Le troisième-but Yurisbel Gracial, un des trois Cubains à porter les couleurs des Capitales la saison dernière, amorcera la saison 2018 avec un statut LS-4.

Les Cubains changent de statut dans la Ligue Can-Am

Cela devait arriver un jour. Les Capitales ont eu quatre ans de sursis. Mais à compter de la saison prochaine, les joueurs de plus de 26 ans ayant évolué en Serie Nacional de Cuba passeront d’un statut LS-2 à LS-4 à leur entrée dans la Ligue Can-Am.

Les six équipes du circuit indépendant de baseball ont tenu leur principale réunion de l’année, mardi, dans le New Jersey. Il y a été décidé que l’expérience des Cubains sera dorénavant considérée, comme c’était déjà le cas pour les joueurs en provenance d’autres pays.

Si la règle avait déjà été en vigueur la saison dernière, il aurait été impossible pour le club de Québec d’embaucher à la fois le lanceur partant Lazaro Blanco, le troisième-but Yurisbel Gracial et l’arrêt-court Yordan Manduley tout en conservant le même alignement. Puisque chaque formation est limitée à 22 joueurs, dont un nombre maximal de statuts LS-4, LS-5 et de vétérans.

Avec ses postes de joueurs d’expérience comblés, les Capitales ont donc pu en plus compter sur le brio des trois Cubains dès l’ouverture du calendrier jusqu’au match de championnat, remportant un septième titre de la Can-Am, le 14 septembre dernier.

«Les trois ont fait l’équipe d’étoiles à la fin de la saison, alors ça change un peu un alignement», a reconnu au téléphone le président des Capitales, Michel Laplante, en fin de journée, avant de prendre l’avion pour rentrer à Québec.

Laplante s’est vite rendu aux arguments de ses homologues, qui y voyaient une concurrence déloyale par rapport au calcul du statut selon l’expérience des autres joueurs de la ligue. Il a néanmoins obtenu un droit acquis pour Blanco, Gracial, Manduley ou encore Alexander Ayala, qui jouait avec les Aigles de Trois-Rivières. Ceux-ci amorceront la campagne 2018 avec un statut LS-4, les années déjà disputées dans la Can-Am ne leur étant pas ajoutées.

La Ligue Can-Am accueille des joueurs cubains depuis quatre ans, Yunieski Gurriel ayant été le premier en juillet 2014, avec Québec.

Expansion à Montréal?

L’idée d’installer une équipe de la Ligue Can-Am à Montréal n’est pas nouvelle. Il en a encore été question lors de la réunion de mardi. Sur l’île, rive nord, rive sud, tout est sur la table. Sauf que cette fois, des investisseurs américains souhaiteraient y investir, ainsi que dans une autre ville aux États-Unis dont l’identité n’est pas encore dévoilée.

Pas de retour des Expos version Can-Am l’été prochain, prévient Laplante. Reste encore un stade à construire pour 40 à 50 millions $. Mais le plan de construire une installation utilisable à l’année et par toute la communauté grâce à un terrain synthétique et un dôme gonflé, comme c’est maintenant le cas à Québec, fait beaucoup plus de chemin chez plusieurs politiciens, assure Laplante.

D’anciens marchés de la Can-Am comme Atlantic City (New Jersey), Brockton (Massachusetts) et Worcester (Massachusetts) seraient également de retour sur les rangs pour une future expansion.

On tient aussi à réduire le temps de jeu dans la Can-Am l’été prochain, comme dans la plupart des ligues, dont les majeures. Si nécessaire, les dirigeants des équipes de la Can-Am sont maintenant prêts à y aller de façon coercitive, après avoir essayé la méthode douce sans grands résultats.

Notons finalement que les Capitales ont reçu le titre d’organisation par excellence en 2017 dans la Can-Am de la part des cinq autres clubs. Ce qui s’ajoute aux titres de gérant de l’année pour Patrick Scalabrini, de meilleure surface de jeu pour le stade Canac, aux sept étoiles sur 12 positions et aux titres qui importent le plus, ceux de champions de la saison régulière et des séries éliminatoires.