Le voltigeur et premier but Stayler Hernandez, le vétéran arrêt-court Yordan Manduley et le lanceur Vladimir Garcia

Un trio cubain déterminé à aider les Capitales

À entendre parler le vétéran arrêt-court Yordan Manduley et ses compatriotes, le voltigeur et premier but Stayler Hernandez et le lanceur Vladimir Garcia, les Capitales de Québec devraient changer de visage au cours des prochains jours avec l’arrivée sur le terrain du trio de joueurs cubains qui était très attendu tant par le gérant Patrick Scalabrini que par les partisans de l’équipe.

Manduley, Hernandez et Garcia ont cependant vu leur premier match de la saison à Québec être reporté à dimanche en raison des mauvaises conditions météorologiques. Le match prévu samedi soir au Stade Canac contre les Aigles de Trois-Rivières aura plutôt lieu dimanche midi, alors que les Capitales disputeront un programme double à la formation trifluvienne. Un mal pour un bien pour les trois athlètes qui étaient encore un peu fatigués de leur voyage en avion après une longue attente pour obtenir leurs visas.

«Je suis conscient de mon rôle tant offensif que défensif et je me suis préparé en conséquence», explique Manduley via le traducteur des Capitales, Raymond Boisvert. L’arrêt-court vedette s’est aligné avec les Sabuesos de Holguin et les Gallos de Sancti Spiritus dans la Serie Nacional de baseball cubain depuis la fin de sa dernière saison à Québec. «C’est certain que mon expérience de cinq ans dans la Ligue Can-Am va aider les Capitales à se retrouver en meilleure position. Je suis convaincu qu’on réussira à aider l’équipe à retrouver la place qui leur appartient et qui n’est pas celle qu’ils occupent présentement», a-t-il ajouté, sachant très bien qu’il rejoignait l’équipe alors qu’elle était au dernier rang du classement général.

Rivaux et amis

Par ailleurs, Manduley connaît bien Garcia et Hernandez, deux vétérans de 36 ans, même s’il a seulement joué avec eux au sein de l’équipe nationale cubaine. «J’avoue qu’il y a une certaine rivalité avec eux puisqu’ils étaient des adversaires en Serie Nacional, mais cette rivalité se transforme vite en fraternité et même en amitié quand nous sommes réunis dans la même équipe. Ce sont deux bons athlètes qui vont rendre de fiers services à l’équipe.»

Hernandez s’amène à Québec avec trois championnats nationaux cubains remportés en 2002, 2003 et 2010. Celui qui a déjà frappé 20 circuits et produit 79 points en une saison récolte aussi sa part de buts sur balles. «Je n’ai pas toujours été aussi patient au bâton», avoue-t-il cependant. «C’est quelque chose que j’ai développé avec le temps, avec l’expérience.» Il dit avoir extrêmement hâte de faire face à son premier lancer dans la Ligue Can-Am. «Je remercie les Capitales de me donner cette opportunité. J’ai hâte d’être testé dans une ligue professionnelle, j’ai hâte de voir les différences avec Cuba.»

Comme Hernandez, Vladimir Garcia avait entendu parler des Capitales par le bouche-à-oreille et via l’expérience de Yordan Manduley. «Yordan a toujours parlé en bien des Capitales et il est très fier de jouer à Québec», indique-t-il. Il ne manque pas d’ajouter non plus qu’il était de la première tournée de l’équipe nationale cubaine contre les formations de la Ligue Can-Am. «J’ai lancé contre Québec et je suis le seul à avoir gagné contre eux!» insiste-t-il avec un sourire.

Celui qui fait 6 pieds 2 pouces et 270 livres selon les données du site Baseball Reference ne cache pas qu’il mise beaucoup sur sa balle rapide pour faire mordre la poussière aux frappeurs adverses. «C’est mon atout principal et mon secret est de la garder basse. Quand je suis en forme, j’atteins de 93 à 94 milles à l’heure et parfois un peu plus. Dans la dernière Série des Caraïbes, j’ai même touché 96 milles à l’heure», assure-t-il.

Garcia avoue cependant que la période d’attente avant de pouvoir enfin se rendre à Québec avait également été difficile pour lui et ses coéquipiers. «Ça a été très long, trop long et pendant un certain temps, on a cru que ça ne marcherait pas. Mais maintenant, on est très heureux d’être ici», poursuit-il

Un rêve

Toujours enchanté de faire découvrir Québec à ses compatriotes, Manduley a confié en fin d’entrevue qu’il caressait aussi le rêve de jouer un jour aux côtés de son fils comme l’ont fait Ken Griffey et Tim Raines. «Il a 12 ans et il a déjà remporté quatre championnats. S’il continue à être aussi bon en vieillissant, peut-être qu’il voudra un jour jouer à Québec lui aussi? J’aimerais vraiment vivre ce moment avant de finir ma carrière.» Manduley ne se formalise pas du tout du fait que son fils évolue lui aussi à l’arrêt-court. «Ce n’est pas grave! Avec deux arrêt-courts, on en envoie un au deuxième but et le problème est réglé!» conclut-il en riant.