Les deux receveurs des Capitales, Maxx Tissenbaum et Adam Erlich, ne semblaient pas trop nerveux, mardi après-midi, à quelques heures du début du premier match de la finale de la Ligue Can-Am, à Pomona.

Un étudiant en grande finale

À 9h45, mardi, Maxx Tissenbaum est grimpé à bord du train sur le campus de l'Université Stony Brook pour rejoindre ses coéquipiers à l'hôtel de Mahwah, au New Jersey, en prévision du premier match de la finale de la Ligue Can-Am. Contrairement à la série précédente, aucun conflit d'horaire ne viendra perturber la semaine du receveur des Capitales.
Tissenbaum est de retour sur les bancs d'école après une pause de cinq ans pour jouer au baseball professionnel. Il complète son baccalauréat en administration des affaires à l'institution de Long Island, près de New York, où il fait aussi partie du personnel d'entraîneurs du programme de baseball puisqu'il ne peut plus jouer au niveau collégial.
«Je suis vraiment chanceux, on a joué contre Sussex en première ronde, et là, ça ne peut pas mieux tomber que l'on affronte Rockland, ça me complique beaucoup moins les choses puisque les deux équipes ne sont pas trop éloignées de mon campus. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si on avait joué contre Ottawa en première ronde», a-t-il confié après l'exercice au bâton.
Tissenbaum a raté la dernière semaine de la saison pour effectuer sa rentrée universitaire. Il avait obtenu l'accord du gérant Patrick Scalabrini pour s'absenter.
«Comme je n'avais pas mis le nez dans mes livres depuis le printemps 2012, j'avais vraiment besoin de commencer en même temps que tous les autres étudiants, qui sont tous plus jeunes que moi. J'avais arrêté l'école après avoir été repêché, et depuis, je n'avais suivi qu'un cours en ligne, l'an passé, histoire de retrouver un peu mes repères», a raconté le choix de 11e ronde des Padres de San Diego en 2012.
Mais voilà, après cinq saisons dans le baseball affilié et indépendant, il a décidé de compléter son cours universitaire. «Ça ne veut pas dire que ma carrière est terminée, mais je préférais avoir des options. Mes parents et mes grands-parents m'ont toujours dit qu'il valait mieux en avoir. Si je joue encore au baseball, dans les prochaines années, j'aurais au moins quelque chose dans ma poche arrière.»
Une promesse de 2012
En quittant l'Université Stony Brook avant la fin de ses études, en 2012, Tissenbaum avait fait la promesse à ses professeurs qu'il viendrait y compléter son baccalauréat, un jour. Et ce jour, il est arrivé, mais voilà qu'il tombe en plein coeur des séries éliminatoires de la Ligue Can-Am.
«En demi-finale, la journée de pluie a bien failli nous causer des problèmes, car je devais absolument être de retour en classe à 8h30, car je suis horrible avec les chiffres et ça portait là-dessus... J'avais aussi un examen, lundi soir, alors je vais pouvoir jouer la finale avec l'esprit en paix.»
Au total, il ratera sept cours. On lui souhaite un retour moins animé que celui de dimanche, lui qui se trouvait à l'intérieur de l'aéroport Jean-Lesage lorsqu'on a fait évacuer tout le monde en raison d'un colis suspect. «Je n'avais jamais rien expérimenté quelque chose comme ça», notait-il.
À Stony Brook, il est l'un des entraîneurs du club de baseball. Reste à voir s'il pourra raconter aux joueurs des Seawolves comment faire pour remporter un championnat!