En première manche, David Salgueiro a été retiré alors qu’il tentait de voler le deuxième but sur un tir précis du receveur cubain.

Une autre défaite gênante pour les Capitales

Bonne nouvelle, le club local l’a finalement emporté, mercredi, au Stade Canac. Mauvaise nouvelle, les Capitales de Québec ne jouaient pas ce rôle même si le match avait lieu sur leur terrain… Résultat, ils ont perdu une deuxième fois de suite contre l’équipe nationale cubaine, cette fois par la marque de 7-3 sous le regard du premier ministre François Legault.

Il s’agissait d’une cinquième défaite de suite pour les Capitales, qui ne parviennent pas à se replacer. Ils ont perdu sept de leurs huit derniers matchs et perdaient une septième série sur 10 depuis le début de la saison. Pire, ils n’ont gagné que trois fois en 15 matchs à domicile et sont à 13 matchs (8-21) de la barre de ,500, le seuil de respectabilité dans le monde du sport.

«Je suis très déçu de la manière que certains sortent. Peut-être est-ce de ma faute, car je continue de les utiliser. Face à l’équipe cubaine, on devrait être les Yankees de New York, mais on n’a pas l’air d’une équipe professionnelle, ce qui est gênant et dommage», admettait le gérant Patrick Scalabrini.

Les Capitales espéraient un meilleur sort que la veille, alors qu’ils avaient échappé le premier match de la série internationale par 3-2. Après tout, l’ancien des ligues majeures Scott Richmond était au monticule.

Mais dès la première manche, le droitier de 39 ans a été victime de sa défensive en plus d’être accueilli froidement par les visiteurs de Cuba. Juste en première, Richmond a donné quatre coups sûrs, dont un circuit de deux points de Yosmani Alarcon, premier d’une série de trois à ses dépens. Carlos Benitez et Yordanis Samon ont aussi sorti la balle du stade avant qu’il ne cède sa place, en sixième.

«Scott Richmond ne lancera pas de match sans point ni coup sûr, il a besoin de la défensive. Si le deuxième-but [Ryan Kiniry pour ne pas le nommer] ne bousille pas la première manche à lui seul, on aurait pu vivre avec les circuits en solo. On a essayé d’acheter plus d’offensive, mais ça nous a coûté trois ou quatre points», constatait le gérant.

Les Capitales ont frappé 10 coups sûrs aux dépens des lanceurs cubains. Ils ont mal paru, en début de septième, lorsqu’ils ont abandonné trois coureurs sur les buts sans aucun retrait. Retiré sur décision avec le bâton sur l’épaule, Tyson Gillies a été expulsé une fois rentré dans l’abri.

En huitième, les Capitales ont réduit l’écart à 6-3 à l’aide d’un double d’Alan Mochabee, mais les Cubains ont utilisé leur vitesse pour mal faire paraître la défensive et ajouter un point un dernier point. L’équipe nationale cubaine présente un dossier de 3-2 depuis son arrivée au pays.

NOTES: En cette soirée pluvieuse, 1656 spectateurs ont assisté au match qui a commencé avec quelques minutes de retard… Jhalan Jackson, qui doit amener plus de puissance à l’alignement, reviendra au jeu, mardi prochain… Après la série cubaine, les Capitales se rendent à Ottawa pour y disputer une série de quatre matchs en trois jours à compter de vendredi… Les Champions ont perdu les services de leur lanceur Zach Vennaro, mis sous contrat par les Brewers de Milwaukee…

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GÉLINAS SUR LA TOUCHE DE DEUX À QUATRE SEMAINES

Les Capitales de Québec devront se passer des services de Karl Gélinas pour tout près d’un mois. Le lanceur droitier de 35 ans souffre d’une contusion à la jambe gauche, résultat d’une balle frappée en sa direction, la semaine dernière, à Ottawa.

Gélinas a passé une échographie, jeudi, à l’hôpital, où l’on a confirmé qu’il n’avait pas de phlébite. Durée de l’absence, de deux à quatre semaines, selon le gérant Patrick Scalabrini

«La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une phlébite, mais la mauvaise, c’est que ça prendra plus de temps pour revenir au jeu», disait Gélinas avant d’expliquer par la suite sa blessure au premier ministre François Legault dans le vestiaire.

Pendant que ses coéquipiers s’exerçaient au bâton et en défensive, le numéro 34 était étendu dans le bureau des entraîneurs, les jambes enveloppées dans un appareil de compression.

«Je vais me déplacer en béquilles jusqu’à ce que je puisse mettre du poids sur ma jambe, je ne ferai pas la même erreur que l’an passé en essayant de marcher dessus. Je devrais peut-être porter des jambières de soccer», disait celui qui avait subi une fracture du péroné de la jambe droite en fin de saison dernière.

Stressé pendant 48 heures

Gélinas montrait un dossier de 1-3, cette saison, et affichait une moyenne de points mérités de 3,03 en cinq départs. Il est le lanceur le plus décoré de l’histoire des Capitales avec une fiche cumulative de 84-53 en 13 saisons.

«Un calvaire n’attend pas l’autre… Je suis quand même soulagé de ne pas souffrir d’une phlébite, c’est un mot qui me faisait un peu peur. J’ai été stressé pendant 48h, je l’avoue, j’ai googlé pour savoir ce que c’était. Comme compétiteur, ça me fait de quoi d’être tenu à l’écart du jeu, mais je ne ressens pas le sentiment d’urgence de revenir trop vite parce qu’on ne lance pas mal, présentement», ajoutait l’entraîneur des lanceurs, dont l’absence prolongera la présence dans l’alignement de Ryan Kiniry, qui aurait été victime du surplus de joueurs d’expérience.

Les Capitales ont confirmé, mercredi, que le droitier Matt Marsh était en mesure d’obtenir le départ, jeudi, avec une limite de 65 à 70 lancers. Il s’est absenté, récemment, en raison d’un malaise au coude. Le releveur Seth Davis, lui, est remis à 100 % et sera inséré à l’alignement mardi, au retour du congé de la Saint-Jean.

Cela n’empêchera pas le gérant de partir à la recherche d’un autre bras pour compenser la perte de Gélinas. «On commence à manquer de munitions, on ne peut pas faire appel juste à des recrues parce qu’on n’est pas dans une position pour sacrifier des matchs», constatait Scalabrini en lien avec le début de saison difficile des siens.