Le défenseur Thomas Chabot connait tout un début de saison à sa deuxième campagne professionnelle avec les Sénateurs.

Chabot reste bien humble

L’élève a-t-il déjà dépassé son ancien maître ?

Avec le début de saison qu’il connaît, c’est la question qu’il faut se poser à propos du défenseur des Sénateurs d’Ottawa Thomas Chabot, qui ne cesse de faire écarquiller les yeux des observateurs avec son jeu à sa deuxième saison dans la LNH.

Son ancien maître est évidemment Erik Karlsson, l’ancien capitaine et joueur de concession échangé aux Sharks de San Jose avant le début du camp d’entraînement.

Ils n’ont joué ensemble que la saison dernière et Chabot était alors considéré comme son dauphin et potentiel partenaire à long terme, étant gaucher alors que Karlsson est droitier. Ça n’est pas arrivé souvent qu’ils jouent ensemble cependant, et l’arrière québécois de 21 ans a surtout pris des notes en observant le double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH.

Pour les fervents de statistiques, rappelons qu’il a été plus productif à sa saison recrue (9 buts, 25 points en 63 matches) que Karlsson l’avait été à sa première saison dans la capitale nationale en 2009-2010 (5 buts, 26 points en 60 parties).

Pour amorcer sa deuxième année dans le circuit Bettman, Chabot a accentué encore son avance sur l’arrière suédois : alors qu’il a produit 20 points, dont 4 buts, en 15 parties, ce qui est une marque d’équipe pour un défenseur à ce stade-ci d’une campagne, Karlsson avait amassé 9 points (2 buts, 7 passes) au même point.

Cette saison, Karlsson est toujours en quête de son premier but avec les Sharks et il n’a que sept passes à sa fiche.

Au lendemain d’un match d’un but et deux passes contre les Devils qui lui a permis de se hisser au premier rang des compteurs chez les défenseurs et au quatrième rang tout court, Chabot cherchait à garder les deux pieds sur terre. En particulier après le rôle qu’il a joué dans « l’affaire Uber ».

« Je ne regarde pas trop ça. J’en entends parler un peu. Les gars dans la chambre font des blagues, mais comme je leur ai dit, rien n’arriverait si mes coéquipiers ne jouaient pas bien. J’essaie évidemment d’aider le club à gagner. Ce n’est pas comme si j’avais compté 40 buts. J’ai plusieurs mentions d’assistance, je fais des jeux et les gars mettent la rondelle dans le filet », a souligné Chabot.

Celui-ci est bien conscient qu’en tant que défenseur à caractère offensif, il sera toujours comparé à Karlsson. « Veux, veux pas, ça va toujours revenir, ce sera toujours là. On est des joueurs différents. Les choses qu’il a faites ici sont assez incroyables. Je ne pense pas que quelqu’un va jamais battre ça, les saisons qu’il a eues. Il a quasiment tous les records de l’équipe. J’ai été heureux de le côtoyer pendant un bout de temps, de le voir jouer et faire ces choses-là », note-t-il.

L’entraîneur-chef Guy Boucher pense que l’humilité dont Chabot fait preuve face à ses succès est un élément important dans son développement en un joueur d’élite, un défenseur que certains – son coéquipier Matt Duchene en tête – considèrent déjà comme un potentiel candidat au trophée Norris.

« Pour moi, il n’y a pas eu de grande amélioration sur une courte période de temps. C’est une amélioration constante sur trois ans, un jeune homme qui a une croissance rapide, égale à son talent et son potentiel », souligne-t-il.

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RIEN DE SÉRIEUX POUR ANDERSON

Les dirigeants et partisans des Sénateurs ont retenu leur souffle mardi soir quand le gardien numéro un Craig Anderson a pris le chemin du vestiaire avec 5:03 minutes à faire dans le match, semblant s’être blessé à la jambe gauche en tentant de faire un déplacement d’un côté à l’autre de son filet pour réaliser un arrêt. 

Anderson n’a pas participé à la séance d’entraînement des siens mercredi, mais l’entraîneur-chef Guy Boucher a assuré qu’il sera le partant contre les Golden Knights jeudi soir. 

Le gardien Craig Anderson sera à son poste jeudi face aux Golden Knights.

« Il n’y a pas de drapeau rouge [de la part des soigneurs], il semble être bien correct... Il a eu un petit pincement deux ou trois présences avant qu’on le retire [à la faveur de Mike McKenna]. On ne voulait pas prendre de chance, surtout avec le pointage [de 6-3 à ce moment-là] », a-t-il commenté. 

Avec le gardien substitut Mike Condon présentement à Belleville pour refaire sa confiance, les Sénateurs auraient eu bien des difficultés à composer avec une blessure sérieuse à Anderson, qui avait repoussé 49 lancers il y a deux semaines à Las Vegas dans un revers de 4-3 en prolongation.