Patrick Scalabrini et les Capitales amorceront leur saison avec deux Québécois dans leur formation à la suite de la signature du voltigeur Philippe Craig-St-Louis, mercredi.

Un deuxième Québécois chez les Capitales

Le lanceur Karl Gélinas n'est plus le seul Québécois chez les Capitales de Québec. À la veille du premier match de la saison régulière dans la Ligue Can-Am, le gérant Patrick Scalabrini a offert un contrat au voltigeur de 23 ans de Gatineau Philippe Craig-St-Louis, qui tentait de mériter un poste... avec les Champions d'Ottawa.
Craig-St-Louis, un produit de l'Université de l'Oregon (division 1 de la NCAA) a accompagné l'équipe vers le New Jersey, mercredi, lieu du premier match au calendrier régulier. «Il a été retranché par les Champions, qui n'avaient pas de place pour lui. Ça faisait un petit bout de temps que j'avais les yeux sur lui et je me gardais un poste ouvert, car je me doutais qu'il ne percerait pas l'alignement à Ottawa en début de saison», expliquait Scalabrini, avant de grimper à bord de l'autocar menant les siens à Little Falls.
Les Capitales auraient commencé la saison à 21 joueurs si le natif de Gatineau ne s'était pas ajouté au groupe. Le gérant des Champions, Hal Lanier, espérait pouvoir le rappeler à l'occasion avant de voir les Capitales l'embaucher.
«Dans la mesure du possible, je voulais que notre 22e joueur soit un Québécois. Mais s'il n'avait pas été disponible, je ne l'aurais pas inventé non plus», précisait Scalabrini à propos de la venue de ce joueur qui double le nombre de produits du Québec dans l'équipe aux diverses nationalités.
Pas un inconnu
Craig-St-Louis n'est pas un inconnu pour Scalabrini, qui l'a déjà dirigé avec le programme collégial de l'ABC. Le frappeur gaucher a disputé les cinq dernières saisons avec le Hull-Volant de Gatineau, en Ligue de baseball junior élite du Québec, où il a conservé une moyenne de ,317.
«Je l'avais aidé à se placer au Seminole College, en Oklahoma, avant qu'il ne soit recruté par l'Université de l'Oregon, où il a joué les deux dernières années. Il y a frappé pour ,298 en 2015 et ,196 en 2016 dans une dernière saison collégiale plus difficile. Il a patrouillé le champ extérieur à l'Université et peut jouer un peu partout à l'avant-champ», notait Scalabrini à propos de celui qui avait été nommé joueur de l'année en 2014 par Canada Baseball Network.
L'autre réserviste des Capitales sera Charlie Calamia, une recrue, tout comme le nouveau venu.
Manduley absent
Au lieu d'accompagner ses coéquipiers au New Jersey, mercredi, le Cubain Yordan Manduley a pris le train à destination de Québec, le temps qu'il obtienne les papiers nécessaires pour aller aux États-Unis.
«Il ne s'agit que d'un détail et on espère qu'il pourra nous rejoindre dès le deuxième match, vendredi, ou en fin de semaine. Sinon, ça pourrait se régler seulement la semaine prochaine parce qu'il y a un congé férié, lundi», expliquait Scalabrini.
Il se disait néanmoins confiant à l'aube du premier lancer de la saison 2017 de la Ligue Can-Am, la 19e des Capitales et sa huitième à la barre de l'équipe. Karl Gélinas, Lazaro Blanco, Brett Lee et Joey Maher seront les partants pour les quatre matchs prévus contre les Jackals au Stade Yogi-Berra, à compter de jeudi. Arik Sikula, l'autre partant, sera utilisé en relève jusqu'à ce qu'il obtienne son premier départ au neuvième match de la saison.
«Nous avons plusieurs nouveaux visages, dont quelques cas intrigants. On rate l'effervescence d'un match d'ouverture à domicile, mais ce long séjour à l'extérieur nous permettra de mieux nous connaître», disait celui dont la troupe passera aussi par Sussex, Rockland et Trois-Rivières avant de découvrir sa nouvelle surface synthétique au Stade Canac, le 1er juin.
Heureux à Québec, Sams vise toujours l'Asie
Contrairement à l'an passé, Kalian Sams devrait passer tout l'été à Québec.
Pour le voltigeur Kalian Sams, ça allait se jouer entre l'Asie et Québec. Le contrat espéré n'ayant toujours pas été obtenu, le voilà de retour pour une troisième saison avec les Capitales. Mais Sams ne revient pas à reculons.
«J'adore l'équipe, les partisans, la ville, le stade. Je suis ici pour aider les Capitales à gagner. Je m'étais toujours dit que je ne jouerais jamais dans l'indépendant, mais ma première saison à Québec fut l'année où j'ai eu le plus de plaisir de ma vie au baseball», affirme le colosse du champ centre.
Contrairement à l'an passé, Sams devrait passer tout l'été en ville. Il était parti à la fin du mois d'août pour assister à la naissance du premier enfant de son couple et participer à la Coupe d'Europe. Dean est d'ailleurs né le 18 septembre, date de la finale en question.
«Il n'y a pas d'autre bébé en route, du moins, je ne le pense pas... Ma femme et mon fils viendront faire un tour à Québec plus tard en saison. Je tenais à me concentrer sur le baseball à 100 %, et s'ils étaient avec moi, j'aurais tendance à m'occuper d'eux avant tout. Il me reste environ cinq bonnes années de baseball, je veux mettre toutes les chances de bord.»
«Bon pressentiment»
Sams ne cherche plus à jouer dans le baseball affilié aux États-Unis. Il vise plutôt le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan. Il y a eu des discussions, cet hiver, mais rien de concret n'a encore abouti pour celui qui dit avoir un «bon pressentiment» pour la prochaine saison.
Sams a frappé pour ,375 à la Classique mondiale, en mars. Les Pays-Bas y avaient perdu en demi-finale... parce que le dg des Dodgers ne voulait pas que le releveur Kenley Jansen lance deux manches de suite. «On aurait pu se rendre jusqu'au bout. La Classique peut aider à attirer l'attention. Pendant quelques semaines, on peut dire que c'était comme de jouer dans les majeures», indiquait l'auteur de 16 et 12 circuits en deux saisons à Québec.