Le légendaire Guy Lafleur est toujours aussi populaire auprès des amateurs de hockey.

«Certains devraient imiter Brendan Gallagher»

Trois-Rivières — Parole de Guy Lafleur, un peu plus d’ardeur au travail et de coeur au ventre pourrait faire le plus grand bien au Canadien.

Visiblement peu impressionné par le rendement du Tricolore depuis le début de la campagne, le Démon blond estime que certains joueurs auraient intérêt à regarder du côté du meilleur marqueur de l’équipe pour trouver un peu d’inspiration. Et ce meilleur marqueur a pour nom Brendan Gallagher, qui totalise 16 buts en 44 matchs. «Depuis son arrivée, il a toujours montré un leadership extraordinaire. C’est un gars qui va manger les bandes. Il veut gagner. Peut-être que certains joueurs devraient plus le regarder et essayer de l’imiter, tant pour la qualité de son jeu que pour sa détermination», a lancé Lafleur avec son franc-parler habituel, en marge de l’inauguration de la patinoire Bleu Blanc Bouge.

«De l’espoir»

Néanmoins, tout n’est complètement négatif chez le Canadien aux yeux du légendaire numéro 10. «S’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Ce n’est pas facile ces temps-ci, mais si les compteurs se mettent à compter comme ils se doivent, ça peut changer la note. Mais il va falloir qu’ils se mettent en marche!»

Si certains peuvent voir-là une pointe envers le capitaine des Glorieux, Max Pacioretty, qui ne totalise que 12 buts depuis le début de la campagne, Lafleur n’est pas prêt à jeter tous les blâmes sur les épaules du franc-tireur. «C’est un gars fier qui est bien conscient de la situation. Il joue avec énormément de pression et il sait qu’il n’a pas collaboré à 100 %. Je pense qu’il se casse peut-être plus la tête à essayer de pousser les autres autour de lui au lieu de penser à jouer son jeu à lui. Pacioretty doit lancer, lancer et lancer au filet. Ce n’est pas sa game de passer des rondelles.»

Par ailleurs, le vainqueur de cinq coupes Stanley se dit quelque peu encouragé par les performances des dernières rencontres, même si la victoire n’a pas toujours été au rendez-vous. «L’équipe a levé son jeu d’un cran. Malheureusement, ils ne sont pas chanceux. (Contre les Islanders), ils ont eu 56 lancers au but mais il y a eu quelques buts faibles et ils n’ont pas gagné. Ça demeure un jeu d’équipe et si deux ou trois joueurs traînent de la patte, ça n’aidera pas.»

Visiblement, si Pacioretty a pu éviter les foudres de Lafleur, Carey Price n’a pas eu cette chance!