Scott Richmond a porté l’uniforme des Blue Jays de Toronto de 2008 à 2012.

Scott Richmond s’amène avec les Capitales

Après Dustin Molleken, les Capitales de Québec ont mis la main sur un deuxième ancien lanceur des ligues majeures en annonçant mardi la mise sous contrat de Scott Richmond, qui avait porté l’uniforme des Blue Jays de Toronto de 2008 à 2012.

«Ça faisait plusieurs années que j’étais en discussion avec lui. Il a toujours été l’un des leaders dans l’équipe nationale du Canada et, à 6 pieds 5 pouces, c’est un gros bonhomme qui a toujours lancé une tonne de manches», a déclaré le gérant Patrick Scalabrini à propos du grand droitier de 39 ans qui portait les couleurs d’une équipe italienne la saison dernière après deux saisons passées à Taïwan.

Avec l’ajout de Richmond et en tenant compte du fait que James McOwen ne pourra débuter la saison en même temps que tout le monde, les Caps ont maintenant cinq vétérans dans leur alignement alors que la limite est de quatre. L’ancien voltigeur des Padres de San Diego et des Astros de Houston Luis Durango est le vétéran dont le statut est le plus incertain pour l’instant alors que Molleken, Richmond, Karl Gélinas et le voltigeur Tyson Gillies devraient normalement tous être à Québec pour le début du camp d’entraînement en mai.

De l’Italie à Québec

Richmond a d’ailleurs affirmé au Soleil avoir très hâte de s’installer à Québec avec sa petite famille pour la saison estivale. «Ma femme et mes filles viendront me rejoindre à Québec quand l’année scolaire sera terminée, en juin», explique le natif de Vancouver qui réside pour le moment en Arizona. «Heureusement, ma femme a déjà fait un stage d’immersion française. Par contre, moi, je dois avouer que mon français n’est pas très bon. Mais ce n’est pas bien grave : je suis heureux d’être de retour au Canada et, en plus, au cours des trois dernières saisons, j’ai évolué à des endroits où l’anglais n’était pas la première langue.»

Avec l’équipe de Nettuno l’an dernier, il a été l’un des meilleurs lanceurs de la Ligue de baseball d’Italie. «Je comparerais le calibre là-bas à quelque chose entre le A fort et le AA. Les lanceurs sont clairement meilleurs que les frappeurs dans cette ligue. Par contre, à Taïwan, il n’y a que quatre équipes. Tu revois les mêmes frappeurs assez souvent, ce qui n’est pas très bon pour les lanceurs! C’est davantage une ligue de frappeurs, la balle rebondit beaucoup sur les bâtons!» analyse-t-il. Malgré tout, à sa première saison à Taïwan avec les EDA Rhinos de New Taipei City, Richmond a décroché un championnat.

Équipe nationale

En revenant au Canada, Richmond souhaite se rapprocher davantage de l’équipe nationale puisqu’il aimerait représenter le Canada aux Olympiques de 2020 à Tokyo et à la Classique mondiale de 2021, lui qui avait déjà porté les couleurs de l’équipe nationale lors des Classiques mondiales de 2009 et 2017 et des Jeux panaméricains de 2011 et 2015. 

Il avoue aussi aimer transmettre son savoir à d’autres joueurs de baseball. «J’aime redonner aux jeunes Canadiens, leur montrer qu’un joueur des ligues majeures, ça ne vient pas d’une autre planète, c’est un gars comme eux et qu’ils peuvent donc eux aussi viser ce but», poursuit-il. Toutefois, Richmond n’irait probablement pas jusqu’à devenir entraîneur dans les ligues mineures pour ensuite gravir les échelons un à un vers les majeures.

«Ça, vois-tu, je ne sais pas si je voudrais essayer d’être entraîneur dans le baseball affilié. Il n’y a aucune stabilité là-dedans et je ne voudrais pas me retrouver sans emploi à 45 ans! C’est un peu inquiétant d’envisager ça quand tu as des enfants comme moi. Tu sais, je n’ai jamais vraiment eu de stabilité dans ma carrière, jamais je n’ai eu un contrat de deux ans et il y avait toujours le risque de blessure. Mais j’ai l’intention de ne brûler aucun pont. On verra les opportunités qui se présenteront.»

Avec les Capitales, Richmond s’attend à un défi plus grand que celui qu’il a relevé l’an dernier en Italie. En fait, il n’en sera pas à son premier match à Québec puisqu’il avait affronté les Caps en 2015 dans l’uniforme des Wingnuts de Wichita. Il avait alors montré une moyenne de 1.79 en dix départs. «J’avais affronté les Capitales et les Champions d’Ottawa. C’est un bon calibre de jeu avec quelques anciens des majeures et plusieurs gars qui ont joué dans les plus hauts niveaux du baseball affilié. Je connais aussi quelques joueurs de la ligue qui ont joué avec l’équipe canadienne», conclut-il.