Le joueur de deuxième but Melvin Rodriguez, qui mesure 5’ 9”, concède plus d’un pied en grandeur au lanceur Tyler Olander, qui fait 6’ 10”. Ce colosse âgé de 26 ans qui n’a pas joué l’année dernière à cause d’une rupture du tendon d’Achille.

Un grand petit nouveau chez les Capitales

Il est grand, le petit nouveau des Capitales. Le lanceur Tyler Olander vient d’arriver avec le club indépendant de Québec, mais aussi dans le monde du baseball, lui qui a d’abord fait sa marque au basket.

Du haut de ses 6’ 10”, Olander dépasse tout le monde ou presque d’une tête dans le vestiaire et sur le terrain synthétique du stade Canac. Même littéralement d’un pied (!), si on le compare à Melvin Rodriguez et J.D. Williams, qui participent aussi au camp présaison des Capitales.

Le colosse de 26 ans, 27 en juillet, n’en est pourtant qu’à sa quatrième véritable saison dans le baseball. Avant 2016, la dernière fois où il avait tâté de la balle aux coutures rouges remontait à l’époque où il avait 13 ans!

Avec son gabarit, pas surprenant qu’Olander ait ensuite fait son chemin sur les courts de basket. Natif de Mansfield, au Connecticut, il a grandi à distance de marche du gymnase où il allait plus tard connaître ses heures de gloire avec les Huskies de l’Université du Connecticut. Il possède toujours deux bagues de champion national de la NCAA pour le prouver.

«Après UConn, je suis allé jouer deux ans en Europe, d’abord en Lituanie et ensuite en Espagne. Mais à mi-chemin de ma saison 2015, je me suis fracturé le pied. Alors je suis revenu aux États-Unis et je me suis mis à jouer au baseball», explique-t-il, se penchant un peu pour que le journaliste entende bien.

L’un des anciens entraîneurs du baseball à UConn, un ami, possédait quelques contacts dans le milieu professionnel. Il a donc pris Olander sous son aile. «Je suis grand, gaucher, avec un passé sportif, je me suis dit : “Voyons ce que ça peut donner!”» Au printemps suivant, les Blue Jays de Toronto lui faisaient signer un contrat des ligues mineures.

Dommage qu’une rupture du tendon d’Achille l’ait empêché de jouer l’an dernier, convaincant l’organisation des Jays de le libérer. Il effectue donc un retour au jeu avec les Capitales, lui dont des amis qui ont évolué pour les Boulders de Rockland n’ont eu que de bons mots pour la Ligue Can-Am et le club de Québec.

«Ce sera ma quatrième année dans le baseball. J’en ai encore beaucoup à apprendre! Je suis ici pour voir où j’en suis, idéalement faire l’équipe, aider à gagner des matchs et juste avoir du plaisir», conclut le doux géant, dont la voix ne dépasse par contre jamais celle de ses coéquipiers.