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Capitales: de l'expérience sur la butte

Les championnats se gagnent au monticule, dit-on dans le jargon du baseball. Les Capitales sont passés de la parole aux actes, cette saison, en mettant sous contrat plusieurs lanceurs d’expérience.

Ils en comptaient déjà trois lorsque le partant Scott Richmond, un ancien des Blue Jays, est devenu disponible. «On ne pouvait pas le laisser passer», souligne le gérant Patrick Scalabrini, dont la troupe a perdu en finale en 2018 après avoir triomphé en 2017.

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La Ligue Can-Am 2019: la passation des pouvoirs

Miles Wolff a pris une grosse décision durant la saison morte. Il a quitté son poste de commissaire de la Ligue Can-Am. En marge de l’ouverture de la saison 2019, il nous parle de sa décision et partage une partie de sa vision quant à l’avenir du baseball indépendant. Présent dans trois marchés du circuit, Groupe Capitales Médias vous présente aussi un portrait des six clubs qui forment la Ligue Can-Am. Bonne saison!

QUESTION: Comment avez-vous pris cette décision?

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Le prof Paradis-Giroux réussit l’examen

«Dany ne nous donne aucune raison de ne pas le garder.»

L’instructeur des lanceurs et artilleur Karl Gélinas a, avec ces mots, confirmé dès lundi qu’il ne serait pas le seul Québécois dans le vestiaire des Capitales de Québec pour amorcer la saison, vendredi soir, à Trois-Rivières.

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Jonathan de Marte: lancer pour Yahvé

Jonathan de Marte n’aurait «jamais pensé jouer ailleurs qu’aux États-Unis», admet-il. Mais voilà que le releveur débarque à Québec avec les Capitales et s’alignera bientôt au sein de l’équipe nationale d’Israël dans le but de participer aux Jeux olympiques.

Originaire de White Plains, dans l’État de New York, l’athlète de tout juste 26 ans a été élevé dans la confession juive de sa mère. Ses grands-parents lui ont parlé abondamment des exploits de Sandy Koufax, sans contredit le baseballeur juif le plus célèbre. Il a aussi eu ses idoles plus contemporaines, comme Jason Marquis, Shawn Green et Ike Davis.

Mais quand il a vu, à la surprise générale, Israël atteindre la deuxième ronde de la Classique mondiale de baseball en 2017, battant au passage des puissances comme Cuba, la Corée, Taipei et les Pays-Bas, une flamme s’est allumée.

Il a ainsi mis les pieds en Israël bien avant de venir pour la première fois au Canada, cette semaine. En octobre, de Marte faisait partie d’un groupe de 10 joueurs américains juifs à faire alya et obtenir la double citoyenneté.

«J’espère pouvoir les aider à ses qualifier pour les Jeux olympiques», a-t-il expliqué mardi matin, dans le couloir du stade Canac, pendant que la pluie chambardait le plan d’entraînement de la formation indépendante de Québec.

Jamais repêché par le baseball majeur, c’est donc sa religion qui pourrait le mener au pinacle sportif. «Au début, pour moi, c’était plus un projet sportif, reconnaît-il. Mais depuis que je suis allé là-bas, le plus bel endroit que j’ai vu de ma vie, je sens davantage l’obligation de bien représenter le pays.»

«Je sens plus une connexion culturelle et religieuse. Je me sens plus impliqué, comme j’aurais dû l’être avant. J’ai vu dans quelles conditions les gens vivent, dans la peur et ne sachant jamais ce qui peut se produire devant chez eux», affirme celui qui avoue avoir effectué beaucoup de rattrapage géopolitique au cours des derniers mois.

Volonté de vive en Israël

De Marte et neuf autres joueurs ont obtenu la citoyenneté sans passer par le processus régulier obligeant d’habiter au moins six mois en Israël. Mais la volonté d’aller un jour vivre de façon permanente au pays de ses croyances s’avère plus présente que jamais, dit-il.

«Tout ce qui peut aider de façon positive à représenter le pays nous fera sentir bien et je suis content de pouvoir faire ça. Je n’avais jamais pensé pouvoir être un athlète olympique! Je me considère tellement chanceux d’être parmi les joueurs sélectionnés que je vais tout faire pour les aider.»