Les partisans de l’équipe pee-wee du Collège Charles-Lemoyne avaient fait le voyage à Québec afin d’encourager leurs favoris qui se mesuraient aux Commandeurs du Collège de Lévis. L’équipe de la rive-sud de Québec a finalement triomphé au pointage de 3 à 0.

C’est parti pour les pee-wee

La populaire chanson «Coton ouaté» résonnait dans le Centre Vidéotron. Il n’en fallait pas plus pour que la foule manifeste son excitation en cette première journée du 61e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

Les partisans ont bien sûr eu droit à la fameuse chanson des Pee-wee du Carnaval. Car si le tournoi cherche toujours à innover pour attirer une nouvelle clientèle, il demeure important de «conserver l’ADN du tournoi», selon le président Michel Plante. 

«On veut consolider sur les choses qu’on a faites dans le passé. On parle des signatures d’autographes, de l’ambiance, des activités... Il faut que les gens se retrouvent dans ce qu’ils ont vécu quand ils étaient jeunes. Il faut que les jeunes voient le tournoi comme le prolongement de leur saison. Même si on maintient l’ADN, il faut toujours innover pour s’assurer que ça soit un événement, pas un simple tournoi», a expliqué M. Plante au Soleil.

Parmi les invités des séances d’autographes de cette année, deux noms ont fait sourciller bien des amateurs de Québec : ceux d’Eric Lindros et de Kerry Fraser.

Selon le président du tournoi, cette année est une belle occasion pour oublier les querelles du passé et savourer la présence de ces deux anciennes têtes de Turc locales à l’événement.

«Avec le tournoi, on cherche à créer des rapprochements. Il y a quelques années, Rick Jodzio est venu rencontrer Marc Tardif. Il n’y a pas de blessures qui ne se soignent pas. On sait aujourd’hui un peu plus pourquoi Eric Lindros n’est pas venu à Québec. Mais cet homme a été bon pour le hockey en général. Je pense que c’est le temps de tourner la page.» 


« Même si on maintient l’ADN, il faut toujours innover pour s’assurer que ça soit un événement, pas un simple tournoi »
Michel Plante, président du Tournoi pee-wee de Québec

Michel Plante est convaincu que Lindros sera chaudement accueilli par la foule, et ce «même s’il va y avoir des huées».

Même son de cloche en ce qui concerne l’ancien arbitre Kerry Fraser.

«Moi je pense que le but d’Alain Côté était bon! Mais une fois que c’est fait, est-ce que je vais m’empêcher de dormir? Kerry Fraser n’avait pas de reprises vidéo, et je suis convaincu qu’Alain Côté doit être tanné d’en entendre parler. 

Parmi les autres gros noms présents au Tournoi pee-wee cette année, on note Chris Nilan, Yvan Cournoyer, Manon Rhéaume, Ken Dryden et Mike Bossy.

Une vitrine

Chaque fois qu’on parle de hockey à Québec, il est question d’un éventuel retour des Nordiques. Michel Plante dit que le Tournoi pee-wee offre une belle preuve à quel point les gens de la région sont passionnés par le hockey.

«La réussite du tournoi depuis des années prouve que les gens de Québec sont des fans de hockey. Pas des amateurs d’un club en particulier, mais tout simplement du hockey».

Même s’il ne peut pas dire si le tournoi a un impact positif pour la réputation de Québec auprès de la Ligue nationale de hockey, Plante est d’avis que «cela ne peut pas nuire».

Le tournoi s’est ouvert avec la victoire du Frontenac de Québec Nord-Est par la marque de 3-2 sur L’Express de la Rive-Sud.

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«JE VAIS PORTER FIÈREMENT LE NOM DE MA FAMILLE»

Chaque année, on reconnait des noms d’anciens joueurs de Ligue nationale de hockey au Tournoi pee-wee.

Au sein de l’équipe des Knights de la République tchèque, on remarque surtout le nom de Rozsival.

Le jeune David est le neveu de l’ancien défenseur Michal Rozsival, qui a joué près de 1000 matchs dans la LNH. 

«Je suis honoré de pouvoir porter fièrement le nom de ma famille lors de ce tournoi. Je vais donner mon maximum pour être digne de notre héritage», a affirmé le joueur tchèque.

Lui et ses coéquipiers se disent «nerveux, mais excités» de pouvoir se mesurer aux meilleurs joueurs du hockey pee-wee en Amérique du Nord, ainsi que d’avoir la chance de jouer devant des milliers de partisans.

Même si avoir de la parenté avec un ancien joueur professionnel peut s’avérer une pression supplémentaire, David le voit plutôt comme une motivation, lui qui aspire à suivre les traces de son oncle.

Les Knights ont joué leur match inaugural mercredi  soir en affrontant le Vert et Noir de l’École Fadette, qui a effacé un déficit de 0-3 pour l’emporter au pointage de 4 à 3.