Kalians Sams a joué un grand rôle dans la victoire des Capitales en frappant un circuit en 5e manche et en marquant le point victorieux en 10e manche.

Les Capitales trébuchent... et se ressaisissent

Dommage pour le partant Arik Sikula, il aurait bien mérité d'être le lanceur gagnant! Mais il se réjouissait tout autant de la victoire spectaculaire de 6-5 en 10e manche des Capitales de Québec aux dépens des Rockland de Boulders, vendredi, au Stade Canac.
Un coup sûr chanceux après deux retraits de James McOwen avec les buts remplis a permis aux Capitales de vaincre l'équipe de tête de la Ligue Can-Am de baseball indépendant et de faire oublier, en partie, le gaspillage par la relève d'une avance de 5-0 que détenait Sikula après sept manches.
Les Capitales filaient tellement vers une victoire aisée qu'on avait presque fini d'écrire l'histoire du match lorsque le receveur Marcus Nidiffer a créé l'égalité 5-5 à l'aide d'un grand chelem après deux retraits, en huitième. On a effacé, et recommencé!
Mais Sikula n'y était pour rien. Jaspreet Shergill a été le responsable de la remontée des Boulders en remplissant les buts et en accordant un point avant que Trevor Bayless (1-0) ne soit accueilli par le circuit de Nidiffer. Bayless s'est ressaisi, fermant la porte pour être crédité de la victoire.
«Il s'agit d'une grosse victoire pour nous. Elle aurait pu être plus facile, mais pour le groupe, c'est plus rassembleur de l'emporter ainsi parce qu'on apprend à se faire confiance, on voit qui se lève dans les moments-clés. Bayless a eu une grosse faille, mais il nous a donné une grosse chance par la suite. Et Sams a eu toute une présence avec un coup sûr et un but volé [avant de marquer le point vainqueur]», résumait le gérant Patrick Scalabrini.
Il se réjouissait aussi pour McOwen, dont le petit ballon au champ gauche a trouvé place en jeu, produisant ainsi le point de la victoire. «Je n'ai pas frappé le meilleur lancer, mais j'ai enfin été chanceux d'en placer une en jeu. Après la remontée, on n'a pas lâché et personne ne se pointait du doigt», disait le voltigeur de gauche.
Sikula savourait aussi la victoire même s'il n'a pas été impliqué dans la décision. Il n'a donné que deux coups sûrs en sept manches et menait 5-0 à sa sortie.
«En contrôle et baveux»
«Le baseball est un sport d'équipe, c'est tout ce qui compte. Bayless a fait tout un travail après avoir accordé le circuit. Les 19 dernières manches disputées ici ont été incroyables. Personnellement, j'avais un meilleur plan de match, j'ai mieux exécuté mes lancers», disait celui qui a été «dominant, en contrôle et baveux», analysait Scalabrini.
Les Capitales avaient pris une sérieuse option sur le match en se dotant d'une avance de 5-0 après cinq manches. Un circuit de trois points de Jordan Lennerton (2e) en première et un autre de deux points de Kalian Sams (3e) en cinquième.
Les Capitales, qui montrent un dossier de 9-5, se rapprochent à deux matchs de la première position, détenue par les Boulders (12-4). Rockland l'avait emporté deux fois sur trois lors de la plus récente série entre les deux formations, à Pomona (New York).
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Craig-St-Louis a profité de sa chance
Philippe Craig-St-Louis, qui ne figurait pas dans les plans de l'équipe avant le début de la saison, s'avère jusqu'à maintenant une agréable surprise.
Il n'était pas du tout dans les plans de l'équipe, mais Philippe Craig-St-Louis a profité de la chance qui s'offrait à lui. Invité à accompagner les Capitales de Québec à leur voyage de début de saison, le voilà premier frappeur de l'alignement.
Si le Cubain Yordan Manduley n'avait pas été contraint de rester au Québec pour quelques jours, le joueur de Gatineau n'aurait peut-être même pas été mis sous contrat par la formation québécoise. Comme quoi le hasard fait bien les choses. «C'est un peu inattendu de me retrouver avec les Capitales, mais c'est super le fun. Mon objectif était de jouer près de chez nous, mais je n'ai pas réussi à déloger personne à Ottawa. Avec les Capitales, j'ai saisi ma chance, c'est un peu ça aussi le baseball», disait le joueur de 22 ans.
Il a récemment terminé sa carrière à l'Université de l'Oregon et visait un poste avec les Champions, l'équipe de son coin. Mais on lui a préféré un joueur issu du réseau des contacts du gérant Hal Lanier. «J'ai déjà plus joué ici que je l'aurais peut-être fait toute la saison à Ottawa. Je suis réaliste, je sais que je frapperai pas pour ,400 tout l'été, mais ça donne confiance de connaître du succès dès le départ», expliquait celui qui présentait une moyenne de ,300 avant le match de vendredi.
Craig-St-Louis ne vise plus la clôture, comme à sa dernière année collégiale. Il a perdu 15 livres, ce qui lui permet d'avoir plus de vitesse. Il connaissait déjà le gérant Patrick Scalabrini pour avoir brièvement joué sous ses ordres avec le programme sport-études, en Floride. Scalabrini l'avait d'ailleurs référé à Seminole College, en Oklahoma. «Il y a une différence entre le baseball collégial et professionnel, mais les joueurs d'expérience sont vraiment respectueux. Ce que je veux, c'est d'aider l'équipe, peu importe la façon», soulignait celui dont les nombreux surnoms que ses coéquipiers lui donnent prouvent l'appréciation qu'ils ont de lui.
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Sur le losange...
Toujours incommodé par une blessure au dos, Marcus Knecht a obtenu un autre match de congé... Karl Gélinas (0-1) sera le partant des Capitales, samedi, face au redoutable gaucher Richard Salazar (3-0)... «Fantastique». Tel fut le commentaire du gérant des Boulders, Jamie Keefe, à la vue du terrain synthétique et des explications de Michel Laplante sur le projet du dôme au Stade Canac... Rockland aligne deux lanceurs ayant joué dans les majeures en 2015 et 2016 : C.J. Riefenhouser (Tampa Bay) et Mayckol Guaipe (Seattle).