Championnat canadien de basketball: les Pandas au menu du Rouge et Or [VIDÉO]

Les joueuses du Rouge et Or se sont entraînées une dernière fois au PEPS de l’Université Laval mardi après-midi avant de monter dans l’autobus qui les conduisait à Ottawa, où elles affronteront les Pandas de l’Université de l’Alberta jeudi en ouverture des championnats canadiens de basketball universitaire féminin au TD Place Arena.

Pour les ailières Khaléann Caron-Goudreau, originaire de Gatineau, et Carrie-Ann Auger, native d’Ottawa, le voyage prend un peu l’allure d’un retour aux sources, mais, surtout, il représente la consécration de leur carrière avec le Rouge et Or puisqu’elles en sont toutes les deux à leur dernière année d’admissibilité universitaire.

«C’est peut-être le karma même si je ne crois pas à ça. C’est vraiment incroyable que j’aie la chance de finir ma carrière à Ottawa, alors que toute ma famille et mes amis pourront être là pour me voir. Une chose est certaine, je vais tout donner tous les jours. Je veux absolument gagner, car je déteste perdre», a déclaré celle qui s’est jointe au Rouge et Or l’an dernier après un stage dans la NCAA aux États-Unis. Cette saison, elle a mené la ligue pour les rebonds et le pourcentage d’efficacité au panier en plus d’être deuxième pour les blocs et huitième pour la moyenne de points par match.

La marqueuse

«L’an passé, j’avais un rôle plus défensif et je n’avais pas besoin de marquer autant. Cette année, on est obligées de jouer à l’intérieur et à l’extérieur et je crois qu’on l’a réalisé un peu trop tard. C’est cependant devenu un avantage : on met les défensives des autres équipes un peu moins à l’aise puisque tout le monde est capable de marquer. Moi, j’ai repris confiance en mes habiletés pour marquer», explique la basketteuse de six pieds trois pouces.

Après la défaite en grande finale canadienne l’an dernier face aux Marauders de McMaster, Khaléann aimerait bien prendre sa retraite avec un premier titre national. «Je n’ai pas gagné de championnat aux États-Unis non plus. Le mieux que mon équipe a fait là-bas, c’est une participation aux quarts de finale du March Madness

Quant à Carrie-Ann Auger, ses liens sont un peu moins forts avec la région d’Ottawa même si elle y est née. «Mon père enseignait à l’Université d’Ottawa, mais j’ai quitté la ville quand j’avais 3 ans. Je ne peux pas dire que j’ai beaucoup de souvenirs!» explique la petite ailière qui veut cependant terminer en beauté une année où elle s’est distinguée à l’attaque. «J’ai pris beaucoup de confiance. J’avais d’excellentes joueuses devant moi l’an passé comme Claudia Émond et Sarah-Jane Marois qui ont été pour moi des mentors», explique-t-elle.

Matchs serrés

L’entraîneur-chef Guillaume Giroux ne doutait pas du talent de son équipe, mais avoue qu’il y avait quelques points d’interrogation en début de saison après le départ de piliers comme Émond et Marois et l’arrivée de deux joueuses françaises qu’il connaissait moins en l’arrière Leslie Makosso et l’ailière Zahra Wajih.

«J’avais de belles attentes, car on a une équipe assez vieille, mais nous avons joué des matchs serrés toute l’année et en séries. J’avais dit à Khaléann au début de la saison qu’on aurait besoin de son apport offensif et ça a marché, son jeu a amélioré notre offensive et elle a eu quatre ou cinq matchs de plus de 20 points», analyse Giroux, dont les protégées ont fait plusieurs séances de vidéo pour décortiquer les stratégies des Pandas de l’Alberta. «Cette équipe a de bons gardes, des filles costaudes qui sont assez habiles. Il faudra s’attendre à un match physique», explique-t-il.

L’entraîneur avoue aussi qu’après une saison où chaque match était une guerre des tranchées qui se gagnait par quelques points seulement, plusieurs des ses protégées traînent des blessures. «J’aurai un alignement complet, mais mes joueuses ne sont pas toutes à 100 %. Par exemple, Leslie est un cas incertain, mais elle devrait jouer le match. Ça me fait cependant un peu peur quand on sait qu’on aura trois matchs à jouer en quatre jours si on se rend en finale», conclut-il.