Depuis le début de sa carrière professionnelle en 2012, Taylor Oldham n'a jamais joué dans le baseball affilié. La Can-Am sera sa quatrième ligue en carrière, après la Frontier, la Pescos et l'American Association.

Taylor Oldham: le baseball sans frontières

En 2015, Taylor Oldham avait raté la tournée à Québec de son ancien club de Wichita en raison d'une transaction de dernière minute. Deux ans plus tard, il s'amène en ville, mais il portera les couleurs de l'équipe locale.
Les Capitales ont fait son acquisition dès le mois d'octobre, en cédant en retour les lanceurs Mark Smyth et Sam Brunner au Freedom de Florence, dans la Ligue Frontier.
«J'aurais pu rester à Florence, mais ça ne me tentait pas d'être le vétéran dans une ligue où les joueurs sont plus jeunes et j'ai demandé à être échangé. Après une discussion avec mon gérant, il m'a fortement suggéré de venir jouer à Québec», a indiqué le frappeur droitier de 27 ans.
Oldham est un habitué du baseball indépendant puisqu'il n'a jamais joué dans l'affilié depuis le début de sa carrière professionnelle, en 2012. Il en sera à sa quatrième ligue, après des passages dans la Frontier, la Pecos et l'American Association.
«En 2015, je venais tout juste d'être échangé à Fargo lorsqu'il y a eu la série entre Wichita et Québec, je n'ai donc pas affronté les Capitales. Nous avions joué à Rockland et au New Jersey. Le plus ironique, c'est qu'une semaine ou deux plus tard, les Wingnuts [de Wichita] faisaient à nouveau mon acquisition, comme si j'avais été échangé contre moi-même ou s'ils n'avaient pas voulu que je les accompagne à Québec», raconte-t-il avec le sourire.
Emballé par Québec
Oldham est emballé à l'idée de se produire au Stade Canac. «J'ai beaucoup entendu parler de Québec, j'ai des amis qui sont venus ici, ils m'ont dit n'avoir jamais joué dans un aussi bel endroit. Je suis excité de découvrir une nouvelle culture. J'essaie déjà d'apprendre quelques mots de français, ça rentre lentement...»
Oldham arrive avec un bagage intéressant. L'an passé, il a connu sa meilleure saison offensive avec une moyenne de ,324, 14 circuits, 65 points produits et 25 buts volés. À l'issue du programme double préparatoire de samedi, à Sherbrooke, il a eu droit à de bons mots de la part de Patrick Scalabrini. «Il apporte une belle saveur à l'attaque, il a frappé plusieurs balles d'aplomb», a souligné le gérant des Capitales.
«Je pense être un bon frappeur et j'ai aussi du flair sur les sentiers, je peux voler des buts», se décrivait celui qui devrait voir de l'action au deuxième et au troisième but, comme ce fut le cas dans les deux matchs, samedi.
Le détenteur d'une moyenne de ,282 en cinq saisons espère encore recevoir l'appel du baseball affilié.  «J'aimerais bien avoir ma chance à un niveau supérieur. Je sens que je m'améliore chaque saison, c'est le temps où jamais pour moi, je suis en plein dans ma fenêtre d'opportunité. Sinon, je pourrai me trouver un travail quotidien. J'ai une formation universitaire en finance, je ne suis pas mal pris, j'ai un plan B. Ça pourrait être ma dernière saison, comme je pourrais jouer pendant encore cinq ans, je ne sais pas. Pour l'instant, j'ai la tête entièrement consacrée au baseball, je ne pense à rien d'autre», assurait le natif d'Orlando (Floride). Il a brièvement joué en Colombie et il a l'impression de se retrouver dans un vestiaire international, à Québec, on l'on retrouve plusieurs nationalités. «Ça ressemble au baseball d'hiver, il y a des joueurs de partout dans le monde. Nous sommes tous à Québec, maintenant»
NOTES : Patrick Scalabrini a effectué ses premières - et dernières - coupes du camp d'entraînement, dimanche. Le voltigeur et deuxième-but Malik Collymore, le lanceur Pedro De Los Santos et le joueur d'utilité Jeff Watkin n'ont pas réussi à convaincre le gérant de leur donner une chance... Les Capitales affrontent les Champions, à Ottawa, mardi, avant de disputer leur premier match de la saison régulière au New Jersey, jeudi.  Avec Jean-Nicolas Patoine