Maxime Poulin aimerait retourner dans le baseball. Il a fait des démarches pour se trouver du boulot, l'an prochain, dans l'Association américaine, la ligue où il connu une belle carrière avec Winnipeg.

Poulin peu habitué au rôle de spectateur

Pour la première fois depuis qu'il a remis sa démission à titre de gérant par intérim des Aigles, Maxime Poulin a revu ses anciens protégés, dimanche au Stade municipal, où il pilotait une activité de financement pour l'organisme Au-delà des frontières qui vise à combattre l'exploitation sexuelle envers les enfants.
Porte-parole de l'événement, Poulin s'est pointé dans le vestiaire des deux équipes avant le match pour leur expliquer la raison pour laquelle les joueurs portaient des bas élevés pour cette rencontre.
«C'est la première fois que je revoyais les gars [des Aigles]. Ça me fait bizarre d'être dans les estrades et non pas sur le terrain, surtout que je joue au baseball depuis l'âge de cinq ans. Je ne voulais pas que ça se termine de cette façon, mais il fallait que ça change. Ce n'était pas évident de partir, car je connaissais bien les joueurs et j'avais leur respect», a expliqué celui qui a brièvement succédé à Pierre-Luc Laforest après son congédiement.
Mais voilà, il n'a pas assumé sa fonction très longtemps, remettant sa démission après six matchs à la barre de l'équipe. T.J. Stanton l'a remplacé depuis. «J'ai joué longtemps à Winnipeg où l'on traitait tous les employés de la même façon, mais ce n'était pas l'impression que j'avais à Trois-Rivières. À peine 30 minutes après qu'on m'ait dit que j'étais leur homme de confiance, on me faisait savoir que j'étais là ''au jour le jour''. Trop, c'était trop.»
Poulin prenait aussi le blâme pour les insuccès de l'équipe, qui patauge au dernier rang du classement. «Si on avait connu une bonne première moitié, je ne serais pas dans les gradins, mais sur le terrain avec ''Pete''. Nous sommes aussi à blâmer, on n'a pas trouvé le moyen de gagner!»
Plusieurs projets
Poulin aimerait retourner dans le baseball. Il a fait des démarches pour se trouver du boulot, l'an prochain, dans l'Association américaine, la ligue où il connu une belle carrière avec Winnipeg. Son numéro 6 a d'ailleurs été retiré par les Goldeyes. Il habite à Lac-Beauport depuis un an, où il dirige une compagnie de construction, mais envisage aussi de se lancer en affaires dans l'Ouest canadien.
La cause des enfants victimes de crimes sexuels lui tient également à coeur, lui qui a déjà dévoilé avoir été abusé dans son enfance. Il s'implique depuis 2011 avec «Beyond Borders» et veut développer l'organisme au Québec. Dimanche, Aigles et Capitales portaient les bas élevés et des joueurs ont passé la «casquette» dans les gradins. Cinq clubs indépendants ont répondu à l'appel, jusqu'à présent.
«Je discute avec le commissaire Miles Wolff et j'aimerais que la Ligue Can-Am et l'Association américaine décrètent le jour d'Au-delà des frontières, où tout le monde porterait des bas spéciaux en même temps. Il n'y a que
20 % des joueurs qui portent les bas traditionnels, je pensais que si tous les enfilaient lors d'un même match, ça aurait une signification particulière», a conclu le Beauceron.