À son dernier match avec les Capitales, Scott Richmond a connu une sortie difficile. En 4.2 manches, il a donné neuf points mérités sur 11 coups sûrs. Seule consolation, il a retiré six frappeurs au bâton ce qui lui a permis de dépasser les 1500 (1501) en carrière chez les pros.

Tristes adieux de Scott Richmond

La dernière sortie de Scott Richmond avec les Capitales a été triste comme la pluie, mercredi soir, avant de voir le lanceur partir pour le Ligue atlantique. Pluie qui a raccourci à sept manches la défaite de 10-3 subie aux mains des Aigles de Trois-Rivières, à Québec.

Mince consolation, l’artilleur qui aura 40 ans samedi a récolté son 1500e retrait au bâton en carrière professionnelle, en troisième manche. Avec six frappeurs passés dans la mitaine devant 1122 braves spectateurs jamais vraiment au sec au Stade Canac, son compteur est rendu à 1501.

Richmond a surtout accordé quatre circuits aux Aigles, des claques de Anthony Hermelyn, Taylor Brennan (2 pp), Raphaël Gladu (3 pp) et Levon Washington. Richmond aura donné neuf points sur 11 coups sûrs en seulement 4,2 manches de travail.

Ce qui ne l’empêche pas de faire sa valise jeudi pour Long Island, où les Ducks l’attendent en vue du dernier mois de leur saison et les séries éliminatoires. Ce sera sa troisième participation éliminatoire seulement en carrière, après avoir gagné le championnat à Taïwan en 2016. Long Island mène sa division au classement. Richmond avait failli être échangé à Winnipeg, la semaine dernière.

«Ce n’est pas sur ce genre de match que j’aurais aimé finir. Je me targue d’être un lanceur de prises et quand mes tirs ne sont pas efficaces, les bons frappeurs comme ceux de Trois-Rivières les frappent», a regretté Richmond, après la défaite.

Des amateurs attentifs

«Je suis heureux de me joindre à une équipe qui gagne, mais j’ai beaucoup aimé mon expérience à Québec. Les amateurs ne sont pas ici que pour la bière et portent attention au jeu. Ils applaudissent quand c’est le temps et comme Canadien [il vient de Vancouver], j’étais fier de voir ça. Et j’ai compris que ça peut devenir très plaisant ici quand tu gagnes, ce qui n’a malheureusement pas été souvent notre cas cet été.»

Richmond (5-5, 4,24) sera nommé lanceur de l’année chez les Capitales, jeudi, à l’occasion du dernier match local. Il n’y sera pas pour recevoir son prix. Sa défaite de mercredi était sa première à ses sept derniers départs, soit depuis le 5 juillet, et sa première contre les Aigles.

«Il faut se fier à toute sa saison plus qu’à cette partie-ci», a indiqué le gérant des Capitales Patrick Scalabrini, estimant qu’«après trois ou quatre premières semaines plus difficiles, Richmond a été l’un des meilleurs partants de la ligue jusqu’à aujourd’hui» et «un grand leader».

Scalabrini l’envoie à Long Island pour lui faire une faveur et devait de toute manière un joueur aux Ducks en retour de Matt Marsh.

Les Capitales ont conclu ce cinquième revers d’affilée en n’inscrivant aucun point en septième malgré les buts remplis et aucun retrait.

Glaude sur la touche

Les Aigles auraient aimé que l’arbitre Marc Genest mette un terme à la rencontre plus tôt. Le terrain synthétique était devenu très glissant et une blessure se serait avérée très coûteuse à la veille des séries, d’où les Capitales, eux, sont éliminés.

Parlant de blessure, le gérant T.J. Stanton préfère reposer l’avant-champ québécois David Glaude, blessé au pied la veille. «Ce n’est pas sérieux et si on était en séries, il jouerait. Mais là, on aimerait qu’il ne rejoue qu’au dernier match de la saison, lundi», a dit Stanton.

En plus de l’attaque qui a produit deux manches de quatre points, les quatrième et cinquième, Trois-Rivières a vu son artilleur de départ Domenic Mazza (5-2, 2,61) dominer durant cinq manches sous la pluie avec juste un point mérité sur les trois accordés.

Capitales

Une saison de misère pour les Capitales

La saison a pris fin comme elle avait commencé : par une défaite. Et entre les deux, plus de mauvaises nouvelles que de bonnes. Résultat, les Capitales de Québec ont connu la pire saison de leur histoire avec une fiche de 38-59. «On va s’assurer que ça n’arrive plus», disait le président de l’équipe Michel Laplante, mardi, au lendemain du dernier match disputé à Ottawa.

Pendant que les Miners de Sussex, les Aigles de Trois-Rivières, les Jackals du New Jersey et les Boulders de Rockland se préparaient pour le début des séries éliminatoires de la Ligue Can-Am de baseball indépendant, ça sentait la fin de saison hâtive dans le vestiaire des Capitales. Déjà, quelques joueurs sont retournés à la maison, des casiers sont vides.

«Quand tu te retrouves parmi les trois ou quatre plus belles villes à jouer dans le baseball indépendant, ce genre de saison ne peut pas arriver. On entend ce que nos partisans disent, on trouve aussi qu’il est inacceptable d’être 23 matchs sous la barre de .500. On espère qu’il s’agit seulement d’un accident de parcours et que ce n’est pas contagieux», ajoutait Laplante.

L’homme de baseball était déçu du rendement de l’équipe, mais l’administrateur se réjouissait de l’affluence au Stade Canac, où les guichets ont tourné à pleine vitesse lors des deux derniers mois du calendrier.

«La réaction des spectateurs m’a étonné et encouragé. Il y a 10 ans, on rêvait à un stade plein tous les soirs, et on l’a presque eu depuis deux mois. Ça nous motive d’avoir eu autant de monde avec une équipe perdante, le support envers le club a été incroyable. Nous réalisons que les gens viennent aussi pour l’ambiance, mais on est trop orgueilleux pour se contenter de ça, on veut offrir du baseball de qualité, une équipe gagnante», ajoutait-il.

Tout croche

Dans son bureau à l’intérieur du vestiaire, le gérant Patrick Scalabrini regarde le tableau blanc où l’on retrouve son alignement. Plusieurs noms seront effacés à tout jamais, quelques-uns seront invités à revenir. Trop tôt pour les identifier, mais on peut penser que les Karl Gélinas, T.J. White, Jonathan De Marte, Yordan Manduley, David Salgueiro et Brandon Fischer seront du nombre.

Au début de la saison, Scalabrini n’aurait jamais pensé faire appel à 52 joueurs pour passer à travers la «pire saison de ma carrière de gérant», admettait-il.

«Pourtant, j’aimais l’équipe qu’on avait en début de saison. Nous étions contents d’avoir quatre vétérans canadiens pour retrouver notre identité des bonnes années. Mais je n’avais pas prévu que ça parte aussi croche avec les blessures, l’absence des Cubains, etc. Bon, je savais qu’on était un peu vieux, mais il y avait aussi quelques joueurs que nous avions surévalués. On a utilisé des joueurs qui n’étaient pas des réguliers, on n’a jamais pu “survivre” jusqu’au retour des joueurs des Jeux panaméricains», analysait Scalabrini.

Il avait espéré que son club soit en position pour le dernier droit, mais les Capitales ont trébuché trop vite. Il a effectué des changements pour relancer l’équipe, en vain, et il en a apporté d’autres pour améliorer la qualité du spectacle.

«Ç’a parti croche et on n’a pas pu ramener le navire. À l’origine, notre rotation devait être dominante, mais ce ne fut pas le cas, à l’exception de Scott Richmond, qui a lancé à la hauteur du partant numéro 3 qu’il était. Mais Karl a été blessé et n’a eu que deux victoires, ce fut plus difficile pour [Arik] Sikula, notre quatrième n’est jamais venu et le cinquième a été blessé. Tout ce qui pouvait aller mal a mal été. On tourne la page et on va rebâtir ça», convenait celui qui fera le deuil de la saison au cours des prochains jours avant de se remettre à la tâche pour reconstruire une équipe à la hauteur des attentes des Capitales.

Capitales

Au revoir dans une autre défaite pour les Capitales

À l’image de leur saison, les Capitales ont perdu leur dernier match local, jeudi soir. Revers de 4-1 face aux Aigles de Trois-Rivières, qui ont dominé leurs voisins comme jamais cet été.

Les Trifluviens ont battu les cousins de Québec 16 fois sur 22, en 2019. Au cours de cette abominable campagne, ç’aura été l’adversaire contre lequel les Capitales ont eu le plus de misère. Ou comment tourner le fer dans la plaie.

«On n’était pas dans le coup contre eux cette année, comme eux ne l’étaient contre nous des années passées», n’a pu que constater le gérant des perdants, Patrick Scalabrini, entre un autographe et une poignée de main aux partisans descendus saluer leurs favoris sur le terrain pour une dernière fois.

«Mais ce soir, on a bousillé des occasions indécentes en début de rencontre. Quand tu fais ça, c’est rare que tu gagnes. Notre attaque n’a rien généré. J’aurais au moins voulu qu’on donne un meilleur spectacle», a regretté Scalabrini, dont la troupe subissait une sixième défaite consécutive.

Dans le camp vainqueur, l’instructeur-chef T.J. Stanton, un ancien Capitales, trouvait fierté dans cet autre gain. «Cette année, j’ai demandé à mes joueurs d’embrasser la rivalité avec Québec, qui est bien réelle. Malgré la fiche finale, plusieurs de ces matchs ont été très chaudement disputés», a souligné celui qui a vu ses protégés cogner neuf circuits dans la dernière série de trois tranches, dont deux jeudi, de Juan Kelly et Taylor Brennan.

Reste quatre matchs aux Capitales, à Ottawa, jusqu’à lundi. Les deux équipes des capitales sont éliminées. Scalabrini songe déjà à son alignement de l’an prochain, pour «ne pas revivre une saison comme celle-là».

En revanche, les Aigles se préparent en vue des séries en accueillant les Jackals du New Jersey à Trois-Rivières pour la fin de semaine de la fête du Travail. Les deux équipes auront encore rendez-vous en première ronde éliminatoire, qui commencera à Little Falls.

Moins de 120 000 entrées

Malgré la pire saison de leur histoire sur le terrain, les Capitales ont attiré de meilleures foules que l’an dernier avec une moyenne de 2480 amateurs par rendez-vous local, contre 2386 en 2018. Un total de 119 060 personnes ont franchi les tourniquets du stade du parc Victoria cet été, dont 3777 pour les au revoir de jeudi soir.

Néanmoins une première sous 120 000 en 20 ans, soit depuis les 110 559 entrées de la saison inaugurale, en 1999, puisque les Capitales ont offert l’an dernier cinq journées de plus — 53 contre 48 cette année.

Nommé joueur par excellence de la saison chez les Capitales, T.J. White a joué en dépit de côtes endolories, tandis que Jhalan Jackson a pris congé à cause d’une blessure au poignet.

Le lanceur de l’année est Scott Richmond, échangé la veille à la Ligue atlantique; Yordan Manduley, auteur de son premier circuit de la saison, a été le meilleur joueur défensif; Jonathan de Marte la recrue par excellence; Dany Paradis-Giroux celui qui a le plus œuvré auprès de la communauté.

Capitales

Les Capitales officiellement éliminés

Battus 6 à 4 par les Aigles de Trois-Rivières mardi soir pendant que les Boulders de Rockland l’emportaient sur les Champions d’Ottawa, les Capitales de Québec sont maintenant officiellement éliminés des séries de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

Après 2001 et 2014, il s’agit seulement de la troisième année sur 21 où les Capitales ne participeront pas à l’après-saison. 

«Ça faisait quelques jours qu’on le voyait venir après s’être fait balayer par Sussex. C’est bien beau le “chiffre magique”, mais on ne jouait plus vraiment à l’autruche», a commenté après la partie le gérant des Caps, Patrick Scalabrini.

Celui-ci avait été expulsé du match en septième après avoir dit sa façon de penser à l’arbitre au marbre Marc Genest de manière plutôt théâtrale. En plus d’enguirlander longuement l’officiel, Scalabrini est allé jusqu’à retirer ses chaussures et à les déposer sur le marbre en signe de dérision. C’est l’entraîneur des lanceurs Karl Gélinas qui a ramené les deux souliers à son propriétaire après son expulsion....

«Je l’ai fait pour l’ensemble de son œuvre... J’ai aussi essayé de ramener une étincelle dans le match à ce moment-là», a brièvement commenté Scalabrini à ce sujet.

Washington tranche

C’est un coup de circuit du voltigeur des Aigles LeVon Washington qui est venu changer l’allure du match en cinquième manche. La claque de l’ancien choix de première ronde des Rays de Tampa Bay aux dépens du partant Austin Chrismon a aussi poussé au marbre Anthony Hermelyn et Raphaël Gladu et transformé un déficit de 3 à 1 en priorité de 4 à 3 pour les visiteurs.

«C’est le moment décisif du match. LeVon a commencé la saison en feu, mais il a été blessé longtemps et il a eu de la difficulté à s’ajuster après sa blessure. Je crois qu’il a repris le rythme juste à temps pour les séries et c’est excellent», a commenté l’entraîneur des vainqueurs, T.J. Stanton.

«À trois matchs du premier rang et avec encore six matchs à jouer, nous pensons que c’est encore possible de finir en tête, mais notre objectif premier demeure de gagner chaque série d’ici la fin du calendrier régulier», ajoute-t-il.

«Washington nous a fait mal. On sait que c’est un bon joueur, mais il n’avait pas une bonne saison et on ne s’attendait pas à ce que ça vienne de lui», a pour sa part déclaré Scalabrini.

Un ballon-sacrifice d’Hermelyn et un circuit en solo de Tucker Nathans sont venus éloigner un peu plus la victoire des Capitales.

Les locaux avaient pourtant bien débuté la partie grâce à des doubles d’un point de Connor Panas et de deux points de Zach Wilson en troisième manche qui leur donnait une avance de 3 à 1. Un optionnel de Jesse Hodges avait mené à l’autre point des Caps en huitième.

«Comme nous sommes éliminés, pour les derniers matchs de la saison, j’ai dit aux joueurs de donner un bon spectacle pour nos partisans et de profiter du moment, car pour certains, ce seront potentiellement les derniers matchs au Stade Canac», a ajouté Scalabrini.

Le gérant des Caps a précisé que cette déclaration ne faisait pas référence au fait que des joueurs aient annoncé leur départ. «Après une saison comme ça, il y a des gars que, moi, je ne ramènerai pas. Tu es bon en “maths”, tu peux faire les calculs», a-t-il conclu.

Capitales

Le cauchemar de Karl Gélinas continue

Autre défaite des Capitales, autre défaite de Karl Gélinas. Le vétéran lanceur vit un cauchemar. Dimanche, il a porté sa fiche personnelle cette saison à 1-8 dans un revers de 4-1 contre Sussex.

Ceci expliquant cela et vice versa, le club de Québec est maintenant assuré de compiler son plus faible nombre de victoires au cours d’une saison en 21 ans d’histoire. À 35-53 et encore sept matchs à disputer, les Capitales ne pourront faire mieux que 42 victoires en 2019, une de moins que les 43 de 1999, campagne inaugurale de seulement 86 rencontres contre 95 cette année.

Gélinas affiche son pire dossier (1-8), sa pire moyenne de points mérités (4,46) et son plus bas nombre de manches lancées (70,2) des 10 dernières années avec les Capitales. Sa seule victoire remonte aussi loin qu’au 26 mai, en début de calendrier, il y a maintenant trois mois!

L’artilleur québécois de 36 ans a encore une sortie à Ottawa, vendredi ou samedi. Mais sa prestation de dimanche était sa dernière à Québec cet été. Les 3334 amateurs réunis au Stade Canac, et peut-être même quelques-uns des 30 chiens invités en cette journée canine, lui ont réservé des applaudissements chaleureux lorsqu’on l’a retiré du match, en sixième manche.

«Je ne lance pas à la hauteur de mon talent. Je suis loin d’offrir les performances attendues», a reconnu Gélinas, après avoir retraité au vestiaire. «J’ai subi une blessure au mollet [mi-juin] et j’ai eu de la misère à m’en remettre. Mes jambes sont plus faibles, ce qui affecte la vélocité de mes tirs», a-t-il d’abord expliqué.

Manque d’attaque

Mais il a ensuite étalé le fait que ses coéquipiers ne l’ont que rarement, pour ne pas dire jamais, appuyé en attaque. «Je crois que j’ai lancé une fois avec l’avance cette année et on a gagné 2-1 [sa seule victoire]. C’est quelque chose qui me suit depuis quelques années, mais cette saison, c’est vraiment pire que jamais.»

«Ça devient pesant de ne jamais avoir d’aide offensive», admet-il. «Chaque lancer, chaque coureur devient crucial. C’est très lourd...» laisse-t-il tomber. Lors des 12 départs de Gélinas cette saison, les Capitales ont inscrit plus de trois points dans le match seulement trois fois.

Encore dimanche, avec un seul point pour Québec sur quatre coups sûrs contre 12, la marge de manœuvre s’avérait mince. Dans cette série de trois rencontres à Québec face aux meneurs au classement, les Capitales ont marqué quatre petits points contre 19 pour les Miners.

Sur 11 coups sûrs et trois points en 5,2 manches dimanche, Gélinas «n’a réellement donné qu’un seul mauvais lancer pour le circuit» de deux points d’Audy Ciriaco, en troisième manche, fait valoir le gérant Patrick Scalabrini.

Le seul point des locaux était aussi la conséquence d’une longue balle, la 11e de la campagne de Jhalan Jackson. Jackson s’est toutefois fait passer dans la mitaine sur élan en neuvième, tout comme Stayler Hernandez et Jesse Hodges après lui pour clore la partie.

White blessé?

«Meilleur joueur» des Capitales aux dires du patron, T.J. White a profité d’un congé dimanche, au lendemain d’une collision avec un coureur au premier coussin en fin de rencontre qui lui a laissé quelques côtes abîmées. Possible que White se soumette à une radiographie, lundi.

Comme une participation aux éliminatoires est virtuellement exclue, les Capitales amorcent mardi leur dernière série à Québec en 2019, pour trois jours, contre les Aigles de Trois-Rivières. Scalabrini espère laisser une bonne dernière impression dans ce qui pourrait constituer pour certains de ses joueurs leur dernier tour de piste à Québec.

Capitales

Miners 10/Capitales 1: «On n’y croit… pus!»

C’est officiel. Les Capitales connaissent la pire saison de leur histoire. Avec l’humiliante défaite de 10-1 subie samedi soir, contre Sussex, ils ne peuvent plus faire mieux que 43 victoires et seulement égaler la campagne de 1999, qui comptait neuf matchs de moins au calendrier.

Le club de baseball indépendant de Québec montre une fiche de 35-52 (,402) avec encore huit rencontres d’ici au 2 septembre. Leur saison inaugurale avait permis la récolte la moins fructueuse en victoires avec 43-43 (,500). Au mieux, les Capitales de 2019 compileront un dossier de 43-52 (,453), ce qui les classe derrière les mauvaises années de 46-50 (,479) de 2014 et de 44-47 (,484) de 2001.

«Ce n’est plaisant pour personne de faire partie de la pire équipe en 21 ans d’histoire. Il y a plusieurs gars orgueilleux dans ce vestiaire qui ne sont pas heureux de la situation», a reconnu le gérant Patrick Scalabrini, se comptant dans le groupe grâce à une bague de champion avec les Capitales comme joueur (2009) et cinq à titre d’instructeur-chef (2010, 2011, 2012, 2013, 2017).

«Il faudra sortir pour tout donner dans les derniers matchs, clairement pas à l’image d’aujourd’hui», a-t-il ensuite constaté, conscient que sa troupe n’avait pas fourni un spectacle à la hauteur des attentes de ses partisans pour une énième fois cet été.

Ce qui n’a pas empêché les 3309 spectateurs réunis au Stade Canac de s’amuser ferme et de chanter Sweet Caroline à tue-tête avant la neuvième manche.

Un groupe de joyeux lurons a pour sa part fait preuve de sarcasme avec originalité, en huitième, beuglant des estrades les paroles hautement philosophiques du groupe La Chicane : «J’ai d’la misère, oh calvaire!», alors que le releveur Dany Paradis-Giroux allouait trois autres points aux visiteurs.

Puis en fin de neuvième, les quidams ont rappliqué avec : «Nous autres, on y croit!», puis «nous autres, on y croit... moins!» et pour finir avec «nous autres, on n’y croit... pus!»

Sikula généreux

Mais ils ont été patients. Parce que pour y croire, fallait se pointer tôt. Le lanceur de départ des Capitales, l’expérimenté Arik Sikula, a été mauvais dès le début en accordant deux points aux Miners en première manche, un en troisième, deux en quatrième et deux autres en cinquième. Pour sept points mérités sur neuf coups sûrs, dont deux circuits, en cinq manches de travail seulement.

Sikula est sans victoire depuis le 23 juillet, donc plus d’un mois. Sa fiche est de 6-7 et sa moyenne s’élève à 6,10.

«Notre lanceur partant nous a sortis du match dès le début», a analysé Scalabrini. «Tirer de l’arrière 7-1 après cinq manches seulement et contre un bon lanceur [Jeff Thompson] qui a maintenant 10 victoires, ça devient juste impossible pour les frappeurs.»

Après l’avoir vu dominer la Ligue Can-Am durant deux ans, le gérant a constaté ce «petit quelque chose de moins» chez Sikula dès le début de la campagne, mais espérait voir le bouledogue roux reprendre le dessus. Ce qui n’a pas été le cas, Sikula présentant une moyenne de points mérités de 8,28 à ses cinq sorties en août.

Trey Hair a produit cinq points, ce qui lui en fait neuf à ses trois derniers affrontements contre Québec.

Le Québécois Karl Gélinas (1-7, 4,43) aura la balle en main pour Québec dimanche (13 h) avec comme objectif d’enfin d'ajouter une première victoire à sa fiche depuis… le 26 mai!

Winnipeg voulait Richmond

À l’heure limite des transactions dans la Ligue Can-Am, samedi, les Capitales ont décidé de ne pas bouger. Les Goldeyes de Winnipeg s’étaient montrés intéressés au vétéran lanceur de départ Scott Richmond, il y a une dizaine de jours. Mais le gérant de Québec, Patrick Scalabrini, n’était pas encore prêt à le laisser partir.

Puis devant l’évidence d’une exclusion des séries d’après-saison et la fin imminente de la période d’échanges, Scalabrini a rappelé son homologue Rick Forney au cours des derniers jours pour savoir s’il désirait toujours acquérir le Vancouvérois de 40 ans. Mais Forney et les Goldeyes avaient depuis pourvu leur dernier poste de vétéran.

Richmond n’a participé aux éliminatoires qu’à deux reprises dans sa longue carrière de 15 saisons dans les rangs professionnels.

Déjà en tête du classement, l’équipe la plus améliorée est sans doute les Miners, qui sont accessoirement champions en titre de la ligue. Ils ont ramené de la Ligue Atlantique le voltigeur Breland Almadova, auteur l’an dernier d’une saison record de la Can-Am de 51 buts volés, du vétéran avant-champ C.J. Retherford et du voltigeur Jordan Scott.

Marqueuse et médecin

Responsable de la feuille de pointage officielle au Stade Canac samedi soir et pour quelques matchs des Capitales cette saison, Marie-Claude Pelland-Marcotte est sans doute la seule marqueuse dans l’histoire du baseball à aussi œuvrer comme... médecin pédiatre hémato-oncologue! Elle soigne les jeunes souffrant de maladies du sang au Centre mère-enfant de Québec.

Capitales

Les Caps gagnent aux coups sûrs mais perdent aux points

Les Capitales de Québec ont frappé neuf coups sûrs vendredi soir au Stade Canac et les Miners de Sussex County, seulement cinq, mais ç’a été suffisant pour permettre aux visiteurs de se sauver avec une victoire de 5 à 2.

«Leur partant Andrew Gist mène la ligue pour la moyenne de points mérités et il nous a menottés. Oui, on a eu quelques coups sûrs, mais on n’a pas été capables de lui faire mal. On a bien exécuté pour faire avancer des coureurs au marbre en début de partie, ce qu’on n’a pas fait souvent cette année, mais ça n’a pas été suffisant», a résumé le gérant Patrick Scalabrini après la partie.

La relève des Caps a également saboté une belle performance du partant Scott Richmond, qui n’a accordé qu’un seul coup sûr en sept manches et a été remplacé en début de huitième avec l’égalité 2 à 2. Son successeur Jack Charleston a accordé un double à Jarred Mederos qui a amené au marbre le rapide Breland Almadova. Dustin Molleken n’a ensuite pas pu empêcher deux autres points de marquer.

«C’est un match étrange. C’est un départ de qualité pour Richmond qui n’a pas permis de contact solide. On n’a juste pas été capable d’en faire assez pour lui donner la victoire qu’il méritait», a repris Scalabrini.

En fin de neuvième, les Capitales avaient pourtant un seul retrait et Brandon Fischer et Yordan Manduley sur les sentiers alors que le cœur de l’alignement s’amenait au bâton. Stayler Hernandez a frappé dans un optionnel et TJ White a été retiré au bâton par le releveur Ryan Newell, qui a mérité la victoire.

«Une équipe comme celle-là, il ne fallait pas leur donner de break en fin de match. Nous avions le point égalisateur au bâton, mais dans quel sport est-ce que c’est bon de passer proche?», a philosophé Scalabrini.

Les Miners avaient été les premiers à s’inscrire au pointage quand Mikey Reynolds avait croisé le marbre sur un optionnel de Trey Hair en quatrième manche. Dès la demi-manche suivante cependant, les Capitales prenaient les devants sur un optionnel de Connor Panas qui a fait marquer Stayler Hernandez et un ballon-sacrifice de Jhalan Jackson qui a poussé TJ White au marbre.

Les visiteurs avaient ensuite égalé le pointage en sixième quand Reynolds a fait marquer Jordan Scott avec un ballon-sacrifice.

NOTES : Samedi, c’est Arik Sikula qui sera au monticule pour le second match de la série contre les Miners... Le partant Scott Richmond est à cinq retraits au bâton du cap des 1500 en carrière, toutes ligues confondues... Comme les Boulders de Rockland ont encore vu leur match annulé à cause de la pluie, les Capitales sont dorénavant à six matchs de la quatrième place et des séries avec neuf parties à jouer au calendrier régulier...

Capitales

Ottawa 4/Québec 8: les Capitales compliquent la vie des Champions

Les Capitales de Québec ont compliqué une fois de plus la vie des Champions d’Ottawa en les battant 8 à 4 jeudi soir au Stade Canac. Ce gain leur permet de rattraper les Champions au classement et empêche leurs adversaires de se rapprocher du quatrième rang, le dernier donnant accès aux séries.

Le match des Boulders de Rockland, détenteurs du quatrième rang, ayant été remis à cause de la pluie, les Capitales et les Champions sont pour l’instant à 5.5 matchs de la quatrième place avec dix parties à jouer.

«Comme on a encore trois matchs contre Rockland, on a toujours l’espoir que c’est là que ça peut se jouer. On joue bien contre eux. Il faut oublier cette série perdue à Québec et revenir à l’état d’esprit dans lequel on était contre le New Jersey», a commenté le gérant des Champions, Sébastien Boucher.

Son homologue de Québec, Patrick Scalabrini, était simplement heureux de cette autre victoire. «Pour être honnête, je ne regarde même plus le classement. On s’amuse, on gagne des matchs, on donne un bon show, c’est ça qui compte.»

Encore une fois, une grosse manche, la septième, est venue cimenter l’avance des locaux. Le puissant Jhalan Jackson a propulsé une offrande du releveur Kyle Chavez par-dessus la clôture du champ gauche, une claque qui a aussi ramené Connor Pannas au marbre. Zach Wilson a suivi avec un double pour ensuite être poussé au marbre par David Salgueiro.

La catastrophe Tromp

Auparavant, les Caps avaient profité des déboires du deuxième but des Champions, Jiandido Tromp, qui a connu la pire soirée possible pour un joueur de baseball. Non seulement a-t-il été blanchi au bâton et retiré trois fois sur élan, mais il a aussi commis trois erreurs défensives en quatrième manche, que les Capitales ont débutée avec un déficit de 4 à 1, mais terminée en avance 5 à 4.

«Tromp est un voltigeur qu’ils ont essayé au deuxième et la balle l’a trouvé. Ça nous a permis de revenir après une mauvaise manche. Ce n’était pas la plus belle manche de baseball, mais on va la prendre», a commenté Scalabrini.

Boucher n’a pas essayé de défendre Tromp lui non plus. «Il a connu une journée difficile partout et c’est l’équipe qui a payé», a-t-il résumé.

Outre deux manches plus difficiles, le partant des Caps, Austin Chrismon, ne s’en est pas mal sorti à son premier match contre son ancienne équipe. Retiré après six manches de travail, il a accordé six coups sûrs, deux buts sur balles et quatre points mérités.

En relève à Chrismon, Reilly Hovis s’est placé en situation difficile, mais s’en est sorti en septième, retirant sur des prises l’ex-Cardinals de Saint-Louis Adron Chambers avec un retrait et des coureurs au deuxième et au troisième but pour ensuite forcer Steve Brown à frapper un ballon au champ centre et mettre fin à la manche. 

Notes : Les Capitales recevront vendredi, samedi et dimanche les champions défendants et détenteurs du premier rang au classement général, les Miners de Sussex County...

Capitales

Victoire contre Ottawa, les Capitales n’arrêtent pas d’y croire

Un simple de Corey Bass a permis à deux points de marquer et rompu une égalité de 4 à 4 en sixième manche mercredi soir au Stade Canac en route vers une victoire de 11 à 4 des Capitales de Québec sur les Champions d’Ottawa.

Les Boulders de Rockland, l’équipe que les Champions et les Capitales pourchassent pour une place dans les séries, ont cependant aussi remporté leur match mercredi. La soirée laisse donc les Champions à cinq matchs des séries et les Capitales à six avec onze parties seulement au calendrier régulier.

Malgré tout, la pièce Don’t Stop Believin’ du groupe Journey résonnait dans le vestiaire des vainqueurs après la victoire. Les joueurs des Capitales et leur gérant Patrick Scalabrini y croient encore. «Je pense que ce sera le rituel à partir de ce soir», a laissé tomber le gérant.

De son côté, le gérant des Champions Sébastien Boucher était un peu moins souriant. «On n’a pas frappé, on n’a pas bien lancé. Mais malgré cette défaite, il faudra être encore à 100 % engagés pour gagner chaque soir.»

Largesses

Le coup sûr de Bass et des simples d’un point de Connor Panas et TJ White en septième ont bâti l’avance des Caps.

Les locaux ont ensuite profité des largesses des releveurs Evan Rutckyj et Kida de la Cruz pour engranger les points. Panas a terminé la soirée avec 3 en 5 et trois points produits, Yordan Manduley avec 2 en 4 et trois points produits et White avec 2 en 5 et deux points produits.

«J’aurais aimé avoir cette attaque toute l’année. Leur partant Danny Garcia nous avait largement dominés auparavant, mais ça a été tout le contraire ce soir», a commenté Scalabrini, qui soulignait le coup sûr opportun de Bass et la grosse soirée de Panas.

Un double d’un point de White, un simple d’un point de Stayler Hernandez et un triple de deux points de Manduley avaient donné une priorité de quatre points aux Caps en deuxième manche.

Richardson limité à cinq manches

En sixième, le releveur Sean Cruz était toutefois venu bousiller tout le beau travail réalisé par le partant David Richardson, qui avait blanchi les Champions pendant cinq manches, n’accordant qu’un coup sûr et un but sur balles.

Cruz a d’abord accordé un triple à Adron Chambers alors que Malik Collymore était au deuxième coussin, puis un circuit de deux points à Steve Brown pour réduire l’écart à un seul point.

L’élan de générosité du droitier originaire de l’île de Guam s’est poursuivi quand il a accordé un double à Jiandido Tromp, effectué un mauvais lancer qui lui a permis d’atteindre le troisième but, puis de croiser le marbre pour égaler le pointage sur un ballon-sacrifice de Leonardo Reginatto.

«Idéalement, j’aurais gardé Richardson au monticule en sixième, mais il a été opéré il y a moins d’un an et a fait quelques séjours sur la liste des blessés depuis. On veut protéger son bras et il sera aussi limité à cinq manches à ses deux derniers départs de la saison», a expliqué Scalabrini.

NOTES : Le voltigeur de droite des Champions, Adron Chambers, évoluait pour les IronPigs de LeHigh Valley, la filiale AAA des Phillies de Philadelphie, l’an dernier. Il avait auparavant joué près de 100 matchs dans les majeures de 2011 à 2013 avec les Cardinals de Saint-Louis, participant à leur marche vers la Série mondiale en 2011... Les Miners de Sussex County semblent déterminés à défendre leur titre : ils viennent de mettre sous contrat le joueur de champ intérieur C.J. Retherford, qui avait évolué dans la Ligue atlantique et au Mexique cette année, frappant .350 avec cinq circuits en 80 présences au bâton avec les Piratas de Campeche... Les Jackals du New Jersey ont libéré l’ancien des Capitales Rylan Sandoval. Le Californien a disputé dix parties dans l’uniforme des Jackals, quatre de plus qu’avec les Caps...

Capitales

Ottawa 4/Québec 3: les espoirs diminuent

Les espoirs des Capitales de faire les séries ont encore diminué mardi soir. Ceux des Champions, leurs rivaux au Stade municipal, sont demeurés bien vivants. En avant grâce à une poussée de quatre points en quatrième, les hommes de Sébastien Boucher ont résisté à une poussée tardive des Caps et c’est au pointage de 4 à 3 qu’ils ont vaincu la formation québécoise devant 3472 amateurs.

Les Boulders ayant divisé les honneurs du programme double qu’ils disputaient aux Jackals, les Capitales ont glissé à six matchs de Rockland et du quatrième échelon du classement de la Can-Am.

«Au moins ce fut un bon match de baseball, a commenté le gérant Patrick Scalabrini. On est à un moment où l’on veut que les gars donnent un effort maximal. On joue les dernières rencontres en espérant aller chercher des victoires. Malheureusement, on a manqué de temps et de jus un petit peu à la fin. Mais je suis satisfait. On a emmené le point gagnant au bâton.

«On était en arrière 4 à 0 tôt dans le match et finalement, ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre. Les gars sont revenus, ils se sont battus. Je suis content de ce côté là au moins.»

Le gérant n’a pas caché qu’en début de match, les siens avaient manqué encore une fois d’opportunisme en laissant des coureurs en position de compter. «C’est un peu l’histoire de notre saison. Mais on dirait que le lanceur de l’autre côté [Jared Mortensen] nous tenait. Il a bien fait ça. On n’était pas à l’aise. Alors on embarqué une couple de gars sur les buts mais sans plus. Ce n’est qu’en fin de match qu’on a été réussi à générer un peu plus d’attaque contre lui.»

«On était en arrière 4 à 0 tôt dans le match et finalement, ça aurait pu aller d’un bord comme de l’autre. Les gars sont revenus, ils se sont battus. Je suis content de ce côté-là au moins.»

Patrick Scalabrini

De son côté, le gérant Sébastien Boucher rayonnait à la suite de la victoire acquise par le siens. «C’est sûr qu’aujourd’hui [hier] c’était un gros match. Les Capitales ont pris du momentum à compter de la septième et la foule était avec eux de sorte que ce furent des moments difficiles. Mais quand nos lanceurs sont capables de faire face à l’épreuve et de maintenir l’avance de l’équipe, ça nous donne de bonnes chances de l’emporter.»

Le match

Le partant Karl Gélinas a connu un départ solide même si les Champions ont placé des coureurs sur les buts à chacune de leurs trois premières présences au bâton, dont deux se sont rendus au deuxième but. Mais le vétéran lanceur est demeuré en contrôle et il a mis fin à la menace.

Les Capitales ont connu leur meilleure occasion de briser la glace en troisième. Avec Yordan Manduley au deuxième, T.J. White a frappé une balle loin dans la gauche mais le voltigeur Connor Panas a capté le coup à la piste d’avertissement.

Le partant des Capitales s’est de nouveau compliqué la vie en quatrième. Et cette fois, il en a payé le prix. Avec Michael Bacca et Brian Portelli sur les sentiers, le droitier a donné un long circuit à Larry Balkwill. C’était 3 à 0 pour Ottawa. Les visiteurs ont ensuite ajouté un autre point sur des doubles consécutifs de Nick Detringo et Malik Collymore.

Questionné si avec une avance de 4 à 0, ses hommes avaient peut-être un peu pris la victoire pour acquise, Boucher a expliqué que le lanceur Karl Gélinas s’était calmé après la quatrième ce qui lui avait permis de retrouver sa forme.

«À partir de là, il a été capable de se débrouiller pas mal bien. Par la suite, les releveurs sont venus et ils nous ont empêchés d’augmenter notre avance. Je pense que ce fut un bon match des deux côtés.»

Les locaux ont brisé la glace en fin de septième. Avec Panas et Zach Wilson sur les buts, David Salgueiro a frappé un double qui a poussé Panas au marbre. Ce coup sûr a chassé du match Jared Mortensen, le partant des Champions. Par la suite, le frappeur suppléant Brandon Fisher a frappé un ballon sacrifice qui a porté la marque 4 à 2. En huitième, les Capitales ont ajouté un point grâce à un simple de Jhalan Jackson qui a fait compter Stayler Hernandez. En neuvième, les locaux ont placé deux coureurs sur les sentiers mais ils ont été incapables d’en profiter.

Sports

Époustouflante remontée des Aigles!

Trois-Rivières — Devant la meilleure foule de la saison au stade de Trois-Rivières, les Aigles et les Capitales ont offert un spectacle à la hauteur, dimanche après-midi, alors que les locaux se sont finalement sauvés avec une victoire de 5-4 en 11e manche au terme d’une époustouflante remontée.

Cette poussée victorieuse vient du même coup mettre la table pour une série de quatre matchs qui s’annonce enlevante cette semaine à Trois-Rivières, alors que les meneurs au classement général, les Miners de Sussex County, viendront se frotter aux Aigles. Les champions en titre de la Ligue Can-Am détiennent toujours une maigre avance d’un match au sommet.

Hermelyn, le héros

Dimanche, c’est Anthony Hermelyn, inséré dans la formation en neuvième manche, qui a couronné le triomphe en poussant Juan Kelly au marbre pour permettre aux 3711 spectateurs de rentrer à la maison la tête remplie de précieux souvenirs. La plupart de ces amateurs avaient répondu à l’appel de Baseball Québec qui avait ciblé cet affrontement entre les Aigles et les Capitales pour souligner ses 50 ans d’existence.

La bande à T.J. Stanton s’était placée dans une position précaire, quelques minutes avant le coup sûr gagnant. Spécialiste des fins de match, Garrett Mundell a toutefois flanché lorsqu’on lui a demandé une troisième manche en relève. Les Capitales en ont profité pour inscrire deux points et ainsi se donner une très bonne option pour la victoire.

Cependant, le releveur numéro un des visiteurs, Dustin Molleken, a également connu des ratés sur la butte. Avec Taylor Brennan posté au deuxième coussin pour amorcer la 11e manche, Alberth Martinez, Juan Kelly, Raphaël Gladu et Hermelyn ont enchaîné les simples pour permettre aux Oiseaux de signer une 50e victoire en 81 matchs cette saison.

Le coup sûr de Hermelyn est d’ailleurs venu mettre un baume sur sa présence précédente au bâton. Alors qu’il s’était amené dans le match en tant que frappeur suppléant, il s’était compromis dans un double jeu. En 11e manche, son tour au bâton ne s’est pas vraiment mieux amorcé alors que l’officiel a appelé une prise sur un tir qui était largement à l’extérieur de la zone des prises. Dos au mur, avec deux prises au compteur, Hermelyn a fait bondir les amateurs de joie avec un simple le long de la ligne du troisième but.

«J’étais heureux d’avoir la chance de me reprendre en prolongation. Les gars devant moi ont vraiment bien frappé, a commenté le héros du jour. Quant à la décision de l’officiel, elle m’a poussé à me concentrer encore plus sur ma tâche. Je ne voulais pas laisser mon sort entre les mains de l’arbitre. Je voulais saisir ma chance et je l’ai fait.»

«Impressionnant»

Son gérant affichait d’ailleurs un air incrédule aux abords de l’abri des joueurs, pendant que ses équipiers multipliaient les signatures d’autographes avec les jeunes amateurs regroupés sur le terrain. «C’est assez impressionnant ce que les gars ont réussi. Quand tu tires de l’arrière par deux points contre Molleken, tu n’as pratiquement aucune chance. C’est incroyable ce que cette équipe est capable d’accomplir. L’esprit d’équipe est génial et les gars y croient toujours à chaque fois, jusqu’au dernier retrait», a vanté l’Aigle en chef, qui vient de voir sa troupe remporter ses sept dernières séries à domicile.

Difficile à encaisser

Dans le vestiaire des Capitales, les visages étaient évidemment longs. Cette avance échappée en prolongation est venue porter un dur coup à leurs espoirs de participer aux séries éliminatoires. Avec la victoire des Champions d’Ottawa dimanche, Québec occupe désormais le dernier rang de la Ligue Can-Am. «On avait le match entre nos mains. On ne pouvait pas se permettre de l’échapper. Ça nous le prenait vraiment, a laissé tomber le gérant Patrick Scalabrini. Habituellement, marquer deux points en supplémentaire, c’est énorme. Mais ce ne fut pas suffisant aujourd’hui.»

Avec 13 matchs à jouer, l’écart de 5,5 matchs sera difficile à combler pour accéder au quatrième et dernier rang donnant accès aux matchs éliminatoires. «On regarde attentivement ce que Rockland fait», a souligné le gérant des Capitales qui reprendront l’action mardi en recevant la visite des Champions d’Ottawa pour une série de trois matchs.

Sur le monticule, les deux lanceurs partants Kevin McNorton (6,1 ml, 1pm, 4 rab, 2 bb ) et Scott Richmond (6,2 ml, 2 pm, 6 rab, 3 bb) ont offert des sorties de qualité. D’ailleurs, pour McNorton, sans les largesses de sa défensive, il aurait été en mesure de tenir en échec l’offensive des Capitales.

En relève, Tyler Ferguson n’a pas mis de temps à retrouver ses repères. Directement responsable de la défaite des Aigles la veille, alors qu’il avait accordé quatre points en deux tiers de manche, le droitier a de nouveau été envoyé dans la mêlée, dimanche. Cette fois, il a livré la marchandise en retirant les deux frappeurs auxquels il a fait face.

En plus de Hermelyn, Tucker Nathans, Alberth Martinez, Juan Kelly et Raphaël Gladu ont produit les points chez les Aigles. Avec son point produit, Gladu trône maintenant au sommet de l’équipe à ce chapitre avec 53.

Brandon Fischer, David Salgueiro et Zach Wilson ont assuré la réplique dans une cause perdante.

Les Aigles vont maintenant se préparer à accueillir les Miners dès 19 h, lundi.

Capitales

Un duel offensif à l'avantage des Capitales

TROIS-RIVIÈRES — Dans un duel où les frappeurs ont eu largement le dessus sur les lanceurs, les Capitales de Québec ont pris la mesure des Aigles de Trois-Rivières 11-7, samedi après-midi dans le cadre de la première journée des chiens présentée au parc de l'Exposition.

Alors que la bande à T.J. Stanton profitait d'une mince avance de 7-6, les équipiers de Patrick Scalabrini ont profité des largesses du releveur Tyler Ferguson, en début de sixième manche, pour renverser la vapeur et prendre définitivement les commandes du duel.

En deux tiers de manche, les Capitales ont produit quatre points aux dépens de Ferguson, qui n'était visiblement pas dans son assiette. Avant lui, Domenic Mazza avait aussi connu quelques ennuis, accordant six points en cinq manches de travail.

Au cours des cinq premières manches, les deux rivaux ont d'ailleurs joué au chat et à la souris, en s'échangeant l'avance à qui mieux mieux.

Chez les Capitales, T.J. White s'est avéré le principal bourreau des lanceurs trifluviens avec un circuit et quatre points produits. Connor Panas et David Salgueiro ont pour leur part produit deux points chacun.

Du côté des locaux, Thomas Roulis a claqué une longue balle de trois points et a terminé son match avec quatre points produits. Taylor Brennan a aussi expédié une balle à l'extérieur des limites, en solo.

La victoire a été portée au dossier de Reilly Hovis tandis que Tyler Ferguson encaisse la défaite.

Les deux équipes compléteront cette série de trois matchs, dimanche dès 14 h au stade de Trois-Rivières, alors qu'on soulignera les 50 ans de Baseball Québec.

Capitales

Les Expos trop forts pour la ligue

L’ancien premier but des Expos de Montréal David Segui est convaincu que l’édition 1994 de la formation montréalaise aurait facilement remporté la Série Mondiale, n’eût été la grève qui a mis fin prématurément à la saison.

«Moi, je n’étais pas là. Je suis arrivé à Montréal après cette saison, mais j’ai joué contre eux pour les Mets de New York et ça n’avait aucun sens. Ils nous bottaient le cul à chaque match!», se souvient en riant l’ex-athlète de 53 ans qui était de passage à Québec jeudi soir pour l’affrontement entre les anciens Expos et les anciens Capitales.

«Cette équipe aurait remporté la Série Mondiale facilement, j’en suis certain», poursuit celui qui se souvient également des sentiments des Montréalais au sujet du conflit de travail qui a fait perdre à leurs «Z’Amours» leur plus belle chance de championnat.

«Je suis arrivé l’année suivante et plusieurs étaient encore amers. Ils disaient qu’ils n’iraient plus nous voir au Stade. Par contre, avec le temps, ça s’est estompé. Montréal est une ville superbe avec un beau centre-ville et les gens sont gentils.»

«Montréal est une ville de baseball et devrait ravoir une équipe. Si Montréal revient un jour dans les majeures avec un stade au bord de l’eau, je propose mes services comme instructeur des frappeurs à titre bénévole!», enchaîne-t-il.

Bons souvenirs

Segui garde un excellent souvenir de l’organisation des Expos. «Je connais Felipe [Alou, entraîneur] depuis que je suis tout petit. Mon père et lui ont été coéquipiers dans les majeures. De plus, les Expos faisaient un bon travail pour identifier les gars avec du potentiel dans l’alignement. Ils les faisaient jouer tous les jours et ils se faisaient remarquer. Le problème était qu’ils étaient souvent échangés quand d’autres équipes constataient leur valeur», raconte-t-il.

La dernière saison de Segui dans les majeures avec les Orioles de Baltimore en 2004 correspond aussi à la dernière des Expos avant leur départ pour Washington. «C’est toujours triste de voir une équipe déménager. Mais j’ai trouvé ça plutôt sympathique cette année quand les Nationals de Washington ont porté l’uniforme des Expos, j’ai aimé qu’ils reconnaissent cet héritage.»

Segui, qui a frappé quelques coups sûrs jeudi dans la victoire de 19 à 12 des anciens Expos, se tient encore près des losanges même s’il a pris sa retraite depuis plusieurs années. «Mes deux fils de 11 et 14 ans jouent au baseball alors je suis leur transport entre le terrain et la maison. Je suis maintenant un papa à temps plein.»

NOTES : Goefrey Tomlinson, Michel Laplante, Patrick Scalabrini, Eddie Lantigua, Olivier Lépine, Jean-Philippe Roy, Stéphane Dionne, TJ Shimizu, Mike Provencher, Josh Colafemina, Brad Purcell, Michel Simard, Yves Martineau, Christian Chénard et Stéphane Dionne représentaient les anciens Capitales... Outre Segui, les anciens Expos étaient représentés par Claude Raymond, Bill «Spaceman» Lee, Brad Wilkerson, Curtis Pride, Marc Griffin, Martin Robitaille, Denis Boucher et Claude Raymond... Maintenant âgé de 82 ans, Claude Raymond couchera ses souvenirs sur papier l’an prochain alors qu’il lancera un livre écrit en collaboration avec Marc Robitaille, qui avait signé avec Jacques Doucet la brique de 1384 pages «Il était une fois les Expos» de même que la biographie de Doucet «Mémoires d’un micro»... Comme dans le bon vieux temps, Eddie Lantigua a frappé un circuit par-dessus la clôture du Stade Canac. Son gérant de l’époque, le propriétaire des Capitales Michel Laplante, en a berné plusieurs en faisant mine d’attraper la balle... Laplante, qui a évolué dans les filiales des Expos, a porté les deux uniformes jeudi. Sa dernière présence dans l’uniforme des Capitales remontait à 2007.

+

LES CAPITALES GARDENT LE RÊVE VIVANT

Une grosse manche a permis aux Capitales de Québec de garder leur rêve vivant jeudi soir quand les protégés du gérant Patrick Scalabrini ont eu le dessus 7 à 3 sur les Jackals du New Jersey au Stade Canac.

Comme les Boulders de Rockland ont perdu face aux Aigles de Trois-Rivières, les Caps sont maintenant à 5.5 gains d’une présence en séries de fin de saison.

Ça aurait pu être une belle soirée pour le partant des Jackals, Lars Liguori, qui avait un match sans point ni coup sûr jusqu’en cinquième manche. Une comédie d’erreurs, un amorti bien placé de Conor Panas et quelques coups sûrs ont cependant annihilé tous les espoirs du gaucher de l’Arizona et permis aux Caps de marquer sept points dans une manche interminable.

«Nous n’étions pas inquiets, même quand Liguori n’avait pas encore donné de coup sûr, car il y avait beaucoup de balles frappées d’aplomb. On se doutait qu’on aurait l’opportunité de lui faire mal, mais ils nous ont ouvert une porte, deux portes, trois portes même», a commenté Scalabrini après la partie.

Le partant des Capitales, Austin Chrismon avait lui aussi connu des difficultés en cinquième manche, mais avait tout de même réussi à limiter les dégâts à deux points sur un coup sûr de Jay Gonzalez et un but sur balles à Conrad Gregor alors que les coussins étaient remplis.

Fin angoissante

Scalabrini se serait toutefois bien passé de la fin de match un peu trop angoissante où le releveur Reilly Hovis a rempli les coussins avec des buts sur balles alors qu’il n’y avait qu’un retrait en neuvième manche.

«Pourtant, Hovis lançait bien jusqu’à maintenant, j’ignore ce qui s’est passé ce soir. J’aurais bien aimé ne pas avoir à réchauffer [le releveur numéro un Dustin] Molleken en urgence, mais après Gregor, les deux prochains frappeurs étaient les meneurs de la ligue pour la moyenne au bâton», a poursuivi le gérant.

Hovis a finalement retrouvé ses esprits et retiré Gregor sur trois prises avant de forcer le dangereux Alfredo Marte à frapper dans un optionnel qui a mis fin au match. 

«Nous n’avons pas été opportunistes très souvent cette année, on ne chialera pas si on l’est quelques matchs. On sait que nos chances de faire les séries ne sont pas immenses, mais il faut garder la «vibe» », a conclu Scalabrini.

NOTES : L’ancien releveur des Expos Claude Raymond a été une source d’inspiration pour Scalabrini, qui a raconté une anecdote à son sujet à ses joueurs dans son discours d’avant-match... Deux jeux extrêmement rares au baseball sont survenus à deux frappeurs consécutifs des Jackals en première manche. Tout d’abord, Conrad Gregor a été retiré sur les sentiers après avoir été touché par la balle frappée par son coéquipier Alfredo Marte. Le frappeur suivant, Richard Stock, s’est ensuite vu attribuer le premier but suite à une interférence du receveur Chris Shaw, dont le gant a nui à son élan... Les Capitales rendront visite aux Aigles à Trois-Rivières vendredi, samedi et dimanche. Les lanceurs partants seront Sean Cruz, Arik Sikula et Scott Richmond. Ian Bussières 

Capitales

New Jersey 4/Québec 5: victoire in extremis en 10e

Les Capitales de Québec l’ont emporté in extremis au Stade Canac mercredi soir alors qu’ils ont battu les Jackals du New Jersey par la marque de 5 à 4 en dixième manche.

Avec Brandon Fischer au troisième et un seul retrait en fin de dixième, le releveur des Jackals Dylan Brammer avait donné des buts sur balles intentionnels à Yordan Manduley et TJ White pour remplir les coussins. 

La stratégie n’a pas payé puisqu’une balle frappée faiblement à l’avant-champ par Zach Wilson a été suffisante pour faire marquer Fischer et donner la victoire aux locaux. 

Pas la finale la plus spectaculaire, certes, mais les Caps avaient déjà donné en matière de feux d’artifice : un circuit de deux points de Stayler Hernandez en fin de neuvième avait égalé le pointage 4 à 4.

«Je ne me sentais pas très bien ce soir», a déclaré Wilson après la partie, lui qui avait été tenu en échec à chacune de ses présences précédentes au bâton. «Alors j’essayais simplement de ne pas frapper la balle trop fort, mais de la garder en jeu, et ça a fonctionné.»

Le gérant Patrick Scalabrini avait pour sa part de bons mots pour Hernandez, dont la claque a changé le cours du match, et pour Jhalan Jackson, qui avait aussi égalé le pointage 2 à 2 en sixième manche avec son neuvième circuit de la saison après avoir marqué le premier point des siens sur un double d’Hernandez.

«Je dois avouer qu’avec Brammer au monticule, qui n’avait donné que trois points mérités en 35 manches, on s’inquiétait un peu. Mais Stayler est tellement “clutch”, il savait que la balle traverserait la clôture dès qu’elle a quitté son bâton», a commenté Scalabrini.

«Et Jhalan a encore connu un gros match, il a fait la différence. On savait qu’il allait être bon au bâton, mais on ne savait pas qu’il allait être aussi bon en défensive», a-t-il poursuivi.

Cette belle fin de match est venue effacer une sortie plus difficile du releveur numéro un Dustin Molleken. L’ex-lanceur des ligues majeures avait fait un mauvais lancer avec deux retraits et les buts remplis en huitième, ce qui avait permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre pour pousser les siens en avant 3 à 2. Les visiteurs avaient ensuite ajouté un autre point en neuvième contre Jonathan De Marte.

Bon départ de Gélinas

Le partant des Caps, le vétéran Karl Gélinas, a connu un autre bon départ, effectuant 115 lancers et accordant seulement deux points en sept manches avant d’être relevé par Molleken.

Cette victoire, jumelée à la défaite des Boulders de Rockland face aux Aigles de Trois-Rivières, permet aux Capitales de se rapprocher à 6.5 matchs d’une présence dans les séries. 

«Demain [jeudi], il faut gagner ça. Nous avons Austin Chrismon au monticule et il n’a connu qu’une seule mauvaise sortie. En plus, nous devrions affronter leur lanceur le plus faible, Lars Liguori», a terminé Scalabrini en parlant du gaucher des Jackals dont la moyenne de points mérités s’élève à 6.75.

NOTES : Scalabrini sautera de nouveau sur le terrain comme joueur jeudi, non pas contre les Jackals, mais contre les anciens joueurs des Expos de Montréal qui disputeront un match amical aux anciens porte-couleurs Capitales dès 17h... Le match Capitales-Jackals débutera ensuite vers 19h15... 

Capitales

Richmond domine et les Capitales écrasent les Jackals

Guidés par une solide performance du partant Scott Richmond, les Capitales de Québec ont écrasé les Jackals du New Jersey par la marque de 13-0 mardi soir au Stade Canac dans le deuxième duel de la série de quatre contre l’équipe du Garden State.

Le vétéran qui fêtera son quarantième anniversaire le 30 août a été carrément intraitable au monticule. Il n’a concédé que deux maigres coups sûrs et quatre buts sur balles en sept manches, retirant huit Canidés sur trois prises et abaissant sa moyenne de points mérités de 4.11 à 3.77.

«Richmond est un gars fiable et sérieux qui veut performer à chaque départ. Grâce à lui et à Reilly Hovis et Lachlan Fontaine en relève, nous avons eu notre premier blanchissage de l’année», a déclaré Patrick Scalabrini après le match.

Brantley s’écroule

Le partant des Jackals, Justin Brantley, n’avait pour sa part donné qu’un point sur un ballon sacrifice de Yordan Manduley en troisième. Il a cependant commencé à éprouver toutes sortes de difficultés en cinquième manche. Un coup sûr, un frappeur atteint et une erreur et les coussins étaient remplis.

L’ex-Capitales Rylan Sandoval a ensuite commis une erreur à son tour sur une balle frappée faiblement par Corey Bass, permettant à Jesse Hodges de marquer le deuxième point des Caps. Brantley a ensuite atteint TJ White d’un lancer avec les buts remplis pour permettre à Connor Panas de marquer sans trop se fatiguer.

Tenus en échec depuis le début du match, Zach Wilson et Jhalan Jackson ont ensuite vidé les coussins avec des coups sûrs de deux points chacun au champ gauche pour porter l’avance des Caps à 7 à 0.

Attrapé crucial

Juste avant cette poussée de six points, le voltigeur de droite des Capitales Jhalan Jackson avait réalisé un jeu qui a été le moment décisif du match. Il a empêché les Jackals de marquer en sautant pour capter la balle et voler un circuit à David Harris. Jackson a ensuite lancé à l’intercepteur Brandon Fischer qui a relayé à Yordan Manduley pour mettre fin à la manche en prenant Demetrius Moorer à contrepied au deuxième but.

«Moi aussi, je pensais que la balle sortait. C’est un gros, gros jeu de Jahlan, car s’il ne l’attrapait pas, ça devenait 3 à 1 pour les Jackals. Il est un joueur tellement excitant!» a commenté Scalabrini.

Comme s’il était frappé d’une malédiction contre son ancienne équipe, Sandoval a commis une autre bourde qui a permis à deux autres points de marquer en neuvième.

«J’espère que les gars vont utiliser ce match pour jouer sans pression et avoir du plaisir ensemble d’ici la fin de la saison. Certains gars semblent y croire, prendre plaisir à jouer les trouble-fête et, qui sait, peut-être entrer dans les séries par la porte d’en arrière. Espérons que ça devienne contagieux!» termine Scalabrini. 

Capitales

Jackals 3/Capitales 2: l’histoire se répète

Opposés à un jeune lanceur qui faisait ses débuts professionnels, les Capitales de Québec n’ont pas su profiter de la situation et se sont inclinés par la marque de 3 à 2 lundi soir au Stade Canac face aux Jackals du New Jersey.

Le jeune gaucher des Jackals, Anthony Auletta, a eu beau blanchir les Caps pendant quatre manches, il leur avait fourni quelques occasions de marquer que les protégés de Patrick Scalabrini n’ont pas su saisir.

«On avait affaire à un lanceur inexpérimenté. Il avait un bon bras, mais il était un peu erratique et il nous a donné des ouvertures. Nous n’avons pas été capables de le faire payer. Malheureusement, ça s’est répété en cinquième quand nous avions trois gars sur les buts et un seul retrait et que nous n’avons pas réussi à faire mieux qu’un point», a commenté Scalabrini après la partie au sujet du ballon-sacrifice de TJ White qui a permis aux siens de s’inscrire au pointage.

Sikula solide

Même s’il a été crédité de la défaite, le partant des Capitales Arik Sikula a eu un excellent départ, effectuant 118 lancers en sept manches. Ayant eu à se sortir de situations difficiles à quelques reprises, le Californien n’a permis que deux points, le premier sur un circuit de Conrad Gregor en première manche et le second sur un sacrifice d’Alfredo Marte qui a permis à Demetrius Moorer de croiser le marbre en troisième manche.

«Sikula s’est mis dans le trouble à quelques reprises, mais, chaque fois, il a réussi à s’en sortir avec de gros lancers face à des frappeurs dangereux. Il s’est bien battu, c’est un bouledogue. Même après 118 lancers, il voulait revenir. Il avait eu droit à un plus long repos et je crois que ça a paru», a repris le gérant.

Les Jackals ont réussi à marquer un autre point face au releveur Seth Davis quand Richard Stock a poussé Conrad Gregor au marbre avec un simple en huitième manche. Un circuit en solo de Jhalan Jackson a permis aux Caps de réduire à nouveau l’écart à un seul point dès leur retour au bâton, mais la remontée s’est arrêtée là.

Frustrant

«C’est très frustrant que ça se termine comme ça, car c’est un match qu’on aurait dû gagner. On ne dormira pas bien encore une fois», a enchaîné Scalabrini alors que son équipe s’éloigne à sept matchs et demi d’une présence dans les séries avec seulement 19 parties à jouer cette année.

«On essaie de garder ça positif et d’avoir du fun, vivre le moment présent. On le sentait ce soir que plusieurs gars se mettaient de la pression sur les épaules», poursuit le gérant.

Scalabrini a également refusé de lancer la pierre à ses joueurs pour des décisions sur les sentiers qui ont causé des retraits tôt dans le match. «Ce sont des courses agressives, les gars ont essayé de générer des choses. Je ne peux pas leur en vouloir d’être trop agressifs, car, souvent, je trouve qu’on est trop passifs», conclut-il.

NOTES 

Le voltigeur cubain Stayler Hernandez n’était pas de l’alignement partant et a été retiré à son unique présence comme frappeur suppléant en neuvième manche. Scalabrini avait décidé de donner congé à son vétéran puisque l’équipe venait de se taper un autre voyage en autobus après la série contre Rockland... 

Les partants pour les trois prochains matchs contre les Jackals seront Scott Richmond mardi, Karl Gélinas mercredi et Austin Chrismon jeudi... 

Le match de lundi était le premier cette année où Patrick Scalabrini pouvait compter sur une formation complète alors que plusieurs joueurs ont visité la liste des blessés depuis le début de l’année. Les Caps ont d’ailleurs déjà utilisé 53 joueurs depuis le début de la saison...

Capitales

Capitales 3 / Boulders 1 : encore «une mini-chance»

En battant les Boulders 3-1 dimanche soir, à Rockland, les Capitales de Québec ont préservé leur dernière lueur d’espoir en vue d’une participation aux séries. Mais ça reste très faible, de moins en moins probable.

«Comme on dirait au hockey, c’était un match de quatre points!» a illustré le gérant Patrick Scalabrini, joint au téléphone dans l’autocar qui ramenait l’équipe à Québec dans la nuit.

«On est tous conscients que ça va prendre un miracle pour accéder aux séries, mais on essaie de gagner chaque jour. Ce sera très, très, très difficile et tout le monde est au courant. Mais au moins, avec cette victoire, on s’est gardé une mini-chance.»

Avec encore 20 rencontres au calendrier, les Capitales (29-46) traînent toujours à sept matchs des Boulders (36-39) et de la dernière place en ronde d’après-saison. En perdre deux sur trois en fin de semaine à Pomona (N.Y.) n’a pas aidé la cause. 

De ces 20 parties à disputer, 13 se tiendront à Québec, où les Capitales montrent un dossier de 14-23. Ils auront besoin d’aide des Boulders, qui devront connaître un mois d’août aride si les Capitales veulent jouer après le 2 septembre.

Au contraire des jours précédents, les lanceurs du club québécois ont livré la marchandise, dimanche. David Richardson (6 ml, 8 cs, victoire), Dustin Molleken (2 ml, 2 cs, 1 pm) et Jonathan de Marte (1 ml, sautevage) ont été sans reproche ou presque sur la butte.

D’aucuns diront que les Boulders ont manqué d’opportunisme, inscrivant un seul point sur 10 coups sûrs, un circuit en solo en huitième manche. Les locaux ont abandonné 10 coureurs sur les sentiers, eux qui auront placé la balle en lieu sûr 45 fois dans cette série de trois rencontres.

Premier coup sûr de Molleken

Molleken a accordé la bombe et seul point de Rockland. Mais le releveur, rentré des Jeux panaméricains avec une médaille d’argent canadienne il y a une semaine, avait lui-même produit un point en début de huitième, grâce à un simple.

Pour l’artilleur de bientôt 35 ans, il s’agissait d’un tout premier coup sûr en 12 apparitions et 15 ans de carrière professionnelle!

«Ça nous prend une ambiance spéciale et on l’a eue avec le gros coup sûr de Molly! Nos lanceurs ont été superbes, surtout Richardson, dans un stade où il est difficile de garder la balle sur le terrain. Puis on a sorti nos deux gars de fins de match pour être sûr de ne pas l’échapper», a résumé Scalabrini.

Dire que Molleken, dans une ligue avec frappeur de choix, est venu frapper à cause de l’expulsion de David Salgueiro, en sixième. Le voltigeur des Capitales a lâché un gros mot de trop à l’arbitre au marbre Jim Grillo, sur une prise trop à l’extérieure à son goût.

Yordan Manduley a produit les autres points des vainqueurs à l’aide d’un simple, en quatrième. Depuis son retour des Jeux panams, l’arrêt-court cubain frappe pour ,444 (12 en 27) en six matchs. On peut dire que celui-là ne baisse pas les bras.

Dans l’autre camp, Ryne Birk a frappé pour ,727 (8 en 11) dans la série.

Les Capitales terminent la saison à 5-11 contre les Boulders, 2-7 dans le comté de Rockland.

Le voltigeur Connor Panas devrait se joindre à l’équipe lundi, à Québec, pour le début d’une série contre les Jackals du New Jersey (41-33).

Capitales

Les Capitales en route vers la pire saison de leur histoire

En perdant à nouveau samedi soir par la marque de 13 à 7 contre les Boulders à Rockland, les Capitales de Québec ont diminué un peu plus leurs chances de participer aux séries de fin de saison et poursuivi leur marche vers la pire saison de leur histoire.

Avec 21 parties à jouer, les Caps sont donc à huit matchs des Boulders et de la dernière place disponible pour les séries. «C’est de plus en plus compliqué... ça va prendre un petit miracle», laisse tomber le gérant Patrick Scalabrini au téléphone après la partie.

Sans le dire ouvertement, Scalabrini n’était pas de très bonne humeur contre son partant Austin Chrismon, qui a été épouvantable en accordant onze points, dont huit mérités, sur treize coups sûrs en seulement quatre manches.

«L’histoire se répète: les bâtons se sont présentés, mais le partant n’était pas là. Austin a eu de grosses malchances en début de match, mais après, ce fut une piètre performance. Il n’a juste pas fait le travail. Ça fait quatre contre-performances des partants au cours des cinq derniers matchs», a-t-il analysé.

«Offensivement, les gars se sont battus, on a été dangereux à l’attaque et j’ai adoré ça. Mais pour les partants, honnêtement je ne sais pas ce qui se passe. Je crois en eux, ils ont fait le travail au début de la saison, mais maintenant, c’est comme s’ils s’étaient donné le mot», enchaîne le gérant.

Saison difficile

Scalabrini ne se souvient pas d’avoir connu une saison aussi difficile. «Si c’est la pire saison des Capitales? Je ne suis pas allé voir... Je n’ose pas...», avoue-t-il à propos de la fiche de .378 et des 28 maigres victoires de ses protégés.

En fait, avant cette année, les Caps n’avaient connu que deux saisons sur 20 sous la barre de .500: leur troisième, en 2001, alors qu’ils avaient raté les séries avec 44 victoires et 47 défaites (.484) et 2014, alors qu’ils n’avaient pas non plus réussi à se qualifier avec 46 gains et 50 revers (.479).

Ils devront remporter 15 de leurs 21 derniers matchs s’ils veulent surpasser leur plus petit nombre de victoires, soit 43, à leur première saison et alors qu’ils ne disputaient que 86 parties par année.

«Une chose que je peux te dire, c’est que c’est la première fois que je me retrouve en dernière place, tant comme joueur que comme gérant», a laissé tomber Scalabrini en terminant.

Notes: Les Capitales renoueront lundi avec le voltigeur Conner Panas, qui avait joué quatre matchs avec eux plus tôt cette saison et avait fait partie de l’équipe canadienne qui avait remporté l’argent aux derniers Jeux panaméricains... Malgré le pointage élevé samedi, seulement deux joueurs ont claqué la balle par-dessus la clôture du Palisades Credit Union Park: l’ancien receveur des Capitales Adam Ehrlich, qui évolue maintenant à Rockland, et le troisième but des Capitales Jesse Hodges... Tous les joueurs des Boulders ont frappé au moins un coup sûr samedi et tous, sauf le voltigeur Grant Heyman, ont marqué au moins un point... Le partant des Boulders JD Busfield a ajouté une victoire à sa fiche, mais il a été à peine plus brillant que Chrismon, permettant neuf coups sûrs et sept points, dont cinq mérités, en cinq manches de jeu... Les Caps disputent le dernier match de cette série à 17h dimanche avant de revenir au Stade Canac lundi pour y affronter les Jackals du New Jersey...

Capitales

Les Capitales se compliquent la vie à Rockland

Les Capitales de Québec se sont compliqué la vie vendredi soir en s’inclinant par la marque de 10 à 4 contre les Boulders de Rockland, l’équipe qui les devance désormais par sept matchs et demi pour une place dans les séries de la Ligue Can-Am de baseball indépendant.

«Je l’avais dit avant la série que pour avoir une chance, il faudrait balayer les Boulders ou en gagner deux sur trois pour pouvoir se rapprocher. Malheureusement, ce soir on affrontait leur as [Jake Zokan] qui nous avait dominés à ses deux derniers départs alors que de notre côté, c’était une recrue, Sean Cruz, qui était au monticule. Sean avait été bon jusqu’à présent, mais il n’avait pas la même étoffe ce soir même s’il n’a pas si mal fait», a déclaré au Soleil le gérant Patrick Scalabrini lors d’un entretien téléphonique. Cruz a accordé sept points, dont cinq mérités, sur onze coups sûrs en quatre manches et un tiers.

«Malgré tout, ça demeure encore possible pour nous d’entrer dans les séries, surtout avec Austin Chrismon et David Richardson au monticule samedi et dimanche. C’est un peu ça qui est fâchant, car, maintenant, ça va bien au bâton, mais on ne lance plus», a laissé tomber Scalabrini.

Fatigue

Le gérant avoue que la fatigue a peut-être joué un rôle dans la défaite de vendredi après un très long voyage en autobus et une longue attente au poste-frontière. «Nous avons attendu trois heures et demie aux douanes. Je ne sais pas ce qui se passait, mais il y avait une quinzaine d’autobus devant nous. Par contre, la fatigue est un facteur auquel toutes les équipes doivent faire face dans cette ligue», poursuit-il.

Un des joueurs des Caps qui pouvait être excusé pour sa fatigue est le premier but Zach Wilson, qui effectuait un retour dans l’uniforme bleu, jaune et blanc après avoir terminé sa saison avec le Draci de Brno dans l’Extraliga de République tchèque. 

«Il avait manifesté de l’intérêt à terminer la saison avec les Capitales et on est restés en contact durant l’été. Je ne pensais pas le faire jouer ce soir, mais finalement, c’est comme ça que ça s’est passé. Il a été 0 en 4, mais il a quand même fait de bonnes choses sur le terrain. On lui pardonne puisqu’il venait tout juste d’arriver de République tchèque», explique Scalabrini à propos de l’ancien espoir des Yankees de New York qui avait frappé pour une moyenne de .348 avec 32 points produits la saison dernière à Québec. Avec Brno, Wilson avait comme coéquipier le lanceur australien Peter Moylan, qui a passé plusieurs saisons dans les ligues majeures et n’avait pas réussi à se dénicher un poste cette saison.

Capitales

Du caractère, mais pas de victoire contre Trois-Rivières

À 9-0 pour Trois-Rivières en milieu de quatrième manche, tout semblait perdu pour les Capitales. Mais les locaux n’ont jamais lâché pour finir par s’incliner 9-7, jeudi soir, à Québec.

Le premier coup sûr des locaux est survenu en fin de quatrième, après que les visiteurs se soient déjà éclatés durant quatre tours au bâton productifs de deux, quatre, deux et un points. Le simple de Yordan Manduley a même été applaudi en dérision par les 2268 amateurs présents au stade du parc Victoria.

Ont-ils été fouettés? Les Capitales ont enchaîné avec cinq points dans cette fin de quatrième manche pour renouveler l’intérêt dans cette rencontre à l’aide d’une enfilade de quatre simples et d’un circuit de trois points de Jesse Hodges.

«Je n’ai aucun problème avec la réaction du public sur notre premier coup sûr, c’est vrai que nous donnions un très mauvais spectacle jusque-là», a constaté le gérant Patrick Scalabrini, après le revers. «Mais j’ai surtout aimé la façon dont mes joueurs ont répondu. Ils se sont battus ensemble et ont démontré du caractère. On sort de là avec un message positif.»

Les locaux ont poursuivi leur remontée avec un point en septième et un autre en huitième. Cela après qu’en cinquième, Jhalan Jackson ait retroussé la balle à la piste d’avertissement avec deux coéquipiers de Québec sur les sentiers et deux retraits.

«Je suis soulagé. Dans un match de 12 manches, je n’aurais pas aimé nos chances de gagner», a reconnu de son côté le patron des Aigles, T.J. Stanton, qui a vu ses hommes assommer le lanceur Karl Gélinas dès le début avec six points sur sept coups sûrs en seulement deux manches.

Gélinas, qui vient d’avoir 36 ans mardi, a effectué sa plus courte sortie de la campagne, encaissant sa sixième défaite en sept décisions et voyant sa moyenne de points mérités bondir de 3,60 à 4,50. Son vis-à-vis Brandon Barker (5 ml, 6 cs, 5 pm) a obtenu la victoire (5-2, 3,52).

Mais l’attaque des deux formations a surtout retenu l’attention. On a eu droit à quatre bombes, dont trois dans le camp vainqueur de la part de David Glaude, Taylor Brennan et Juan Kelly, qui a produit quatre points au cours de la soirée comme Hodges.

Tout sauf ennuyante

Cette série aura été tout sauf plate avec 41 points et 71 coups sûrs en trois soirs.

Les Capitales (28-44) ont roulé toute la nuit vers Rockland (34-38), où ils affrontent durant trois jours ceux qu’ils pourchassent au classement. Le spécialiste du changement de vitesse Sean Cruz (0-1, 1,50) aura la balle vendredi pour Québec contre Jake Zokan (2-3, 1,63), qui a blanchi les Capitales à ses deux derniers départs.

NOTES : Les Capitales ont congédié le releveur Levi MaVorhis (0-1, 7,07). Le cœur n’y étant plus, il prend sa retraite... Retiré trois fois en trois présences au bâton et auteur de deux erreurs jeudi, l’avant-champ Rylan Sandoval (,150) devait de toute façon faire ses valises pour laisser sa place à Zach Wilson, de retour de République tchèque... Les deux équipes n’ont pas eu d’entraînement au bâton en après-midi à cause de la tenue d’un match midget.

Capitales

Trois-Rivières 2/Québec 12: une explosion hâtive

Les Capitales sont tombés à bras raccourcis sur Kevin McNorton, le lanceur des Aigles de Trois-Rivières. Ils ont explosé avec 10 points dès les trois premières manches vers une victoire de 12-2, mercredi soir, à Québec.

Avant le match, le gérant Patrick Scalabrini l’avait dit : «McNorton a donné 118 coups sûrs en 82 manches jusqu’ici cette saison. Il faut l’attaquer en partant et faire des dommages contre lui.»

Ses hommes l’ont écouté. Deux points en première, deux en deuxième et six en troisième, avec trois circuits dans cette seule manche. «Des fois, on dirait que je connais ça, le baseball. Mais d’autres fois, ça paraît moins...» laisse tomber Scalabrini, qui a manqué de petites cartes récompenses à distribuer à ses protégés atteignant le troisième coussin, où le patron se poste durant la demi-manche offensive.

Québec (28-43) rejoint Ottawa au cinquième rang de la Ligue Can-Am, à six matchs de Rockland (34-37) et du quatrième échelon, dernier donnant accès aux éliminatoires.

Au tiers de la rencontre, deux Capitales étaient à un coup sûr de réussir le carrousel, prouesse rare qui consiste pour un même joueur à frapper simple, double, triple et circuit dans la même rencontre.

Pendant que Brandon Fischer tentait d’obtenir un simple, T.J. White courait après un triple. Mais ni l’un ni l’autre n’a réussi l’exploit à leurs deux autres apparitions au marbre. White a quand même produit quatre points et Fischer, trois.

«Je n’avais pas eu d’aussi match bon cette saison», a reconnu Fischer, qui était 7 en 36 [,194] avec un seul point produit à ses neuf matchs précédents. Après trois manches, «je ne pensais pas au simple», assure-t-il. «Je savais ce que McNorton allait m’envoyer et je me concentrais à garder la même approche pour bien voir la balle.»

Dose de confiance

«C’est une bonne dose de confiance autant pour moi que pour toute l’équipe, surtout après la défaite d’hier [10-1, mardi]», a poursuivi Fischer, qui a fait les délices d’une maigre foule de 1441 spectateurs au Stade Canac.

«McNorton [2,2 ml, 10 pm] a beaucoup de victoires à sa fiche [8] parce qu’il a lancé de très bons matchs, mais ce soir, rien ne fonctionnait pour lui», a résumé l’instructeur-chef trifluvien, T.J. Stanton.

Les Aigles ont inscrit leurs points en deuxième manche, contre Scott Richmond (6 ml, 2 pm), sur un simple de Michael Suchy. Avec son attaque à sec, Stanton a peut-être regretté d’avoir donné une soirée de congé à son gros cogneur Taylor Brennan.

En plus de claquer une longue balle, Jhalan Jackson a réalisé un spectaculaire attrapé au champ droit, captant la balle en plein saut horizontal tel Superman Selon mes recherches préliminaires, le dernier carrousel chez les Capitales appartiendrait à Pierre-Luc Laforest, en 2009. B.J. Garrison en a aussi réussi un en 2001.

Le dernier match de cette série, la «décideuse», opposera au monticule Karl Gélinas (1-5, 3,60), pour Québec, à Brandon Barker (4-2, 3,18), pour Trois-Rivières.

NOTES : Le solide frappeur Zach Wilson rejoindra les Capitales à Rockland, vendredi. Il a produit 32 points en 38 matchs avec Québec l’an dernier... Le rendez-vous de Connor Panas avec les bonzes des Blue Jays est remis à vendredi. «Il sera ici lundi ou pas du tout», tranche le gérant des Capitales, de moins en moins convaincu de la venue du voltigeur torontois... Michael Baca a fait ses valises pour Ottawa, les Champions l’ayant réclamé après sa libération par les Capitales. Le petit avant-champ n’est pas remis à 100 % d’une blessure au talon qui l’a gardé loin du terrain depuis deux semaines, mais les Champions tentent le coup. 

Capitales

Jeux panaméricains: deux lanceurs des Capitales ramènent l'argent

Scott Richmond et Dustin Molleken ne reviennent pas amers des Jeux panaméricains, d’où les lanceurs des Capitales et l’équipe canadienne ont rapporté une médaille d’argent.

«On s’est bien battus, mais Porto Rico a gagné ses six matchs dans le tournoi et nous a vaincus deux fois [8-5 et 6-1, en finale]. Ils méritaient l’or et on méritait la médaille d’argent. On a gagné l’argent, on n’a pas perdu l’or», résume Richmond, utilisé dans le match de groupe contre la Colombie gagné 10-3.

Il sera sur le monticule du stade de Québec mercredi pour amorcer la deuxième tranche de la série face aux Aigles de Trois-Rivières.

«C’était une expérience incroyable. C’est toujours un honneur de porter le Canada sur notre chandail», insiste de son côté Molleken, qui a réalisé deux sorties en relève pour trois manches de travail au total. Obtenant un sauvetage contre Cuba et ses coéquipiers chez les Capitales Yordan Manduley et Stayler Hernandez, aussi rentrés à Québec lundi après une décevante sixième position pour les Cubains aux Panams.

Poursuivre sur cette lancée

Le lanceur de départ Richmond (3-4, 4,20), qui aura 40 ans à la fin du mois, espère poursuivre sur le succès qu’il a connu au Pérou. Sans oublier qu’après un début de saison difficile, il n’avait accordé que deux points mérités ou moins lors de six de ses huit derniers départs avec les Capitales avant de partir pour les Panams.

«À chacune de mes sorties, je dois donner une chance à l’équipe de gagner. Lancer un paquet de prises et ne pas donner de buts sur balles. Maintenant que nous sommes les quatre de retour, l’équipe ne peut qu’être meilleure. On va partir sur une bonne séquence en août et causer des problèmes aux autres en séries éliminatoires», prédit celui qui a déjà lancé 169 manches dans les majeures avec les Blue Jays de Toronto, de 2008 à 2012.

Si Molleken (2-0, 1,98) a rempli plusieurs rôles dans l’alignement des Capitales avant de partir à Lima, comme en témoignent ses quatre départs en 20 présences, l’auteur de 8,1 manches dans l’uniforme des Tigers de Detroit en 2016 revient à 100 % comme releveur de fins de rencontre ou closer.

Molleken n’avait alloué qu’un maigre point à ses quatre dernières présences dans l’uniforme québécois.

Aussi membre de l’équipe canadienne qui a participé aux Jeux panams, le voltigeur Connor Panas pourrait se joindre aux Capitales dans les prochains jours. Panas rencontre le président des Blue Jays Mark Shapiro mercredi, à Toronto. Si jamais les Jays n’ont pas de place pour lui dans leur organisation, où il a évolué de 2015 à 2018, le Torontois pourrait ensuite se tourner vers Québec pour terminer la saison.

Wilson de retour

Les Capitales s’attendent de plus à rapatrier l’avant-champ Zach Wilson aussi tôt que cette fin de semaine. Auteur d’une moyenne au bâton de ,348 et de 32 points produits en 38 matchs l’an dernier avec l’équipe, le Californien qui a eu 29 ans mardi vient d’être éliminé dans la ligue en République tchèque où il a joué cet été.

Capitales

Rockland 3/Québec 4: «On n’a plus d’excuse»

Deuxième victoire de suite. Pas entendu ça souvent chez les Capitales cette année. Vainqueur 4-3 dimanche aux dépens des Boulders de Rockland, le club de Québec retrouve en plus quatre joueurs-clés pour la dernière ligne droite.

«On vient de gagner deux matchs de suite, surtout contre l’équipe qu’il faut rattraper au classement. Nos renforts seront enfin de retour lundi, alors on s’en va à la guerre avec l’alignement qu’on voulait. On n’a plus d’excuse», a tranché le gérant Patrick Scalabrini, après la rencontre.

Car ses Capitales sont loin d’être sortis du bois. Leur fiche de 27-42 les place toujours sixièmes et derniers au classement de la Ligue Can-Am, à 5,5 matchs de la quatrième position donnant accès aux séries d’après-saison occupée par Rockland (33-37). Québec est 3-7 à ses 10 dernières rencontres.

Après les Jeux panaméricains, le tournoi de baseball s’est conclu dimanche, le retour des lanceurs Scott Richmond et Dustin Molleken, du Canada, ainsi que des avant-champs Yordan Manduley et Stayler Hernandez, de Cuba, va requinquer l’alignement.

Le voltigeur torontois Connor Panas garde aussi un intérêt à se joindre aux Capitales advenant que son essai de cette semaine avec l’organisation des Blue Jays tombe à plat.

Appelés comme simples remplaçants, Josué Peley, Rylan Sandoval et Jean-François Garon seront remerciés sous peu ou l’ont déjà été. Rian Kiniry sera aussi avisé que ses services ne sont plus requis. Le lanceur David Richardson serait pour sa part placé sur la liste des blessés.

Sandoval et Pelé

C’est quand même Sandoval, avec deux doubles et de belles pièces défensives au deuxième coussin, ainsi que Peley, solide derrière le marbre et auteur de deux coups sûrs, qui ont tracé le chemin vers la victoire de dimanche. Sans oublier le circuit de deux points de T.J. White en première manche, longue claque dans la gauche qui a atterri dans les terrains de tennis du parc Victoria.

«Je n’ai jamais été aussi en forme et quand c’est possible, je dis oui à Pat. Je veux apporter de l’énergie et partager mon expérience avec les gars», explique Peley, 31 ans, qui a été joueur régulier des Capitales de 2012 à 2015.

«Mais j’ai des engagements professionnels [comme représentant du fabricant de bâtons Louisville Slugger] et je participe aussi au championnat canadien de balle donnée du 10 au 17 août. Le baseball fait partie de mes priorités, mais j’ai aussi d’autres priorités», fait valoir le papa de la petite Nayla, quatre ans. Résident de Québec, Peley s’aligne de plus, quand il le peut, dans le senior avec les Brewers de Montréal.

Il reste encore un poste de vétéran vacant dans l’alignement, que Peley occupera encore mardi. Pour la suite, Scalabrini magasine et espère dénicher la perle rare.

Quant au match de dimanche, le lanceur de départ Austin Chrismon (6 ml, 5 cs, 3 pm, 5 rab) a mérité sa première victoire dans l’uniforme des Capitales, tandis que Jonathan de Marte (1,2 ml, 1 rab), auteur de la victoire de samedi, a cette fois récolté le sauvetage.

Les Capitales sont donc 2-2 en août! Et ont offert deux victoires aux 10 190 spectateurs venus les applaudir les trois derniers jours au Stade Canac, dont 3179 dimanche. Ils reçoivent la visite des Aigles de Trois-Rivières mardi, mercredi et jeudi.

***

Capitales

Les Capitales en arrache enfin une, 2-1 en 10e

«On s’y est pris tard, mais vaut mieux tard que jamais!»

Jesse Hodges venait de réussir son premier coup sûr victorieux en sept ans de carrière professionnelle, un double en 10e manche qui donnait enfin une victoire aux Capitales, samedi soir, à Québec, 2-1 aux dépens des Boulders de Rockland. La fin d’une vilaine glissade de six revers consécutifs.

Hodges avait cogné un autre double bon pour le premier point des siens, en huitième, créant ainsi l’égalité tard dans la rencontre.

En espérant que «vaut mieux tard que jamais» vaudra aussi pour le reste de la saison. Car les Capitales (26-42) sont loin d’être sortis du pétrin. Ils traînent encore de la patte par 6,5 matchs sur une place en séries et le quatrième rang du classement occupé par les Boulders (33-36).

«On avait vraiment besoin de cette victoire-là!» a souri le combatif troisième-but, sans doute été inspiré par l’arrivée en ville de son amoureuse. «Les gars, on s’est parlés avant le match et on s’est dit qu’il faut vraiment tout donner. Là, si on gagne dimanche, on gagne cette série et on continue de rouler en août. On y croit!» assure le sympathique barbu, qui a chaque fois fait marquer Brandon Fischer.

C’est ce genre d’attitude de «jouer sans la peur d’échouer» que le gérant Patrick Scalabrini n’a pas vu assez souvent depuis le début de la campagne. «Ce que Jesse Hodges fait sur un terrain de baseball, ce n’est pas toujours beau, mais tu vois qu’il veut. C’est un vrai gamer», dit le patron, à propos de celui qui a terminé cette soirée cruciale avec un dossier de trois en cinq au bâton.

Après sept manches, les Capitales semblaient toutefois se diriger vers une septième défaite de suite. Six autres coureurs abandonnés sur les sentiers, pour un total de 10 dans la soirée. Dont plusieurs en situations payantes.

Comme les premiers frappeurs de la première et deuxième manches qui claquent en lieu sûr, mais n’avancent pas davantage. Ou en quatrième, les locaux étant incapables de marquer malgré des hommes aux extrémités du losange et aucun retrait.

«Tôt dans le match, on jouait avec nervosité. On s’ajoutait de la pression», a admis Scalabrini. «Mais quand on a créé l’égalité, soudainement, toute la pression est tombée. Et nos gros gars comme Jesse Hodges et Jonathan de Marte [releveur en 9e et 10e] ont fait ce qu’il fallait au bon moment.»

De Marte et Jack Charleston n’ont rien donné en relève durant chacun deux manches. Mais le lanceur de départ Karl Gélinas (6 ml, 7 cs, 1 pm, 9 rab) a aussi excellé à sa première sortie en deux semaines, même s’il était sur le point de subir une sixième défaite tout en ayant accordé un seul petit point.

L’élégant droitier au gant vert souffre souvent d’un important manque d’appui offensif. Les Capitales ont inscrit 19 points seulement lors de ses huit départs cette saison, pour une minuscule moyenne de 2,4 points marqués. Québec a inscrit cinq points au cours des quatre derniers matchs.

Le Stade Canac a accueilli 2724 spectateurs pour cette rencontre.

Pour le troisième et dernier match de cette série à Québec, dimanche (13 h), Austin Chrismon (2-3, 4,62) aura la balle pour les Capitales contre Landon Holifield (1-1, 2,92).

Le Canada joue pour l'or

Aux Jeux panaméricains, au Pérou, l’équipe canadienne de baseball a battu le Nicaragua 10-0 pour accéder à la grande finale pour l'or contre Porto Rico, présentée dimanche.

Dans la victoire de samedi, l’ancien des Capitales Jonathan Malo, qui a aussi joué trois matchs avec le club de Québec cet été, a cogné un circuit solo et un double, produit deux points et en a marqué trois. Le lanceur Phillippe Aumont, des Champions d’Ottawa, a été intraitable durant les sept manches de cette rencontre écourtée par le pointage.

Le Canada tente de remporter un troisième titre des Jeux panams de suite.

Par ailleurs, dans la défaite de 10-9 de Cuba contre la République dominicaine pour la cinquième position, l’arrêt-court cubain des Capitales Yordan Manduley a produit trois points.

Nouveaux intronisés au Temple de la renommée

La fédération de baseball du Québec a dévoilé samedi les plaques des trois plus récents intronisés à son Temple de la renommée, qui occupe un mur complet du Stade Canac.

Il s’agit du recruteur Claude Pelletier, qui a entre autres aiguillé les Dodgers vers Éric Gagné, de l’ancien journaliste du Journal de Québec Mario Morissette et de l’organisateur bénévole de très longue date dans la région de Montréal Richard Gladu.

Malheureusement, Gladu est décédé vendredi. L’intronisation officielle avait toutefois déjà eu lieu, le 17 novembre. Le Temple de la renommée de Baseball Québec compte 76 membres.

Capitales

Rockland 4/Québec 1: «On a manqué de couilles»

Si tu ne frappes pas, tu ne gagnes pas. Auteur de seulement trois petits coups sûrs, les Capitales ont perdu 4-1, vendredi, encaissant un sixième revers consécutif. Défaite en plus contre l’équipe qu’ils pourchassent pour une place en séries, les Boulders de Rockland.

Le retour à Québec n’a pas réveillé l’attaque des Capitales. Sans victoire depuis le 26 juillet, l’offensive québécoise n’a inscrit que trois points lors des trois dernières rencontres. Leur seul point de vendredi a été inscrit en neuvième manche sur quatre buts sur balles.

«Je leur ai dit que je suis très insatisfait qu’on n’ait pas performé lors du plus gros match de notre saison», a révélé le gérant Patrick Scalabrini, après avoir passé un savon à ses joueurs derrière les portes closes du vestiaire, procédure rare chez les Capitales.

«Mais je leur ai aussi dit qu’on devait immédiatement tourner la page et penser au match de samedi, qu’il faut absolument gagner. Qu’ils se doivent de mettre leur cœur et leurs couilles sur le terrain, ne serait-ce que pour leurs frères qui jouent avec eux. Parce que j’ai vu ce soir, et toute la saison, des essais et des erreurs dans des situations où ça prend des couilles. On a manqué de couilles», a-t-il résumé, de façon imagée.

Dans ce premier d’une série de trois affrontements cruciaux face aux Boulders (33-35), qui occupent le quatrième et dernier rang du classement permettant d’accéder aux éliminatoires d’après-saison, les Capitales (25-42) ont été réduits au silence en attaque par le lanceur Jake Zokan (5 ml, 2 cs) pour la deuxième fois en une semaine.

«Notre offensive n’a absolument rien généré. Zokan est notre kryptonite! Il est un bon lanceur, mais pas si bon que ça. Espérons qu’on ne le reverra plus jamais», a constaté l’instructeur-chef. La relève des visiteurs a aussi été intraitable, T.J. White, Rian Kiniry et le nouveau venu Jean-François Garon étant les seuls du camp perdant à frapper en lieu sûr.

Ce qui n’a pas empêché l’assistance de 4287 spectateurs, meilleure foule de la saison ex æquo, de continuer à s’amuser et d’entonner Sweet Caroline à tue-tête, après la huitième, puis de se lever en masse quand les sentiers étaient remplis, en neuvième.

Pas de fête par contre dans l’abri et le vestiaire des Capitales. Il commence à se faire tard avec 28 parties de saison à jouer et un retard de 7,5 matchs à rattraper.

Ce nouvel échec relègue dans l’ombre une autre bonne performance du lanceur partant Sean Cruz (5,2 ml, 6 cs, 1 pm), quand même débité de la défaite. Au total de la soirée, Rockland a cogné 12 coups sûrs, dont trois circuits.

Samedi (18h), le vétéran lanceur partant Karl Gélinas (1-5, 3,89) effectuera sa première sortie en deux semaines contre J.D. Busfield (6-1, 4,91), qui en est déjà à son quatrième départ face aux Capitales cette saison.

Capitales

Jean-François Garon: nouvel espoir québécois des Capitales

Jean-François Garon n’avait jamais joué au stade de Québec avant cette année. Son seul souvenir remontait à l’âge de 10 ans, quand il avait gagné le Défi Triple Jeu. «On avait été présentés sur le terrain. J’ai une photo avec [le lanceur] Michel Simard!» sourit celui qui a disputé vendredi son premier match professionnel dans l’uniforme des Capitales.

Natif de Terrebonne, 22 ans, Garon est un costaud voltigeur de 6’ 3” et 215 lb. Il vient de boucler quatre saisons en première division de la NCAA avec les Braves de l’Université Bradley, en Illinois, un alma mater de Kirby Puckett.

Garon connaît un été du tonnerre dans le junior avec le Royal de Repentigny. Il affiche déjà 10 circuits et a été nommé frappeur par excellence du mois de juillet dans le junior élite québécois.

Patrick Scalabrini connaît Garon depuis déjà quelques années. Le gérant des Capitales l’avait repéré dès l’âge de 16 ans dans un tournoi des meilleurs espoirs canadiens tenu chaque année à Toronto. «Son style m’a plu dès le début et je l’ai toujours suivi depuis», explique l’homme de baseball, qui a lancé un appel d’urgence au jeune joueur seulement pour la fin de semaine.

En principe, son nom sera rayé dès lundi, quand les cinq joueurs des Capitales qui participent en ce moment aux Jeux panaméricains, au Pérou, seront de retour. Les Cubains Yordan Manduley et Stayler Hernandez, ainsi que les Canadiens Scott Richmond, Dustin Molleken et peut-être Connor Panas devraient renfiler le chemisier québécois mardi, au parc Victoria.

Une porte ouverte

Mais Garon serait fou de ne pas sauter sur l’occasion, entre-temps. L’occasion est belle de démontrer son savoir-faire et de mettre des points en banque en vue de décrocher un emploi régulier comme recrue l’an prochain. Dès sa première présence au bâton, vendredi, le Québécois a arraché un simple sur un faible roulant à l’arrêt-court.

Le principal intéressé ne se met toutefois pas de pression. «Mes parents sont venus me voir jouer, alors je vais en profiter et juste avoir du plaisir. Je vais surtout faire de mon mieux pour aider l’équipe à gagner les trois matchs», a-t-il indiqué, avant la rencontre où il a été utilisé au champ gauche et comme septième frappeur.

Maintenant bachelier en comptabilité, Garon a décidé de se donner du temps avant de décider de son avenir professionnel. «J’essaie de ne pas trop prendre de décisions, chaque chose en son temps. Je sors de quatre années d’études et je ne veux rien brusquer. Je regarde les choses venir à moi, on verra!» termine celui qui ne se prend pas la tête pour rien.

Le joueur d’avant-champ Ryan Sandoval aussi été ajouté à l’alignement pour le week-end. Le Californien de bientôt 32 ans jouait cet été dans le senior pour le Cactus de Victoriaville, mais il a évolué dans la Can-Am avec New Jersey et Rockland les trois dernières années.

Capitales

Encore une défaite pour les Capitales

Déjà plongés en pleine course aux séries, les Capitales n’ont pas trouvé mieux jeudi que de se faire écraser 7-1 à Sussex, d’essuyer un balayage face aux Miners et de rentrer à Québec sur une cinquième défaite de suite.

Les Capitales (25-41) croulent dans la cave du classement, à 6,5 matchs des séries avec 29 rencontres à disputer en saison. Les trois rendez-vous de la fin de semaine au parc Victoria contre ceux qu’ils doivent rattraper au quatrième rang, les Boulders de Rockland (32-35), deviennent cruciaux.

«Ce sera nos derniers matchs sans nos six joueurs partis aux Jeux panaméricains. Ça prendra une touche de notre magie devant nos partisans pour réussir à voler cette série-là et commencer une bonne séquence en août», reconnaît le gérant Patrick Scalabrini, sans se décourager.

Plus et mieux

Jeudi soir, Scalabrini espérait plus et mieux du lanceur retraité de 39 ans Isaac Pavlik, appelé en renfort pour un deuxième départ. Pavlik n’a toutefois duré que 1,1 manche et 24 lancers, le temps d’accorder cinq points mérités sur six coups sûrs.

Poussé à la retraite l’an passé par une opération à l’aine, Pavlik a senti sa blessure ressurgir dès la première manche. «Quand on l’a enlevé, il était déjà trop tard. On est parti croche avec ça et on a été incapables d’arrêter l’hémorragie», a résumé l’instructeur-chef.

Champions en titre et meneurs au classement, les Miners (43-21) n’en demandaient pas plus. Ils ont battu les Capitales sept fois lors des huit derniers affrontements entre les deux finalistes de 2018.

L’attaque des Capitales a donné signe de vie avec deux simples pour amorcer la cinquième manche, mais un amorti raté de David Salgueiro suivi des retraits sur élan de Brandon Fischer et de T.J. White ont vite éteint la flamme. Pour être sûrs, les Miners ont répliqué dès leur tour au bâton avec un circuit de deux points de Trey Hair. Fin des émissions.

Avec le retour à Québec, Scalabrini retranche Pavlik, Chris Scura et Daniel Dominguez pour faire de la place au retour au jeu de Karl Gélinas et à l’embauche momentanée des joueurs de position Jean-François Garon (junior, Repentigny) et Rylan Sandoval (senior, Victoriaville). Garon est le frappeur du mois de juillet dans le junior élite.

NOTES : Les honneurs de juillet dans la Can-Am reviennent à deux Québécois, soit le lanceur Phillippe Aumont (Ottawa) et le frappeur Raphaël Gladu (Trois-Rivières)... Releveur pour les Capitales en septième jeudi, Vincent Ruel a été nommé lanceur par excellence du dernier mois dans... le junior élite, où il s’aligne avec les Diamants de Québec.

Capitales

Frank Duncan trop fort pour les Capitales

Inutile de chercher midi à 14 heures, les Capitales de Québec ont simplement été battus par un lanceur trop fort pour eux, mercredi au Skylands Stadium, où Frank Duncan a réussi un match complet pour mener les Miners de Sussex County à une victoire de 3-1 sur la formation québécoise.

«Je lui lève mon chapeau, il a été en parfait contrôle, il n’y a pas grand-chose qu’on pouvait faire, on n’a pas été dans le coup. Il s’agit de la première fois de la saison que je peux dire que nous avons été complètement dominés par le lanceur adverse», admettait le gérant Patrick Scalabrini.

Il s’agissait d’un quatrième revers de suite pour les Capitales, qui traînent à 6,5 matchs d’une place dans les séries éliminatoires. La visite à Québec des Boulders de Rockland, à compter de vendredi, sera donc très importante si les Capitales veulent prolonger leur saison au-delà de la fête du Travail.

Mais avant, les Capitales tenteront d’éviter le balayage, jeudi, à Sussex.

«Le résultat est décevant parce que les gars se présentent et ils offrent un effort soutenu. On a perdu trois matchs par un point, et on vient de garder les Miners à trois points, mais on n’a rien fait à l’attaque. Jhalan [Jackson] a été le seul coureur à atteindre le deuxième but», disait le gérant à propos du sixième circuit du voltigeur de droite.

Capitales

Le jour de la marmotte pour les Capitales: autre revers en 10e manche

On appelle cela le jour de la marmotte! Pour une troisième fois de suite, les Capitales de Québec ont subi la défaite en fin de 10e manche, mardi au Skylands Stadium, s’inclinant 4-3 face aux Miners de Sussex County.

L’écart se creuse donc entre les Capitales et une place dans les séries éliminatoires de la Ligue Can-Am. Ce revers encaissé contre la meilleure équipe du circuit les repoussait à 7,5 matchs de la quatrième position occupée par les Boulders de Rockland.

Les Capitales ont encore échoué dans leur tentative de profiter du règlement international qui permet d’avoir un coureur au deuxième but en début à chacune des manches supplémentaires. Daniel Dominguez, qui ne devrait pas accompagner l’équipe à son retour à Québec, vendredi, a bousillé d’abord bousillé un amorti-sacrifice, tandis que David Salgueiro et Brandon Fischer se contentaient de frapper des ballons au champ extérieur.

À leur tour au bâton, les Miners ont fait avancer leur coureur au troisième sur un petit roulant de Kalian Sams. Et après avoir rempli les cousins avec deux passes gratuites intentionnelles, les Capitales n’ont pas réussi à tourner le double-jeu sur un roulant à l’avant-champ de leur meilleur frappeur Audy Ciriaco, qui a devancé le relais au premier but pendant que le point gagnant s’inscrivait au marbre.

«Ça fait trois matchs qu’on perd en 10e manche parce qu’on n’est pas capable de profiter de notre point. Nous avons raté l’amorti deux fois, en neuvième manche et en 10e, c’est un peu l’histoire de notre saison. On ne réalise pas les jeux de base. Nous sommes dans le baseball professionnel, il faut trouver une manière de faire le travail. Depuis quelques matchs, il y en a qui ne sont pas capables de le faire sous pression», disait le gérant Patrick Scalabrini après la rencontre.

Les Capitales avaient pourtant comblé un déficit de 3-0 pour créer l’égalité 3-3 grâce à des circuits en solo de Ryan Kiniry (5e), en septième, et de T.J. White (5e), encore lui, en huitième. White avait été nommé joueur offensif de la semaine, lundi.

«Dommage, parce qu’on avait réussi un gros retour, mais le résultat final n’est pas là. Les trois derniers matchs [défaites de 3-2, 7-6 et 4-3] étaient à notre portée, mais on n’en a pas fait assez. En 10e, on a eu ce qu’on voulait, soit une balle à double-jeu, mais elle n’était pas assez frappée solidement pour qu’on le complète», résumait Scalabrini.

Capitales

T.J. White, rayon de soleil d’une saison difficile des Capitales

Le deuxième-but des Capitales de Québec T.J. White a été nommé le joueur offensif de la semaine dans la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Il s’avère le seul rayon de soleil de l’équipe dans cette saison difficile.

Les Capitales profitaient d’une rare journée de congé sur la route, lundi, mais la nomination de White valait bien un retour d’appel à l’auteur de ce texte… «La règle, c’était de ne pas parler de baseball de la journée, à l’exception de ce coup de téléphone», a dit en riant le gérant Patrick Scalabrini au lendemain d’une deuxième défaite de suite en 10 manches à Rockland, dimanche.

Les Capitales entreprennent, mardi au New Jersey, une série de trois matchs contre les Miners de Sussex County, meneurs au classement. Il s’agira aussi des retrouvailles avec Kalian Sams, qui affiche une moyenne de ,294 en neuf matchs à Sussex.

Avec un retard de 6,5 matchs sur la quatrième et dernière place donnant l’accès aux séries, les Capitales se retrouvent dans une position précaire, d’autant plus que les Boulders et les Jackals du New Jersey sont à égalité en troisième et quatrième places.

«La dernière défaite a fait mal, nous n’avons plus vraiment de marge de manœuvre. Oui, il y a un sentiment d’urgence, il faut gagner. Il n’y a pas lieu de paniquer, mais pour se rendre dans les séries, on devra remporter au moins deux matchs sur trois dans nos séries d’ici la fin de la saison. Ça veut dire de retrancher un match par semaine; c’est réalisable», a estimé celui qui dirige les Capitales depuis 10 ans.

Il voit d’un bon œil le fait que les Boulders et les Jackals s’affrontent, cette semaine. «Si l’un des deux clubs s’écrase, ça pourrait nous aider. On s’est creusé notre propre trou, mais on peut quand même avoir un peu d’aide pour s’en sortir.»

Cinquièmes au classement, les Champions d’Ottawa — qui devancent les Capitales par 1,5 match en cinquième place — cherchent aussi à finir parmi les quatre premiers.

Austin Chrismon, David Richardson et Isaak Pavlik seront les trois partants contre les Miners. Les Capitales miseront aussi sur la présence du releveur Jonathan De Marte, qui rentrait, lundi, d’un tournoi international avec l’équipe nationale d’Israël.

Pas d’aide extérieure prévue

À part son retour et celui à venir des quatre autres joueurs partis aux Jeux panam (Stayler Hernandez, Yordan Manduley, Dustin Molleken et Scott Richmond), le gérant ne prévoit pas aller chercher d’aide à l’extérieur, et ce, même si un poste de vétéran est disponible depuis la libération du voltigeur Tyson Gillies. Et même si ce dernier devait frapper comme un déchaîné, au Pérou, on ne reviendrait pas sur la décision de le laisser partir.

«Les Capitales ont tourné la page sur lui. J’aime ce que David Salgueiro et Brandon Fischer nous apportent, je veux les garder dans l’alignement, et si on ramenait Gillies, ça voudrait aussi dire de retrancher l’un d’eux, et je ne ferai pas cela», a indiqué Scalabrini.

Il pourrait cependant se permettre de faire à nouveau appel à Josué Peley, qui a bien fait dans les trois matchs à Québec, le week-end dernier. «Il a montré une ouverture d’esprit pour revenir, j’aimerais ça le revoir, on va se reparler. Il a apporté une énergie positive, en plus d’exceller au bâton et d’être polyvalent en défensive.»

Scalabrini se réjouissait évidemment pour White, mis à l’honneur en raison de ses 13 points et de sa moyenne de ,480 (12 en 25) au cours des six matchs considérés. Le lanceur Matt Marsh, libéré depuis en raison d’une blessure, avait eu droit à une mention hebdomadaire, plus tôt cette saison.

«Non seulement T.J. est-il notre joueur le plus populaire, mais c’est aussi le plus utile. Tout le monde l’adore dans l’équipe, il a un sourire contagieux. En début de saison, j’avais dit à Tim [Smith, son adjoint] qu’il était le dernier gars qu’on pouvait perdre. Or, il a été absent plus d’un mois et ç’a donné le ton à nos difficultés», a admis le gérant.