Karl Gélinas, crédité de la défaite dimanche à Grand Prairie, est toujours à un gain d'égaler le record d'équipe pour le nombre de victoires (47).

Capitales 3 / AirHogs 5: Karl Gélinas devra patienter

Karl Gélinas devra encore patienter avant d'inscrire son nom dans le livre des records de l'équipe! À la recherche de sa 47e victoire dans l'uniforme blanc à rayures bleues, le lanceur des Capitales de Québec n'a pas été en mesure de contenir les AirHogs de Grand Prairie, qui ont évité le coup de balai en l'emportant 5-3, dimanche après-midi, en conclusion du séjour québécois au Texas.
Les Capitales n'ont toujours pas réussi à remporter tous les matchs d'une série depuis le début de la saison. Ils bouclent leur séjour dans l'Association américaine avec une fiche positive de 5-4, mais n'ont pas réussi à se rapprocher du premier rang malgré la défaite des Boulders de Rockland, meneurs au classement de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.
Gélinas n'est qu'à une victoire du record d'équipe détenu par Keith Dunn. Il y parviendra, un jour ou l'autre, puisque sa présence dans la rotation se prolongera au-delà de l'actuelle saison.
«Je vais bien finir par l'avoir. Je ne pense pas au record, mais j'en entends parler en simonac. Je pensais bien l'avoir avant, mais ça me prend tout mon petit change pour aller chercher une victoire ces temps-ci», admettait Gélinas, joint au téléphone dans le vestiaire de l'équipe au QuikTrip Park de l'endroit après le match.
S'il avait une fiche parfaite de 4-0 à ses cinq premiers départs, le numéro 34 n'a qu'un gain à ses sept dernières sorties. Il assure ne pas être dérangé par la possibilité d'égaler et de battre le record de Dunn.
«Ce que je veux, c'est que les Capitales gagnent, le reste importe peu. Il s'agit de la première fois que je m'approche d'un record et que je suis au courant. J'espère l'atteindre prochainement, mais j'avoue que ce n'est pas facile présentement», admettait le partant numéro un de l'équipe.
Deux manches coûteuses
En avance 2-0 après trois manches, Gélinas a permis aux AirHogs de créer l'égalité 2-2 en quatrième avant de les voir prendre les devants 5-2 dans une cinquième manche de trois points où il a accordé un circuit de deux points à Frazier Hall et un simple productif à Alex Nunez, son ancien coéquipier à Québec.
«Ça n'a pas été un départ extraordinaire, mais ça n'a pas été mauvais non plus. Je deviens redondant, mais la balle trouve les trous. J'ai aussi commis quelques erreurs à leur premier frappeur, qui a réussi trois coups sûrs, et sur le lancer pour le circuit. Pour le reste, je n'ai pas l'impression d'avoir été frappé solidement. Au moins, j'ai pu donner sept manches malgré des conditions très chaudes. À la fin, j'avais des crampes partout, c'était écrasant», disait-il à propos de la chaleur du Texas à cette période de l'été.
Les Capitales avaient réussi à se forger une avance de 2-0 après deux manches. En première, Balbino Fuenmayor a produit son 60e point de la campagne, et en deuxième, Jean-Luc Blaquière a poussé un coéquipier au marbre à l'aide d'un simple. La troupe québécoise a ajouté un point en sixième à la faveur d'un coup sûr de Sébastien Boucher, qui aura connu un voyage du tonnerre avec une récolte de 19 coups sûrs en 33 présences (moyenne de ,575) dans les neuf dernières parties.
Scalabrini déçu
«Décevant», voilà comment Patrick Scalabrini résumait la défaite des siens, dimanche après-midi, à Grand Prairie. Les Capitales avaient la chance de balayer la série contre les AirHogs, mais ils n'ont pas été en mesure de porter le coup de grâce. «Ça nous prenait cette vic-toire, qui aurait fait toute la différence entre un voyage de 6-3 et celui de 5-4 qu'on vient de faire. Si on avait amorcé la saison avec une telle fiche, j'aurais été satisfait, sauf qu'en raison de notre situation actuelle, mes exigences sont plus élevées. On ne peut plus remettre à plus tard. Aussi, je m'explique mal notre inaptitude à ne pas faire rentrer les points gratuits, on a encore laissé deux coureurs au troisième but sans en profiter. Il s'agit de la première fois que je vois cela depuis que je suis dans le baseball, ça dure depuis le début de la saison. Nous avons gagné nos deux dernières séries [à Amarillo et à Grand Prairie], mais on revient avec une fiche de ,500 (27-27), ce n'est pas satisfaisant», soulignait le patron du losange québécois lors d'une conversation téléphonique après le match.
Pas de panique
Même si les Capitales occupent le troisième rang du classement, quatre matchs derrière la première position (Rockland), il n'y a pas encore de sentiment d'urgence à l'intérieur du vestiaire. «Il est trop tôt pour appuyer sur le bouton de panique. Si on était à la mi-août, peut-être que ça presserait, mais nous ne sommes qu'à la mi-juillet, il reste beaucoup de baseball à jouer. Je pense que c'est en train de cliquer, notre affaire, sauf qu'on laisse encore trop de coureurs sur les buts en position de marquer. Avec l'offensive qu'on a, il n'y a pas de raisons de ne pas profiter de nos chances», estimait le lanceur Karl Gélinas.
<p>Le lanceur des Capitales de Québec Shawn Sanford</p>
Sur le losange
Appelé à identifier les joueurs les plus productifs du séjour au Texas, Scalabrini pointait en direction de Sébastien Boucher, Rene Leveret et des lanceurs partants «qui ont fait le travail en nous gardant dans chacun des neuf matchs», disait-il... Les Capitales rentrent à la maison, lundi, leur itinéraire de vol à partir de Dallas les conduira à Chicago, et de là, à Québec en fin d'après-midi... Un programme double est à l'horaire, mardi, au Stade municipal. Il s'agira de deux matchs de neuf manches (13h et 19h) avec entrée distincte pour les spectateurs... Zach Staniewicz (5-5) et Shawn Sanford  (6-1) seront les partants pour le début de cette série de quatre matchs contre les Jackals du New Jersey.