Après des semaines plus difficiles au bâton, James McOwen est aujourd'hui l'un des frappeurs les plus efficaces des Capitales.

McOwen retrouve ses repères

Il lui aura fallu une quarantaine de matchs pour y parvenir, mais le voltigeur des Capitales James McOwen a finalement retrouvé sa vitesse de croisière. Il admet avoir un peu craint pour son poste en première moitié de saison.
«Quand tu frappes sous la barre de ,200, ça te passe par l'esprit. J'étais un peu découragé dans le premier mois, mais j'ai eu de bons conseils de Lenny», soulignait le numéro 19 en parlant de l'instructeur des frappeurs, Jordan Lennerton.
McOwen n'avait pas joué régulièrement en Amérique depuis la saison 2012, si ce n'est une petite semaine écourtée par une sévère entorse à la cheville dans la Ligue Atlantic en 2016. Il a passé quatre ans en ligue allemande, où le calibre n'avait rien à voir avec celui de la Ligue Can-Am. Il a aussi joué en Australie.
«L'an passé, je me suis remis en condition physique pour jouer tous les jours, car c'est beaucoup plus difficile que de le faire seulement deux fois par semaine comme je le faisais. L'occasion s'est présentée ici, et je réalise que le niveau est beaucoup plus compétitif qu'en Europe.»
Lentement mais sûrement, le voltigeur de gauche a retrouvé ses repères. S'il frappait la balle avec autorité, en début de saison, elle ne tombait pas souvent en jeu. Mais depuis deux semaines, il est l'un des frappeurs les plus efficaces de l'équipe, qui l'utilise présentement au premier rang.
«J'aime bien être le premier frappeur, j'ai l'impression de servir d'introduction et ça permet d'obtenir un peu plus de présences. Nous avons tellement une bonne offensive, ça aide aussi. Il y a toujours quelqu'un sur les buts, la défensive adverse est sur les talons, les lanceurs sont plus fatigués.»
Il a développé de la puissance, comme en témoignaient ses six circuits avant le match de samedi. «En plus, c'est souvent arrivé après deux prises. Je ne cherche pas le circuit, juste à mettre la balle en jeu.»
Quatre ans dans les filiales des Mariners 
Le natif de la Floride a passé quatre ans dans les filiales des Mariners de Seattle avant d'être libéré après le camp d'entraînement, en 2011. Il avait eu le temps d'y connaître son actuel coéquipier Kalian Sams, bien que les deux n'ont jamais joué dans la même équipe.
«Il est impressionnant à voir aller, on voyait dans la Ligue d'instruction qu'il avait beaucoup de talent. Si je suis ici, c'est un peu grâce à lui», indiquait celui qui montrait une moyenne globale de ,289 dans le baseball affilié.
Patrick Scalabrini est optimiste pour la suite des choses dans le cas de McOwen. «Je savais que ça lui prendrait une période d'adaptation, mais sa feuille de route laissait entrevoir de belles choses. Il a montré de bons flashs assez tôt pour que ça risque de lever. Il a bien fait depuis quelques semaines, mais ce qui s'en vient nous intrigue et nous excite beaucoup plus», notait le gérant au sujet du joueur de 31 ans qui montrait une moyenne de .391 à ses cinq matchs précédents celui de samedi.