Maxx Tissenbaum a refilé à son gérant Patrick Scalabrini quelques conseils à propos de la surface synthétique du stade.

Tissenbaum s'est senti comme à l'université

Il avait l'impression de retourner au collège. De tous les joueurs des Capitales de Québec qui découvraient leur nouveau terrain, jeudi, Maxx Tissenbaum était celui qui pouvait en parler en long et en large.
Le receveur des Capitales évoluait sur un terrain synthétique à l'Université Stony Brook, dans l'État de New York, il y a cinq ans. Déjà, son expérience passée lui servait : il avait déjà commandé une autre paire de souliers avec des crampons de caoutchouc au lieu de ceux en métal, utilisé depuis la nuit des temps sur les pelouses naturelles du baseball à travers l'Amérique.
«Le terrain est vraiment beau. Nous avons vu sa transformation, on a brièvement pu courir dessus, ils ont fait quelque chose de bien qui servira la cause de baseball pendant longtemps», disait le joueur natif de Toronto.
Bien que chaque surface possède ses secrets, le numéro 36 est d'avis que le changement ne sera pas dramatique sur le rendement des joueurs.
«Le baseball ne changera pas, il y aura juste moins de mauvais rebonds et de choses imprévues. Ça prend un certain temps à s'habituer à la vitesse, mais en défensive, les joueurs pourront foncer vers les balles sans se faire surprendre. Les puristes adorent le gazon naturel, et notre terrain était beau à Québec, mais tout deviendra plus facile dorénavant.»
Tissenbaum ne parlait pas en terme de qualité de jeu, mais d'utilisation. Auparavant, une pluie fine ou l'approche d'une averse forçaient les Capitales à installer la grande toile protectrice, histoire de protéger le losange. Ils n'ont plus à le faire, à part recouvrir le monticule et le marbre, qui sont toujours en terre.
«Nous pourrons tenir nos pratiques au bâton même s'il pleut un peu, les joueurs vont en profiter. Pour ce qui est des roulants ou des glissades, on va s'adapter, comme on le ferait ailleurs.»
Des bosses en moins
Son coéquipier Kalian Sams a déjà joué plusieurs matchs sur des surfaces synthétiques, notamment à Tokyo, au Japon, et en France. Il y voit aussi un avantage.
«Comme voltigeur, il y a toujours le risque de se tourner la cheville sur une bosse dans le champ extérieur. Ici, ça ne devrait pas arriver, on n'a pas à s'en inquiéter...», disait celui qui revenait au jeu, jeudi, après une courte absence de deux matchs.
À première vue, le voltigeur trouvait la surface rapide. Pendant l'exercice au bâton, il a dépassé le but en glissant. Il prévoyait utiliser des crampons en métal, histoire d'être plus à l'aise au bâton.
«Je vais voir pendant le match comment ça se passe. Je n'aimerais pas avoir à le faire, mais si je devais changer de souliers entre les manches, je le ferai», précisait Sams.
En visite pour la première fois à Québec depuis l'installation du tapis vert, le gérant des Aigles T.J. Stanton donnait une note parfaite à son ancienne organisation. «Quelle bonne décision, j'ai l'impression que tous les stades du genre emprunteront l'idée afin de rentabiliser leur équipement. Avec le dôme, ce sera un succès assuré. Même pour nos joueurs, c'est excitant de jouer là-dessus», avouait l'ancien instructeur des lanceurs des Capitales.