Avant le début de la rencontre, les joueurs et les entraîneurs des deux équipes se sont échangé des cadeaux.

Les Capitales s’inclinent 3-2 contre Cuba et leur ancien lanceur

Lazaro Blanco n’a rien perdu de sa prestance au monticule! Le grand droitier a lancé aussi bien qu’il l’avait fait lors de ses deux saisons avec les Capitales de Québec, mardi soir au Stade Canac, en menant l’équipe nationale cubaine à une victoire de 3-2 contre ses anciens coéquipiers en ouverture de cette série internationale de la Ligue Can-Am.

Les Cubains, qui avaient été balayés en trois matchs lors de leur plus récent passage à Québec, en 2017, ont visiblement meilleure mine qu’il y a deux ans. Ils l’ont emporté deux fois sur quatre depuis le début de leur présente tournée canado-américaine.

Ils ont montré leur nouveau visage dès le début du match, quand le premier frappeur Cesar Echvarria a cogné un circuit aux dépens du partant, Arik Sikula (2-3), qui a encaissé la défaite. Ils en ont ajouté un autre en deuxième manche via le bâton de Frederich Cruz, vétéran voltigeur ayant déjà évolué au Japon.

Au monticule, Blanco, qui signait sa 17e victoire dans la Ligue Can-Am, était aussi à l’aise qu’à ses deux saisons passées à Québec, en 2017 et 2018. En cinq manches, il n’a concédé qu’un point sur deux coups sûrs, retirant six frappeurs au bâton. Il n’était plus sur la butte quand les Capitales ont obtenu leur meilleure chance en laissant trois coureurs sur les buts avec un retard d’un point, en fin de huitième.

«Je suis très content de revenir à Québec pour jouer contre mes anciens coéquipiers. Il y a deux ans, j’avais battu l’équipe nationale avec les Capitales, là, je bats les Capitales avec l’équipe nationale, c’est un peu difficile. S’il y avait une façon de le faire, je serais encore ici, mais l’équipe nationale ne veut pas me laisser partir avant les Jeux panaméricains», confiait Blanco, en laissant la porte ouverte pour la fin de la saison. Il venait de prendre une photo pour ses souvenirs en compagnie de Sikula, son rival d’un soir qui a donné trois points en six manches.

Autres priorités

Mais pour l’instant, il ne fait pas partie des plans ni des priorités des Capitales, notamment en raison de son statut de LS-5 et d’une possible règle cubaine qui l’empêcherait de jouer à l’extérieur du pays deux fois la même année. En fait, les Capitales, qui n’ont gagné qu’une fois à leurs sept derniers matchs, ont présentement beaucoup plus la tête à se sortir de leur mauvaise séquence de quatre défaites de suite.

«C’est un peu fâchant, car on a fait presque assez, on était à un lancer de gagner. Le coup sûr après deux retraits [en 8e], je l’aurais pris. Ils ont un méchant bon club de balle. On a affronté leur as, on n’aura plus Blanco dans les pattes, on va essayer de gagner les deux prochaines», disait le gérant Patrick Scalabrini, impressionné par la qualité des lanceurs adverses.

«Ils ne nous feront pas de cadeau, il faudra bien jouer et aller les chercher», constatait-il sur le défi des deux prochains jours.

Les Capitales, dont la fiche a glissé à 8-20, ont frappé six coups sûrs, dont trois provenant du bâton de Yordan Manduley contre ses compatriotes. Ils ont inscrit leurs deux points sur des ballons sacrifices de Tyson Gillies et Stayler Hernandez.

NOTES: La foule de 2516 spectateurs était la plus nombreuse de la saison au Stade Canac… Le premier ministre du Québec François Legault effectuera le lancer protocolaire, mercredi… Le vétéran Scott Richmond obtiendra le départ pour le deuxième match de la série contre Cuba, qui fera confiance à Freddy Saez… Le voltigeur Yoelkis Cespedes est le frère de Yoenis Cespedes, voltigeur des Mets de New York qui est blessé pour toute la saison…

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GÉLINAS À L'HÔPITAL

Pendant que ses coéquipiers s’échauffaient sur le terrain, en fin d’après-midi, le lanceur Karl Gélinas se trouvait à l’hôpital en raison de sa blessure à un mollet. La semaine dernière, il a été atteint par une balle alors qu’il se trouvait au monticule. Mardi, il parvenait difficilement à marcher. «On craignait qu’il ne souffre d’une phlébite, on en saura plus bientôt», disait le gérant Patrick Scalabrini avant le match. Gélinas doit retourner à l’hôpital, mercredi, afin d’y passer une échographie pour en avoir le cœur net, mais pourrait s’absenter plus longtemps que prévu. Le plan original était qu’il puisse lancer, jeudi, mais c’est plutôt Matt Marsh qui le fera, lui qui se remet d’un malaise au coude.  

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UNE SÉRIE À SAVOURER

«Profitez-en», a suggéré le gérant Patrick Scalabrini à sa troupe avant le début de la série contre Cuba. Il pensait notamment à un joueur comme David Salgueiro, qui possède des origines cubaines. «C’est quand même l’équipe qui sera aux Jeux olympiques. Cette série internationale nous différencie des autres ligues, ça survient aussi à un bon moment pour changer notre saison», notait-il en soulignant qu’il y avait une aura autour de l’équipe nationale cubaine, et ce, même si les meilleurs joueurs de l’île évoluent désormais dans les ligues majeures. Il avait aussi hâte de revoir les Japonais, un pays qui joue du baseball dans les règles de l’art. Chose certaine, il ne s’ennuiera pas de la République dominicaine, qui n’avait pas terminé sa tournée, l’an passé.  

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QUESTION À TREVOR BAUER

Arik Sikula, qui était le partant des Capitales pour ce premier match contre Cuba, s’est déjà entraîné avec le lanceur des Indians de Cleveland Trevor Bauer, à son centre spécialisé de Seattle. Mardi, il lui a posé une question sur Twitter, à l’invitation de ce dernier. «Je voulais savoir s’il y avait une autre activité où il pouvait être aussi concentré qu’il ne l’est au monticule. Il est un exceptionnel pilote de drones, ça demande aussi toute son attention. Je suis curieux de nature, et j’ai déjà eu des discussions enflammées avec lui sur le baseball et l’entraînement, et on se tenait tête, mais tout cela pour devenir meilleur», racontait le droitier des Capitales.