Dany Maciocia, entraîneur des Carabins, est impressionné par l’attaque des Dinos, qui a marqué 322 points cette saison.

Carabins/Dinos: en quête d'une première Coupe Vanier à Québec [VIDÉO]

Les deux formations qui s’affronteront samedi en finale de la Coupe Vanier au Stade Telus n’en sont pas à leur premier match de championnat national sur le terrain du Rouge et Or de l’Université Laval. Cependant, tant les Carabins de l’Université de Montréal que les Dinos de Calgary ont échoué à chacune de leurs tentatives de remporter le trophée du général Georges Vanier à Québec. L’une des deux formations mettra nécessairement fin à la disette en fin de semaine et Le Soleil s’est entretenu jeudi avec l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, et son vis-à-vis des Dinos, Wayne Harris Jr., en prévision du match le plus important de l’année.

LES NUITS BLANCHES DE MACIOCIA

En point de presse jeudi, l’entraîneur des Carabins, Danny Maciocia, n’a pas caché qu’il était particulièrement impressionné par l’attaque des Dinos, qui marqué 322 points cette saison. 

«Ça me tient réveillé, je peux vous dire que j’ai passé quelques nuits blanches. Je viens d’entendre Adam Sinagara (quart-arrière des Dinos) parler français et je suis un peu fâché parce que je ne l’ai pas recruté. C’est vraiment le meilleur quart-arrière au Canada. 

Quant à leur ligne offensive, elle est plus grosse que celle de plusieurs équipes de la Ligue canadienne de football (LCF)», a commenté celui qui a déjà dirigé les Eskimos d’Edmonton. Les jumeaux Tyson et Jalen Philpot seront également à l’ordre du jour pour la défensive montréalaise. 

«Ils sont explosifs. Est-ce qu’on sera capable de les arrêter? Non. Nous devrons cependant être capables de les limiter», a commenté Maciocia. «Je pense que ce qui peut aider notre défensive, c’est si notre attaque reste sur le terrain!», a aussi lancé l’entraîneur des Carabins, estimant tout de même que sa brigade défensive est excellente, voire même meilleure que celle qui lui avait permis de gagner une première Coupe Vanier en 2014. 

«Oui, nous avions Byron [Archambault] et Alex [Cromer-Émond], mais maintenant nous avons Brian [Harelimana], [Benoît] Marion, [Philippe] Lemieux-Cardinal et [Marc-Antoine] Dequoy», a-t-il analysé. «Pour nous, ce ne sera pas compliqué : il faudra limiter les numéros 5, 6 et 12», a résumé Maciocia en faisant référence aux frères Philpot et à Sinagara. «D’ailleurs, je crois que Dequoy sera un bon match up pour les Philpot. 

Il s’agira de voir où ils vont les placer sur le terrain. Pour nous, la meilleure chose à faire sera toutefois de se rendre au quart-arrière.» Impressionné par la ligne offensive des Dinos, Maciocia a cependant indiqué qu’il avait quelques idées en tête pour la contrer. 

«On sait que leur ligne offensive est énorme, mais on tentera de miser sur la vitesse de notre ligne défensive pour gagner la bataille de la ligne de mêlée. Ils ont un gars de 6 pieds 6 pouces et 350 livres. Ce n’est pas quelque chose qu’on voit souvent dans le Réseau de sport étudiant du Québec [RSEQ], mais on a un plan spécial pour lui», a-t-il déclaré en terminant. 

EN CHIFFRES:

Carabins de l’Université de Montréal

  • Fiche 6-2 (2e rang du RSEQ)
  • Dernier match: Victoire de 38 à 0 sur les Axemen d’Acadia
  • Points pour: 144
  • Points contre: 93
  • Premiers jeux: 135
  • Verges accumulées: 2 559 (968 par la course, 1 591 par la passe)
  • Verges accordées: 2 167 (563 par la course, 1 604 par la passe)
Wayne Harris Jr. est très fier de la résilience des siens qui ont su faire face à beaucoup 
d’adversité cette saison pour atteindre la finale 
canadienne.

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LA RÉSILICIENCE DES DINOS DE CALGARY

Obligé de composer avec plusieurs blessures à des joueurs clés cette saison, l’entraîneur des Dinos de Calgary, Wayne Harris Jr., est particulièrement fier de la résilience des siens, qui ont su faire face à l’adversité pour atteindre la finale canadienne. 

«Vous savez, on a eu beaucoup de blessures, notamment aux quarts-arrière et aux receveurs de passe. À un certain moment, nous avons même été forcés d’utiliser notre quart substitut comme receveur de passes! Il y a aussi Adam [Sinagara], notre quart-arrière, qui a dû changer son rôle un peu avec l’arrivée d’un nouveau coordonnateur de l’offensive. Mais je crois que la résilience, ça vient avec la foi en l’équipe, tous les joueurs qui travaillent ensemble pour atteindre un but. Et tout le monde sait quel est notre but», a résumé Harris. Il dit aussi avoir appris des défaites de 2009, 2010, 2013 et 2016 en finale canadienne. «Nous avons appris des erreurs du passé et nous espérons avoir trouvé des solutions.» 

Harris sait pertinemment que la partie ne sera pas facile contre les Carabins. «Ils ont une défensive impressionnante et ils ne laissent pas l’adversaire entrer dans la zone des buts. Quand tu fais ça, tu gagnes beaucoup de matchs de football», a-t-il illustré. 

Même si certains de ses joueurs ont été blessés pour la saison et qu’ils ne pourront donc pas disputer le match de championnat, Harris est satisfait des ressources à sa disposition. «Je crois que c’est la meilleure équipe que l’on puisse avoir à ce point-ci dans la saison, car on sait que tout le monde traîne de petites blessures rendu où on en est». 

L’entraîneur-chef a aussi fait un parallèle avec l’an dernier, où un peu tout le monde voyait les Dinos en grande finale canadienne après une saison sans défaite. Les Dinos ont finalement perdu en finale de l’ouest contre les Huskies de l’Université de Saskatchewan. 

«La principale différence avec l’an passé, c’est que l’an passé, tout était facile et on n’a pas bien fait quand on a rencontré de l’opposition pour la première fois. Cette année, on a eu beaucoup d’opposition. En 2018, ça a peut-être été trop facile, mais ça n’a assurément pas été facile cette année», résume-t-il.