Grâce à une performance magistrale, Karl Gélinas a été crédité de la victoire des Capitales dimanche après-midi, 2-1 face aux Boulders de Rockland.

Une victoire grâce à Karl Gélinas

Si tu marques peu de points, donnes-en encore moins! C’est ce que les Capitales ont fait dimanche après-midi, à Québec, remportant leur troisième victoire seulement cette saison, 2-1 face aux Boulders de Rockland, grâce au lanceur Karl Gélinas.

La performance magistrale du partant Gélinas n’aurait pas été possible sans le brio du nouveau receveur Corey Bass et du releveur de fins de match Dustin Molleken. Le trio a limité les Boulders à seulement deux coups sûrs dans toute la rencontre disputée à vive allure en deux heures sept minutes.

«Tout a cliqué. Et ç’a été très agréable de lancer à notre nouveau receveur Corey Bass. On a eu une bonne discussion avant le match et on était sur la même page tout au long de la rencontre», a commenté Gélinas, après sa première victoire de la saison.

Sortie de huit manches où il n’a accordé que deux coups sûrs, dont un circuit solo au neuvième frappeur John Brontsema en huitième. En plus de retirer neuf Boulders sur trois prises et de n’accorder qu’un seul but sur balles pour une journée de travail de 87 lancers.

«J’aurais pu y retourner pour la neuvième, mais on a un gars qui s’appelle Dustin Molleken et qui s’adonne à être pas pire pour finir les matchs. Plus jeune, j’aurais sûrement voulu continuer, par orgueil, mais là, pour l’équipe, c’était ça le mieux», explique le vétéran de 35 ans, qui occupe aussi le poste d’instructeur des lanceurs.


« Tout a cliqué. Et ç’a été très agréable de lancer à notre nouveau receveur Corey Bass. On a eu une bonne discussion avant le match et on était sur la même page tout au long de la rencontre »
Le lanceur Karl Gélinas

Gélinas s’est senti «100 fois mieux» que lors de son premier départ, où il n’avait quand même accordé qu’un point mérité en six manches. «C’est aussi la première fois que je sue en lançant cette saison!» ajoute-t-il, heureux d’avoir enfin pu profiter du soleil. Sa moyenne de point mérité est maintenant à 1,28.

«Au fil des ans, Karl a souvent été celui qui est venu briser de mauvaises séquences de défaites avec ses bonnes performances», l’a encensé son ami et gérant Patrick Scalabrini, dont la troupe avait perdu les deux premiers matchs de cette série de quatre contre Rockland. Québec a une fiche de 3-7, Rockland de 3-5.

Scalabrini pas dupe

Scalabrini n’est pas dupe. Il sait bien que de gagner avec quatre coups sûrs de son attaque ne sera pas chose courante. Les Capitales sont tellement démunis au bâton que le gérant a demandé l’amorti à son quatrième frappeur, Joe Lytle, en sixième, avec des coureurs aux premier et deuxième coussins et aucun retrait. J.D. Williams et T.J. White étaient sur les sentiers à la suite de buts sur balles.

La stratégie a payé, puisque Lytle a fait avancer ses coéquipiers et un roulant à l’avant-champ d’Andrew Godbold a ensuite fait marquer Williams pour le point victorieux.

Le seul fait de voir Lytle comme quatrième frappeur, au cœur du rôle des frappeurs, en dit long. La recrue ne devait même pas faire l’équipe, lors du camp d’entraînement.

«J’ai persévéré malgré un début de saison difficile et ç’a fini par débloquer», indique Lytle, utilisé au quatrième rang pour la première fois de sa carrière.

Il avait cédé sa place derrière le marbre à Bass, étant dorénavant posté au premier but. «Si c’est ce dont l’équipe a besoin pour gagner, c’est parfait pour moi. Ce qui compte le plus est la victoire de l’équipe et il faut que ça continue», résume celui qui frappe quand même pour ,375, mais avec un seul point produit jusqu’ici.

Comme il a plu jusqu’à midi, seulement 956 spectateurs ont assisté à cette victoire marquée par le 20e anniversaire de la mascotte Capi.

Dernier match à domicile lundi (19h) pour les Capitales, avant de partir une semaine sur la route. Pour clore ces quatre matchs face aux Boulders, Arik Sikula (0-0, 4,32) effectuera son troisième départ de la saison pour Québec contre J.D. Busfield (1-0, 4,50).

Scalabrini fera un petit ménage dans son alignement avant de grimper dans l’autocar, dans la nuit de lundi à mardi. Le semi-retraité Malo sera bien sûr remercié pour ses courts, mais toujours appréciés services, tandis que Brandon Brosher devra sans doute rendre son uniforme.

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LANCASTER, DES CUBS AUX BOULDERS

Le nouveau gérant Kevin Baez n’est pas le seul membre du personnel d’instructeurs des Boulders de Rockland à avoir joué dans le baseball majeur. L’instructeur des lanceurs Les Lancaster a lancé sept saisons dans les grandes ligues, dont ses cinq premières avec les Cubs de Chicago, en 1987 à 1991. En 1989, aux côtés des Ryne Sandberg, Andrew Dawson, Rick Sutcliffe et Mitch Williams, ainsi que de la recrue de l’année dans la Ligue nationale Jerome Walton, Lancaster et les Cubs ont raflé le championnat de la division Est de la Nationale. Le releveur est plus tard devenu partant et a poursuivi sa carrière dans les circuits indépendants jusqu’en 2001, occupant à la fois les rôles de gérant et d’artilleur avec Adirondack (1999 et 2000) et Lincoln (2001). En 11 campagnes à titre d’instructeur-chef, il a mené sa troupe aux grands honneurs à Adirondack (2000, Northern East) et à Reno (2006, Golden).

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APRÈS QUÉBEC, ELLE CHANTERA À DETROIT ET TAMPA

La jeune fille qui a chanté les hymnes nationaux avant le match de dimanche, au stade Canac, a impressionné par sa voix et son aplomb. Âgée de 12 ans, la Sherbrookoise Jennifer Bellerose se promène aux quatre coins du Québec et même au-delà depuis plus de deux ans pour entonner l’Ô Canada et le Star Sprangled Banner avant des événements sportifs. Samedi soir, elle a chanté au Rodéo de Saint-Tite, puis dimanche avant le match des Capitales à Québec, en après-midi, et le soir à celui des Expos de Sherbrooke, dans le senior. Dans deux semaines, ce sera chez les Alouettes de Montréal. Mais cet hiver, son père Jean-François est passé au niveau supérieur en envoyant le curriculum vitæ vidéo de sa progéniture à plusieurs organisations sportives majeures. Résultat, Jennifer chantera le 7 juillet au Comerica Park de Detroit, avant l’affrontement entre les Tigers et les Red Sox de Boston, puis le 5 août au Tropicana Field de Tampa, pour le match entre les Rays et les Blue Jays de Toronto. Une petite grande chanteuse à surveiller!