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Chabot veut forcer la main aux Sénateurs

Plus bel espoir à la défense chez les Sénateurs, Thomas Chabot n'a disputé qu'un seul match avec Ottawa avant d'être cédé aux Sea Dogs de Saint-Jean, la saison dernière. Ce fut toutefois suffisant pour donner «le goût de la Ligue nationale» à la fierté de Sainte-Marie-de-Beauce, qui entend bien se tailler un poste dans l'équipe de Guy Boucher dès cette année.
Si l'annonce de sa rétrogradation n'était pas venue comme une surprise au début de la dernière saison, la nouvelle avait été néanmoins décevante pour Chabot, qui espérait terminer la campagne à Ottawa. Mais après n'avoir joué que 7:09 au cours des neuf premiers matchs des Sénateurs, il devenait évident que le défenseur à caractère offensif devrait disputer une dernière saison junior.
Chabot en a profité pour peaufiner son jeu défensif et gonfler ses statistiques personnelles de 10 buts et de 35 mentions d'aide en 34 matchs de saison régulière avec les Sea Dogs. Sur le plan collectif, il a constitué une pièce maîtresse du Canada, qui a remporté l'argent au Mondial junior de 2017, et de la troupe de Danny Flynn dans sa conquête de la Coupe du Président.
Ses performances lui ont valu d'être nommé joueur le plus utile à son équipe au Mondial junior et défenseur de l'année dans la LHJMQ. De quoi être satisfait?
«Je n'ai pas gagné la médaille d'or et je n'ai pas gagné la Coupe Memorial, mais je pense que sinon, je suis très satisfait de la saison que j'ai eue. C'est sûr qu'au début, c'était très décevant. N'importe quel joueur dirait la même affaire. D'un coup que tu goûtes à la Ligue nationale, tu veux rester en haut. Mais quand je regarde mon année, ç'a été très bénéfique pour moi», a jugé Chabot, qui amorçait sa participation au Boot camp, au Centre sportif de Sainte-Foy, vendredi.
Brouiller les cartes
Fort de cette expérience supplémentaire, le choix de première ronde des Sénateurs en 2015 se dit maintenant prêt à occuper un poste permanent dans la LNH. Jusqu'à récemment les astres semblaient alignés en ce sens, alors que les Sénateurs ne présentaient que sept arrières avec des contrats à un volet de LNH. L'embauche de Jonny Oduya est toutefois venue brouiller les cartes.
«Je ne pense pas à grand-chose, en ce moment. C'est quelque chose à laquelle je m'attendais, qu'ils signent un défenseur. Moi, je vais rentrer avec la même mentalité au camp. Je suis rentré l'année passée en voulant faire l'équipe et j'ai quasiment réussi. J'ai eu la chance de jouer un match. Mais cette année je rentre et je veux vraiment obtenir un poste. Je vais essayer de leur forcer la main et on verra ce qui va arriver.»
Chose certaine, le défenseur gaucher de 6'2" et de 190 livres se dit prêt à relever le défi d'épater suffisamment le dg Pierre Dorion pour qu'il lui offre un casier dans le vestiaire du Centre Canadian Tire.
«Je me sens prêt. Le monde a souvent douté que je n'étais pas nécessairement un défenseur complet. Je pense que c'est là-dessus que je me suis beaucoup concentré. Je suis rentré dans le championnat mondial junior en sachant que j'allais être le défenseur de confiance. Je savais que j'allais être le gars qui allait jouer contre les premières lignes de chacune des équipes. Je pense que j'ai très bien rempli le rôle qu'ils m'ont donné. Alors oui, je pense que je suis prêt.»
D'ici au camp des recrues de la formation, un Chabot en parfaite santé continuera de s'entraîner au PEPS, sous la supervision du préparateur physique Jean-Philippe Riopel. Et après, qui sait?
«À la fin de la journée, même si le dg me voit dans l'équipe, ça va être à moi d'arriver au camp, de me tailler mon poste et c'est ce que je vais essayer de faire en arrivant en septembre.»