Michel Laplante et Patrick Scalabrini vont monter sur le ring le 12 décembre lors d’un gala organisé dans le but d’amasser de l’argent pour la Fondation du CHU et de promouvoir l’activité physique.

Scalabrini boxera sous le dôme pour une bonne cause

La rivalité entre les Capitales de Québec et les Boulders de Rockland se transportera du losange du baseball au ring de boxe, le 12 décembre. Les gérants Patrick Scalabrini et Jamie Keefe s’affronteront dans un combat amical à l’occasion du Challenge XPN au profit de la Fondation du CHU pour la recherche sur les maladies du dos.

«Il faut croire que Patrick n’en avait pas assez eu de nous battre dans les séries, il en voulait encore plus», rigole Keefe, à propos de l’événement qui se tiendra sous le dôme du Stade Canac.

Scalabrini avait lancé le défi à Keefe lors du deuxième match de la série remportée en quatre matchs par les Capitales. «Pour une bonne cause, on est prêt à tout», ajoutait Keefe.

Michel Laplante sera aussi de la partie. Le président des Capitales se mesurera à son ami Steve Jobidon, dont les liens avec le regretté chansonnier Bob Bissonnette étaient très proches.

Ils reçoivent les conseils de l’organisateur Denis Perreault et d’Éric Martel-Baohéli, le poids lourd de Québec ayant pratiqué son métier jusqu’à tout récemment au niveau professionnel. Scalabrini s’est mis à l’entraînement de la boxe depuis son retour d’une expédition de trekking au Maroc, où un groupe de 12 personnes ont amassé 30 000 $ au profit de la Fondation des Capitales.

«Je n’ai jamais boxé de ma vie. J’ai fait du judo pendant 12 ans, j’ai ma ceinture verte, mais c’est le plus près que je me suis rapproché des sports de combat», dit l’homme de baseball de Québec en riant.

Pas trop nerveux

Scalabrini a pensé tout de suite à Keefe comme adversaire potentiel. Les deux mènent leur barque à peu près de la même façon. «Il est mon chum le plus proche parmi les autres gérants, il a accepté sans aucune hésitation.»

À plus d’un mois de l’événement, Scalabrini n’est pas trop nerveux.

«J’aime les défis, ça m’intrigue. Grâce à Danny Scalabrini, j’ai mangé pas mal de coups de poing dans la face quand j’étais plus jeune», souligne-t-il en parlant de son frère aîné, qui a déjà joué avec les Capitales au milieu des années 2000.

«Le but de l’exercice, c’est d’amasser de l’argent pour la Fondation du CHU et de promouvoir l’activité physique. Mais je veux quand même passer le K.-O. à Jamie», lance-t-il en pouffant de rire.

«Sérieusement, j’aime beaucoup Jamie, on embarque là-dedans pour s’amuser, mais on est tous les deux compétitifs, personne ne sait comment ça va virer. On s’entraîne et on portera des casques qui nous protègent bien. Ça prendrait un méchant coup pour nous faire mal.»

Après quelques semaines de congé, Keefe commence à s’entraîner avec un peu plus de sérieux qu’à l’habitude. Il n’a pas encore mis les gants, mais prévoyait le faire bientôt.

«J’ai deux ou trop amis qui ont déjà fait la boxe, ils vont me donner quelques trucs. Je vais m’apercevoir assez vite si Patrick est plus fort que moi… Je vais aussi avoir de mes joueurs dans mon coin, puisque Bo Budkevics et Marcus Niddifer m’accompagneront.»

Le passage de Keefe à Québec, en décembre, va au-delà de la boxe. S’il a l’habitude de voir la vieille capitale en été, il la découvrira en hiver.

«J’ai surtout hâte de voir le dôme, en personne. Je l’ai vu sur des photos, Patrick et Michel Laplante m’en ont parlé, mais il n’y a rien comme de le voir de ses yeux», confiait celui qui, comme à chaque saison, doit renégocier son contrat à la fin du mois d’octobre.

Le Challenge XPN du Stade Canac sera le théâtre de quelque 40 combats du genre, les 11 et 12 décembre. L’objectif est d’amasser 80 000 $ pour la recherche. Des billets sont offerts par message texte au 418 933-2690.

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PAS UN SPORT POUR LES PARESSEUX

En raison de la popularité du Challenge XPN, l’organisateur Denis Perreault a ajouté une journée à l’événement qui se tiendra les 11 et 12 décembre, sous le dôme du Stade Canac.

«On vise à remettre 500 000 $ par année au cours des cinq prochaines années à la Fondation du CHU pour la recherche sur les maladies du dos du Dr Jean-François Roy», explique Perreault, à propos de l’idée derrière le projet qui se tiendra aussi à Chicoutimi, Longueuil et Laval, en décembre.

Au Stade Canac, des médecins, des avocats, des hommes d’affaires et des animatrices de radio, entre autres, relèveront le défi. Au total, environ 40 combats étalés sur deux jours avec l’objectif d’amasser tout près de 80 000 $.

«Je crois vraiment aux vertus de l’entraînement de la boxe, il s’agit d’un sport complet. À notre époque, les gens sont prêts à s’entraîner très fort, surtout lorsqu’il y a un objectif au bout», dit le propriétaire du club Unis Boxe de Loretteville, où s’entraînent Michel Laplante et Patrick Scalabrini.

«Il y a tellement à apprendre des autres sports. Patrick le découvre, lui aussi, et je suis persuadé que le fait de comprendre la mécanique d’un autre sport fera de lui un meilleur entraîneur de baseball», souligne Laplante, aussi adepte de golf, de tennis et de hockey.

Le président des Capitales s’amuse comme un petit de fou chaque fois qu’il se pointe au gymnase et qu’il enfile les gants dans sa préparation pour le combat. «Je tripe carrément. Le combat à venir te donne une obligation de t’entraîner, tu ne peux pas être paresseux. L’enjeu fait en sorte que tu y vas. Je suis en train de développer ma stratégie pour battre Steve [Jobidon], et lui, il en fait autant. Ce n’est pas un combat où l’on ne fait que se taper dessus, on prévoit nos coups, on essaie de bien les placer. Je n’ai pas peur, je me dis que si des médecins le font, ça doit être sécuritaire.»