Accompagné de Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la Capitale-Nationale, le premier ministre François Legault s’est rendu dans le vestiaire des Capitales où il a notamment discuté avec Karl Gélinas.

«C’est la faute du fédéral...», blague Legault, au sujet du mauvais début de saison des Capitales

Le temps d’une soirée, pas de laïcité à l’ordre du jour. Invité à effectuer le lancer protocolaire à l’occasion du deuxième match de la série internationale entre l’équipe nationale cubaine et les Capitales de Québec, le premier ministre du Québec François Legault était plus en mode baseball, mercredi, au Stade Canac.

Il en était à sa troisième expérience du genre, mais une première sur la nouvelle surface du parc Victoria.

«Le terrain synthétique est très beau, je suis content, parce que le stade est plus utilisé. Au-delà de l’élite, il y a la participation. On m’a expliqué combien de jours le stade était utilisé, même en hiver. C’est un beau modèle à suivre, ils pourraient faire cela à Trois-Rivières, le stade a le même design, il a été construit à la même époque», rappelait M. Legault.

Le premier ministre avait fait ses devoirs. Il savait tout de la saison des Capitales, de leurs nombreux blessés, de la dernière position qu’ils occupent. Il a pris un bain de foule sur la terrasse avant de visiter l’équipe dans le vestiaire et d’effectuer le lancer protocolaire. Il a assisté à une partie de la rencontre dans les gradins, derrière le marbre, avec plusieurs membres de son équipe ministérielle, dont la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.

Le premier ministre essayait de comprendre pourquoi les Capitales étaient au dernier rang de la Ligue Can-Am. Il a eu ses réponses en discutant avec le gérant Patrick Scalabrini, l’entraîneur des lanceurs Karl Gélinas et le président Michel Laplante.

«J’ai compris que quatre de leurs meilleurs joueurs étaient blessés, mais qu’ils reviendraient d’ici une semaine ou deux. Avec les trois Cubains et le retour de leurs meilleurs joueurs, rien n’est perdu. Les Cubains sont un lanceur, un arrêt-court et un premier-but, ça aide à changer une saison. Ils devaient arriver en début de saison, mais c’est la faute du fédéral», lançait-il à la blague à propos de la difficulté des Cubains à obtenir leurs visas pour s’amener au pays.

Le premier ministre François Legault effectuant le lancer protocolaire

Effet d’entraînement

Sa visite sur la terrasse lui a rappelé à quel point la présence d’un club dans une ville peut avoir un effet d’entraînement sur la jeunesse.

«On veut ajouter cinq heures d’éducation physique au secondaire, car il est démontré que les jeunes qui font du sport vont mieux réussir à l’école. Il y aura peut-être bientôt une équipe à Montréal, à demi temps, et les propriétaires des Capitales disent que ça les aiderait. Lorsqu’il y a une équipe, ça donne des modèles, les jeunes ont des idoles. On a besoin de héros à la veille de la fête nationale», ajoutait-il en appréciant l’accueil des Capitales.

«Tout le monde est de bonne humeur. Je suis pas mal convaincu que plusieurs personnes quittent le stade sans connaître le score final, mais qu’ils ont passé une belle soirée. Et cette année, c’est une bonne affaire qu’ils ne le sachent pas», ajoutait-il en riant avant d’aller lancer une prise à Patrick Scalabrini.