«Il y aura du baseball professionnel indépendant la saison prochaine et dans les prochaines années» à Québec, assure le président des Capitales, Michel Laplante, à la veille des assises annuelles de la Ligue Can-Am.

Quel avenir pour la Can-Am?

À quoi ressemblera la Ligue Can-Am dans les prochaines années? Un début de réponse à cette question pourrait surgir des assises annuelles du circuit de baseball indépendant, mercredi, à New York, où plusieurs dossiers seront abordés.

«Il y a beaucoup de choses sur la table, je me demande même si on pourra discuter de tous les sujets. Sincèrement, je n’ai aucune idée où tout cela va aboutir», admet le président des Capitales de Québec, Michel Laplante, à la veille de la réunion des propriétaires, à New York.

L’avenir des Champions d’Ottawa, le transfert possible des Boulders de Rockland dans la Ligue Atlantic en 2020, les pourparlers avec la Ligue Frontier pour une série de matchs, l’identité des pays qui désirent participer à la tournée internationale, voilà le pain sur la planche qui attend les bonzes de la Ligue Can-Am.

«J’ai l’habitude de savoir pas mal tout ce qui va se passer, mais cette fois-ci, je suis incapable de me faire une tête sur la direction qu’on prendra. Le seul sentiment qui m’habite, présentement, c’est qu’il y aura du baseball professionnel indépendant la saison prochaine et dans les prochaines années parce qu’on s’est placé dans une situation où l’on peut se virer de bord à cause de l’installation du terrain synthétique», notait Laplante.

Les Capitales et le Complexe Baseball Victoria ont d’ailleurs procédé, dans les derniers jours, à l’élévation du dôme au Stade Canac.

En faveur d’une méga ligue

Si Laplante était le seul à décider de l’avenir du baseball indépendant, il serait favorable à des fusions ou une grande réunification des différentes ligues à travers l’Amérique du Nord. Mais tout projet en ce sens comporte des dépenses qui ne plaisent pas nécessairement aux grands argentiers de plusieurs équipes.

«Je serais très heureux si l’on parvenait à créer une méga ligue. Je serais en faveur que l’on augmente un peu les dépenses pour des voyages qui nous permettraient d’affronter d’autres équipes et de découvrir de nouveaux marchés. Je suis favorable à l’idée d’en offrir plus à nos amateurs», dit l’homme de baseball.

Laplante est à l’origine des séries internationales ayant connu leur apogée avec la visite de l’équipe nationale cubaine en 2016 et 2017. Le Japon, qui était de la première mouture en 2015, serait intéressé à revenir, mais la porte est fermée à un retour de la République dominicaine après le fiasco des deux dernières saisons.

Il serait prêt à accueillir un tournoi à la ronde qui opposerait les champions des quatre principales ligues indépendantes, soit la Can-Am, l’American Association, l’Atlantic et la Frontier. Un peu comme celui de la Coupe Memorial, dans le hockey junior majeur.

Une fusion avec la Ligue Atlantic est aussi dans l’air, puisque Rockland pourrait s’y retrouver dès la saison 2020. «Ce n’est pas possible en 2019, mais en 2020, c’est réalisable. On parle d’un coût de 2 à 3 millions $ pour se joindre à cette ligue. Serait-on capable d’arriver à leur montant? Une fusion complète serait peut-être plus abordable. Dans tout cela, il faut savoir anticiper l’avenir et ne pas se tromper.»