Maxx Tissenbaum est motivé de connaître une deuxième saison aussi productive que la première dans l'uniforme des Capitales, où il a brillé par sa polyvalence et sa régularité au bâton, avec une moyenne de ,326, la meilleure de l'équipe, en 2016.

Une saison pleine de défis pour Tissenbaum

Après avoir été libéré par les Rockies du Colorado en avril, Maxx Tissenbaum était heureux d'apprendre que le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini, l'incluait toujours dans ses plans en vue de la prochaine saison. C'est donc avec enthousiasme que le receveur ontarien s'est amené à Québec, où il doit maintenant s'acclimater à un tout nouveau personnel de lanceurs. Un défi qui l'emballe.
Au terme de la dernière saison, Tissenbaum avait décidé de s'accorder une nécessaire pause du baseball. Au lieu de jouer compétitif comme lors des deux hivers précédents, il a plutôt refait le plein.
«Je travaillais surtout dans la cage des frappeurs. Je suis aussi allé sur le terrain avec des joueurs de niveau secondaire à Albany, où habite ma copine. Ça m'a permis de travailler sur moi, physiquement, et de sortir du mode de la performance à chaque jour. J'ai pu relaxer, prendre du temps en famille, aller voir jouer ma soeur Molly, qui est gardienne de but pour l'équipe de hockey féminin de Harvard. Ça m'a fait le plus grand bien», a-t-il admis.
Et puis, l'appel des majeures est venu, en décembre. Les Rockies. Une perspective emballante, même s'il ne s'agissait pas de sa première expérience dans un camp des majeures, lui qui avait déjà participé à ceux des Padres, des Rays et des Marlins. «Mais chaque fois, c'est un peu différent», a admis l'ancien choix des Blue Jays et des Padres.
Même si l'expérience n'aura pas été concluante, il est revenu du Colorado avec de nouvelles armes dans son arsenal. Au contact de nouvelles «voix», de nouveaux entraîneurs, de nouveaux joueurs, il a effectué quelques petits changements mécaniques qu'il se dit impatient de mettre en pratique sur le terrain du Stade Canac.
Dix lanceurs à décoder
Le Torontois de 25 ans est surtout motivé de connaître une deuxième saison aussi productive que la première dans l'uniforme des Capitales, où il a brillé par sa polyvalence et sa régularité au bâton, avec une moyenne de ,326, la meilleure de l'équipe, en 2016. C'est d'ailleurs ce qui lui avait valu son invitation au Colorado.
«C'est ce qu'ils m'ont dit. Et ils ont un jeune dans leur alignement, Stephen Cardullo, qui a joué à Rockland, il y a quelques années, alors ils respectent la ligue et savent qu'il s'y joue du baseball de qualité», a-t-il noté.
Cette saison, c'est toutefois en défensive que le receveur risque d'être le plus sollicité, lui qui doit composer avec 10 nouveaux lanceurs à décoder et à diriger.
«C'est notre plus gros défi, ce printemps, de tenter d'assimiler les façons de lancer de chacun et les clés qui permettent de les ramener dans le droit chemin quand ils s'égarent sur le monticule. Quand on voit quelque chose dans un match, une tendance, on doit pouvoir la corriger rapidement, pour ne pas que les manches s'étirent et qu'on accorde trop de coups sûrs. Il faut être capable d'identifier ces moments. Pour ça, ça prend beaucoup de discussions, avant et après les séances dans l'enclos de pratique», a-t-il soutenu.
Le receveur est toutefois confiant. Ce qu'il a vu jusqu'à présent des nouveaux bras des Capitales l'a fortement impressionné. «Ce sont des grands gars et ça complique toujours la tâche des frappeurs, à qui ça donne l'impression que la balle arrive au-dessus d'eux. Et nous avons un bon mélange de droitiers et de gauchers, ce qui devrait toujours permettre de bons affrontements en fin de match. De ce que j'en ai vu jusqu'à maintenant, ils ont un bon feeling pour la zone de prise et ils lancent déjà très bien pour ce stade-ci du camp. C'est bon signe, parce que tout part des lanceurs», a jugé Tissenbaum.
Vivement Trois-Rivières!
Après deux jours de camp d'entraînement à l'intérieur, les Capitales étaient impatients de mettre le cap sur Trois-Rivières, où ils pourraient finalement mettre les pieds sur un terrain de baseball, mercredi. Les caprices de la météo les forcent toutefois à repousser l'entraînement prévu au Stade Stéréo Plus, à jeudi.
Les travaux d'installation de la surface synthétique du Stade Canac, conjugués à un début de camp pluvieux, forceront par conséquent la troupe de Patrick Scalabrini à poursuivre ses activités à l'intérieur, à ExpoCité et à Baseball 360, mercredi, ce qui se veut une bonne alternative, même si ce n'est pas l'idéal, convient le gérant.
«Je suis déjà tanné d'être à l'intérieur. Il faut qu'on sorte dehors pour faire des choses qu'on ne peut pas faire à l'intérieur. On a la chance d'avoir un terrain professionnel pas si loin, alors on va en profiter. Ils nous laissent l'utiliser, alors on est chanceux à ce niveau-là. Alors même si je déteste ça, aller à Trois-Rivières, je vais être content d'y aller pour quelques jours!» a lancé le gérant des Capitales.
Bien qu'il soit encore trop tôt pour porter des jugements sur sa formation, particulièrement sur son nouveau personnel de lanceurs, Scalabrini aime la manière dont les choses se déroulent depuis dimanche. Les premières offrandes du Cubain Lazaro Blanco et du gaucher Brett Lee, à l'entraînement mardi, l'ont particulièrement enchanté.
«Je suis très content de ce que je vois depuis deux jours, même si on ne veut pas se faire trop d'idées. Après deux jours à l'intérieur, tout à l'air beau, tout le monde a l'air fort. Mais c'est très difficile d'évaluer dans ce contexte. En même temps, je n'ai pas beaucoup de coupures à faire et je ne suis pas pressé de les faire. Alors, on va attendre les situations de match, en fin de semaine. D'ici là, je ne veux pas m'emporter et prendre des décisions hâtives...» a laissé entendre Scalabrini, dont la formation disputera un premier match préparatoire contre les Aigles de Trois-Rivières, à Sherbrooke, samedi.