Le releveur Sean Donatello a annoncé dimanche à Patrick Scalabrini qu'il n'avait plus de plaisir à jouer au baseball et que dans ce contexte, il préférait quitter l'équipe.

Sean Donatello quitte les Capitales

Insatisfait de son rendement et confronté à une perte de plaisir de jouer au baseball, le lanceur de relève Sean Donatello a quitté les Capitales de Québec, dimanche, après une troisième défaite en quatre matchs face aux Boulders de Rockland.

Donatello, qui occupait un précieux casier de vétéran dans le vestiaire de l’équipe, a avisé le gérant Patrick Scalabrini de sa décision après le revers de dimanche. Jusque-là, il n’avait pas fait part de ses intentions à personne.

«Il m’a un peu pris par surprise. Il m’a dit que le cœur et la tête n’y étaient plus. Il ne performait pas à la hauteur de ses attentes et n’avait plus de fun. Par respect pour nous, il ne voulait pas prendre la place de joueur qui voudrait être ici», a expliqué Scalabrini dans son point de presse d’avant-match.

Donatello avait connu début de saison difficile avant de retrouver ses moyens pendant quelques semaines. Mais dernièrement, il en arrachait sur le monticule et il avait perdu son poste de releveur numéro 1 aux dépens de Nolan Becker, revenu à Québec d’un court séjour dans l’organisation des Royals de Kansas City.

«Sur le plan humain, Donatello est une perle, une très bonne personne, un pro de A à Z. Mais sur le terrain, je m’attendais à plus, c’est une déception, en quelque sorte», a admis le gérant à propos du droitier qui montrait une fiche de 1-2, cinq victoires préservées et une moyenne de points mérités de 3,90 en 24 sorties.

Membre de la rotation et entraîneur des lanceurs, Karl Gélinas n’avait pas eu vent de la décision de Donatello avant qu’il n’en soit avisé par Scalabrini pendant le retour de l’équipe de Pomona, dimanche soir.

«Il avait une personnalité stable, il était toujours d’humeur égale, alors il n’avait pas donné de signe en ce sens. Il faut croire que ça n’allait pas comme il l’espérait. Si le cœur et la tête n’y sont pas, c’est impossible de performer, surtout dans la Ligue Can-Am, où c’est la passion du baseball qui nous mène», notait le grand droitier à propos de l’ancien des filiales des Tigers et des Marlins.

Un trou de plus

Le départ de Donatello s’ajoute aux pertes de Lazaro Blanco et d’Arik Sikula. Le premier reviendra à la fin du mois de sa participation aux Jeux de l’Amérique centrale et des Caraïbes tandis que le second a été recruté par une équipe de la Ligue du Mexique.

«Ça commence à faire des trous dans notre personnel de lanceurs. C’est bien beau de survivre, mais ça va nous prendre de l’aide. Dernièrement, nos cinq partants ont eu quelque chose : Blanco et Sikula sont partis, Karl et Brett Lee ont été blessés et Searle a eu un départ repoussé», constatait Scalabrini.

La situation permet cependant au gérant de mieux contrôler son plafond salarial, qu’il dépassait largement jusqu’à tout récemment. Il pourra aussi dénicher un vétéran — qu’il soit lanceur ou joueur de position — pour remplacer Donatello.