Sean Donatello débarque à Québec avec une bonne feuille de route, lui qui compte 46 sauvetages en carrière, dont 27 au niveau AA au cours des trois dernières saisons.

Sean Donatello prévoit se plaire à Québec

«En ce moment, il est une coche au-dessus de tout le monde», admet le gérant Patrick Scalabrini à propos de Sean Donatello.

À sa seconde sortie contre des frappeurs, le nouveau releveur numéro 1 des Capitales de Québec n’a pas tardé à s’imposer comme étant une acquisition rassurante en prévision de la prochaine saison de la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Sans même l’avoir vu affronter des clubs adverses, le gérant n’avait pas de doute sur ce qu’il apportera à l’équipe.

«Il a de l’étoffe et de l’expérience. Les chiffres où il a joué montrent qu’il va être bon dans notre ligue», estimait Scalabrini.

À 27 ans, le natif du Connecticut s’amène au Stade Canac avec une bonne feuille de route. Il compte 46 sauvetages en carrière, dont 27 au niveau AA au cours des trois dernières saisons, dont la plus récente dans la filiale des Tigers de Detroit. Il avait précédemment séjourné pendant six campagnes dans l’organisation des Marlins de Miami, qui en avaient fait leur choix de 25e ronde en 2011.

Libéré à la fin de la dernière saison, il est prêt à relancer sa carrière à Québec. Il a d’ailleurs rejoint les Capitales à la suggestion de son conseiller.

«Il entretient de bonnes relations avec Patrick et m’a dit que c’était la place où aller. Il m’a fortement recommandé d’accepter l’offre des Capitales, une organisation qu’il qualifie de première classe», racontait le lanceur droitier après sa session de travail.

En quête d’une nouvelle chance

En ville depuis une dizaine de jours, il apprécie déjà l’endroit où il passera les prochains mois. «Il s’agit de ma première visite au Canada, je découvre une nouvelle culture. Je n’étais jamais venu ici, j’aime bien la vieille partie de la ville, les montagnes au loin, c’est vraiment beau.»

Mais au-delà des charmes de Québec, le baseball reste la véritable raison de sa venue avec les Capitales.

«On m’a dit que le personnel d’entraîneurs était qualifié, que les joueurs avaient beaucoup de plaisir ensemble, que l’équipe a remporté le championnat, l’an dernier, que le calibre de la Ligue était fort et que s’il y avait un endroit où l’on pouvait être remarqué pour retourner dans le baseball affilié, c’était ici», notait-il en sachant que les contrats de plusieurs lanceurs des Capitales avaient été achetés par le baseball affilié ces dernières années. Il espère avoir une autre chance.

«Avec une semaine à faire à la dernière saison, les Tigers m’ont donné le choix entre me rendre en Floride pour finir l’année avec leur filiale A-fort ou accepter ma libération. Comme je n’aurais lancé qu’une fois avant de remonter dans ma voiture, j’ai pris ma libération. Malheureusement, je n’ai pas eu d’offre cet hiver, d’où la suggestion de mon agent de venir ici. Je suis avec les Capitales pour faire de mon mieux et aider l’équipe à gagner.»

Il a brièvement touché au niveau AAA, l’an passé, y connaissant une période difficile. «Je n’ai jamais réussi à franchir le dernier pas vers les majeures. L’important, c’est que je joue encore, on ne sait jamais ce qui peut arriver», notait celui qui possède une bonne vélocité sur ses lancers, mais qui se fie plutôt sur son contrôle pour maîtriser les frappeurs adverses.

«Je ne lance pas à 100 milles à l’heure, je m’efforce à les faire frapper au sol, mais je peux aussi leur faire fendre l’air.»

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MATCH À JONQUIÈRE DÉPLACÉ

Le terrain du stade Richard-Desmeules de Jonquière n’étant pas encore en mesure de présenter un match de baseball, la partie préparatoire prévue dimanche après-midi entre les Capitales et les Aigles de Trois-Rivières aura plutôt lieu à Québec, dimanche soir (19h). La veille (16h), les deux formations de la Ligue Can-Am croiseront le fer au Stade Amédée-Roy, à Sherbrooke. Un dernier match hors concours est prévu mardi soir, à Québec, contre les Brewers de Sainte-Thérèse, une équipe senior. «Je ne prévois pas faire de coupures avant le match de mardi, mais il est clair que les deux de la fin de semaine contre les Aigles pèseront plus dans la balance», admettait le gérant Patrick Scalabrini au sujet des décisions qu’il devra prendre pour finaliser son alignement. À peu près tous les lanceurs défileront au monticule, samedi et dimanche.

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L'ORTEIL DE LEE INQUIÈTE

Bien qu’il trouve que «ça commence à ressembler à quelque chose», quelques points d’interrogation trottent dans la tête de Patrick Scalabrini, comme le gros orteil du pied gauche du partant Brett Lee. «Il lui est arrivé quelque chose tout juste avant son arrivée et il a été opéré. Pour l’instant, son pied qui traîne l’incommode. On se demande si on ne devrait pas lui donner un peu de temps, mais il n’a pas lancé beaucoup dernièrement à cause de cela», expliquait le gérant. Il reconnaît aussi que le releveur gaucher Jay Johnson, qui tente un retour au jeu après deux ans de pause, n’est pas encore à son niveau de 2015. «L’objectif, c’est qu’il soit proche de celui qu’il était, il y a deux ans, mais il n’est pas rendu-là. Il a pris sa décision de revenir assez tard, chaque jour est donc un processus», ajoutait celui qui a aussi hâte de connaître l’état du bras du partant cubain Lazaro Blanco, dont il espère l’arrivée et celle de l’arrêt-court Yordan Mandulay, en fin de semaine.