Acquis des Barnstormers de Lancaster de la Ligue Atlantique, Joey Maher a évolué dans les filiales des Yankees de New York jusqu'à la mi-saison 2016.

Une dernière chance pour Joey Maher

Les Capitales ont ouvert officiellement leur camp d'entraînement, à ExpoCité, lundi. Une première occasion de voir à l'oeuvre la nouvelle mouture de la formation de la Can-Am, mais surtout son personnel de lanceurs totalement renouvelé, à l'exception de l'as de la rotation, Karl Gélinas. Au milieu du groupe, une tour de 6'5", l'Américain Joey Maher, n'a pas raté sa chance de faire une bonne première impression.
Acquis des Barnstormers de Lancaster (Ligue Atlantique) en échange du releveur Shaun Ellis en décembre, le grand droitier de 24 ans, un choix de 38e ronde des Yankees en 2011, a évolué dans les filiales de la formation new-yorkaise jusqu'à la mi-saison 2016 - atteignant notamment le A fort -, avant d'être libéré en juillet. Il a terminé la campagne à titre de partant à Lancaster avant d'être transigé à Québec.
Motivé, Maher l'est certainement. «Je suis gonflé à bloc!» a-t-il même fait savoir. Parce que sa saison avec les Capitales pourrait bien être sa dernière dans le baseball professionnel. Une histoire de retour aux études - il a été repêché alors qu'il évoluait toujours à l'école secondaire - et de bourse universitaire qu'il doit utiliser avant de la perdre.
«Tout dépendant comment la saison se déroule, je serais très content si j'obtenais une chance de retourner dans l'affilié. Mais il s'agit potentiellement de ma dernière saison comme joueur, alors mon objectif principal est de faire le mieux que je peux, passer du bon temps et profiter de Québec» a expliqué d'entrée de jeu celui qui a déjà commencé son exploration de la ville en allant se balader dans le Vieux-Québec.
En quatre saisons et demie dans le baseball affilié, Maher a conservé une moyenne de points mérités de 3,10, connaissant sa meilleure campagne en 2015 avec Charleston (A), où il a affiché une moyenne de 2,20, retirant 97 frappeurs sur des prises en 118,2 manches.
Bonne vélocité
À ses premiers lancers à l'entraînement, lundi, le longiligne droitier a démontré des qualités qui ont ravi les entraîneurs des Capitales, impatients de l'observer en action. L'artilleur pourrait occuper le quatrième rang de la rotation des lanceurs.
«Il est impressionnant. C'est un grand gars. Ça part donc de très haut. Il a aussi beaucoup de mouvements sur sa balle à effets. Une belle vélocité», a résumé l'entraîneur-adjoint Jean-Philippe Roy, dont le collègue Karl Gélinas a quant à lui aimé la «fluidité de l'action de bras» de l'Américain.
«Je me suis toujours considéré comme un partant et je suis excité par la possibilité de devenir un partant à nouveau. Avec un peu de chance, ça va aider ma carrière. Je suis reconnaissant en ces gars de me donner cette chance. Je n'ai lancé qu'une fois pour Karl, mais j'aime son attitude. Il semble bien comprendre la game. Je suis donc excité de travailler avec lui cette saison», a indiqué Maher.
Ce dernier dit avoir beaucoup appris lors de son séjour d'une demi-saison dans le baseball indépendant à Lancaster, où il a côtoyé plusieurs joueurs ayant goûté aux majeures.
«C'était un groupe de gars très talentueux avec qui j'ai vécu de bonnes expériences. Il y avait des gars plus vieux qui m'ont montré quelques trucs du métier. C'était un environnement complètement différent de celui du baseball affilié. Ça m'a ouvert les yeux», a raconté Maher, qui a apprécié la transition de l'affilié «où nos journées sont programmées aux quarts d'heure», à l'indépendant, où chaque joueur est, comme dans les majeures, responsable de sa préparation.
Gélinas n'aura pas le temps de se tourner les pouces
L'entraîneur-chef des Capitales, Patrick Scalabrini et l'entraîneur des lanceurs, Karl Gélinas, observaient, lundi, le personnel d'artilleurs totalement renouvelé de l'équipe.
Avec 10 nouveaux bras à observer et à évaluer en vue de la saison 2017, l'entraîneur des lanceurs des Capitales, Karl Gélinas, a du boulot qui l'attend au cours du prochain mois. Sans compter qu'il doit lui-même se préparer à remonter sur la butte!
De retour avec l'équipe pour une 11e saison, Gélinas doit maintenant apprendre à conjuguer son travail d'entraîneur avec celui de joueur. La bonne nouvelle, c'est qu'il part complètement en neuf, avec un groupe de joueurs dont il n'a jamais été le coéquipier.
«Je pense que ça va faciliter la transition de joueur à joueur-entraîneur, comparativement à l'année passée, quand j'ai été coéquipier pendant une moitié de saison avec les gars. Même qu'avec certains, j'avais été coéquipier pendant plusieurs saisons, alors c'était plus délicat. En partant avec 10 nouveaux, je peux tout de suite créer un lien entraîneur-joueur et rattacher à ça le coéquipier. Ça va être de faire un mariage des deux qui va être le fun», a estimé Gélinas.
Ce dernier occupera à nouveau le premier rang de la rotation des Capitales, et devrait être suivi, dans l'ordre, de Lazaro Blanco, Brett Lee, Joey Maher et Arik Sikula. Que des nouveaux visages!
«Jusqu'à date, tout le monde semble à bord et emballés d'être ici. Tout le monde semble être des bonnes personnes. C'est encourageant, côté chiffres. C'est encourageant côté CV. Et c'est encourageant côté personnalités aussi. Ça va peut-être prendre un peu de temps à les connaître et de voir quel type de lanceurs ils sont. Ça va être une période d'adaptation. J'ai une quinzaine de jours pour le faire.»
Son collègue Jean-Philippe Roy estime pour sa part que le retour des receveurs Maxx Tissenbaum et Adam Ehrlich aidera à diriger ce nouveau groupe de lanceurs.
«En ayant les deux même receveurs que l'année passée, ils pourront être un peu plus des leaders, mener un petit peu plus les matchs et donner de meilleurs conseils, ce qui va aussi aider», a-t-il jugé.