ça me ferait un petit velours. Il n’y a pas beaucoup de golfeurs qui ont leur nom trois fois sur le trophée. Pour le moment, je ne ressens aucune pression supplémentaire. On verra lundi quand je prendrai le départ.» 

Comme c’est souvent le cas lors du Championnat provincial, plusieurs golfeurs régionaux comme Adélard Collin (La Faune), Michel Roy (Royal Québec, champion de 2019 chez les supers seniors) et Danny Turbide (Royal Québec), pourraient être des prétendants à la couronne de Garnier. S’ajoutent plusieurs anciens champions de même que d’excellents athlètes de la région de Montréal, des Laurentides et de l’Estrie notamment. «Et il y a des nouveaux qui arrivent chez les 55 ans et plus, des gars que l’on ne connaît pas. 

«Il faut que je sois confiant en mon jeu. Dans ma philosophie à moi, je joue contre le terrain, pas contre les gars.  Je vais donc essayer de jouer le terrain du mieux possible et de le faire pendant deux rondes. Le reste ça ne m’appartient pas. Et ça ne sera pas la faute de personne si je ne joue pas bien. Ça va être de la mienne. C’est moi et mon golf, moi et ma préparation mentale. Après une mauvaise séquence en juillet, un mois au cours duquel je n’ai pas nécessairement bien joué, tout semble se replacer depuis une semaine. Peut-être que mon timing est bon. On verra bien.»

Moins de tournois

La COVID ayant bouleversé le calendrier des tournois devant être présentés en 2020, Garnier n’a pu jouer en compétitions cet été autant de fois qu’il avait l’habitude de le faire par le passé. En fait, il n’a joué qu’un seul tournoi, un fielday régional présenté il y a une quinzaine de jours. En revanche, il a beaucoup pratiqué et il a beaucoup joué. Mais même s’il a pris part à moins de compétitions que par les années passées, le champion défendant n’est pas inquiet.

«Tout le monde a vécu la même situation. Tous les golfeurs n’ont pas pu disputer beaucoup de tournois. On est donc tous sur le même pied d’égalité. Malgré l’ouverture tardive des terrains de golf, la saison n’a cependant débuté qu’avec une semaine de retard et tout le monde a commencé en même temps. Ce qui compte c’est la préparation. Et je suis satisfait de la mienne. Pour le reste, j’aborde le Championnat provincial comme j’aborderais n’importe quel autre tournoi.»

Garnier a avoué qu’il connaissait le club du Grand-Portneuf, hôte du tournoi provincial, pour y avoir joué quelques fois par le passé. Et afin de se préparer pour le Championnat provincial, il y a fait une ronde de pratique il y a une quinzaine de jours. Appelé à analyser le parcours il a indiqué que le club de Pont-Rouge n’était pas très long, soit environ 6000 verges. Habitué à jouer sur des parcours de 6400-6500 verges et même de 6600-6700 verges au Royal Québec, le champion défendant a indiqué qu’il ne comptait pas utiliser très souvent son bois de départ afin d’éviter les pièges du terrain.

«Le Grand-Portneuf est un terrain qui peut nous mettre dans le trouble à plusieurs endroits si on ne fait pas attention. Si on veut prendre des risques, ça peut être pénalisant. Et les verts sont ondulés et capricieux. Il faut mettre la balle dans le jeu comme on dit pour éviter de se pénaliser soi-même il faudra donc être constant dans notre jeu. Mais je pense que ça devrait bien aller.»

C’est à 11h30, lundi, que Garnier prendra son départ au Championnat provincial. C’est un tirage qui fait bien mon affaire», a-t-il conclu.