Le nouveau gérant des Jackals du New Jersey, Brooks Carey, était bien heureux de renouer avec le Stade Canac, qu’il n’avait pas visité depuis 2009, à l’époque où il était l’adjoint d’Hal Lanier à Sussex.

Québec, un modèle pour Brooks Carey

Sous ses lunettes fumées, il regardait le Stade Canac et ne cachait pas son plaisir d’y revenir après l’avoir découvert en 2009. «J’espérais qu’ils ne changeraient rien, il est parfait. J’adore ce terrain de balle même s’ils [les Capitales] nous battaient tout le temps», disait en riant Brooks Carey, le nouveau gérant des Jackals du New Jersey.

Après huit saisons à diriger des formations dans la Ligue Frontier, un circuit où les joueurs sont un peu plus jeunes que dans la Ligue Can-Am, Carey avait le goût de travailler dans un calibre plus expérimenté, d’où son arrivée à la barre des Jackals.

Avant le match, celui qui a atteint le niveau AAA dans les filiales des Orioles de Baltimore aux débuts des années 1980 a renoué avec le président des Capitales et leur gérant, Patrick Scalabrini. Il n’a que du respect pour ce qu’ils ont développé à Québec.

«Je ne m’en cache pas, c’est une organisation qui m’inspire. Avec Winnipeg, St. Paul, Kansas City et Lincoln, Québec est l’une des villes les plus importantes du baseball indépendant. Ils ont réussi à créer quelque chose qui fonctionne bien. J’aimerais bien que nous devenions comme eux», ajoutait l’homme de 62 ans, la chique de tabac à la bouche.

Il avait revu les deux hommes de Québec à Orlando, lors d’une réunion de la Ligue. «Ce Scalabrini était tout un troisième-but, il captait toutes les balles frappées vers lui, peu importe le pointage. Revenir ici me rappelle de très bons souvenirs.»

Ami de Lanier

Carey était l’adjoint d’Hal Lanier à Sussex lors de son premier passage dans la Ligue Can-Am. Les deux sont restés de bons amis.

«On habite à 50 milles de distance l’un de l’autre. Je lui dois pas mal tout, il est la principale raison pour laquelle je suis ici. Je suis très heureux qu’il soit encore le gérant, à Ottawa. À la fin de chaque saison, il dit que c’est sa dernière, mais je lui dis, bien sûr que non, tu vas changer d’idée. Personnellement, j’avais besoin d’un changement.»

Les Jackals joueront sur une nouvelle surface, cette saison, au Stade Yogi Berra. En fait, leur propriétaire, qui est aussi celui des Miners de Sussex County, a investi pour refaire les terrains de chaque équipe.

«C’est aussi vert qu’ici, mais c’est une surface naturelle. Il y a une amélioration de 200 % avec celle de l’an passé.

«J’adore aussi jouer sur une surface synthétique comme celle-ci. Dans la Ligue Frontier, cinq des huit équipes ont un terrain comme ici, c’est un très bon investissement. Ça aide les clubs financièrement, car il n’y a pas besoin d’avoir du personnel pour l’entretenir et on peut l’utiliser beaucoup plus. Pour le baseball indépendant et mineur, c’est très bien.»

Carey s’est fait dire à quelques reprises ces derniers jours qu’il avait la meilleure équipe sur papier de la Ligue Can-Am. «Je suis content de l’équipe qu’on a, nous avons un mélange d’expérience et de jeunesse», admettait-il.

En plus d’aligner cinq anciens joueurs des ligues majeures, il se réjouissait de la mise sous contrat du premier-but Dean Green, qualifié comme potentiel joueur de l’année par Scalabrini, la veille.

«Je n’ai pas vu d’aussi bons chiffres depuis 10 ans. Ça me déçoit qu’il n’ait pas eu la chance de mettre le pied sur un terrain des majeures. Si sa présence parmi nous peut l’aider, tant mieux, je n’empêcherais jamais un joueur de retourner dans le baseball affilié.»

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