Retiré sur ce jeu au marbre en quatrième manche, Kalian Sams s'est repris trois manches plus tard en poussant deux de ses coéquipiers à la plaque pour aider les Capitales à vaincre les Boulders de Rockland 6-5, mardi soir.

Les Capitales résistent à la poussée tardive des Boulders

Les Capitales ont résisté à une poussée des Boulders de Rockland en fin de match pour décrocher une quatrième victoire de suite, mardi soir, celle-là au compte de 6-5.

«J’avais hâte que ça finisse!» a lancé Patrick Scalabrini dans le sombre couloir entre le terrain et le vestiaire, au Stade Canac. «Ce n’était pas un beau match du tout. On a été capable de le garder et d’en faire juste assez pour l’emporter. Mais ça n’a pas été un match propre défensivement. Il y a eu plein de bavures des deux côtés», a-t-il ajouté une fois rendu dans son bureau.

Le gérant parlait entre autres de deux ballons échappés autour du marbre en septième, le premier en zone des fausses balles, le deuxième tout près du monticule. Les Boulders ont inscrit deux points dans cette manche contre le malchanceux Andrew Elliott pour ramener le pointage à 4-3 en faveur des Capitales.

Avec deux coureurs en position de marquer, Kalian Sams a toutefois redonné une priorité de trois points aux locaux grâce à un coup sûr sur bâton brisé, dès la demi-manche suivante.

Ça se corse! 

En huitième, Sean Donatello a sorti son collègue Will Dennis du pétrin en éteignant une menace des Boulders, qui se sont retrouvés avec les buts remplis après deux retraits rapides. Il a complété le travail en neuvième, non sans accorder un circuit de deux points à Cody Regis. Donatello a malgré tout récolté son quatrième sauvetage de la saison. «C’est ça un beau closer. Si t’as une avance d’un point, t’en donnes pas, si t’as une avance de trois, t’en donnes deux», a blagué Scalabrini.

Le partant des Capitales, Arik Sikula (2-1), a connu une forte sortie avec huit retraits au bâton et un seul point mérité en six manches. Sa seule erreur : un circuit solo accordé à Marcus Nidiffer en deuxième.

Le partant des Boulders, Travis Hissong (1-1), a été parfait pendant les trois premières manches. Il a toutefois accordé deux points en quatrième et autant en cinquième, dont deux produits par James McOwen, auteur de trois coups sûrs dans la rencontre. À eux deux, McOwen et Sams ont réussi cinq des sept succès des gagnants. Les Capitales sont maintenant seuls en tête de la Ligue Can-Am, un demi-match devant Sussex.

NOTES : Maxx Tissenbaum rejoindra ses coéquipiers en fin de semaine, selon Scalabrini… Josh Vitters semble remis de sa blessure au pied, mais il ne pourra pas jouer avant jeudi, puisque son nom avait été placé sur la liste des blessés… Il y avait 2029 spectateurs dans les estrades du Stade Canac, mardi soir… L’Australien Ryan Searle (1-1) montera sur la butte pour les Capitales dans le troisième match de la série, mercredi.

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STEVEN GAYLOR, LE BON CLIENT DE SCALABRINI

Même s'il n'avait jamais entendu parler des Capitales, le voltigeur Stephen Gaylor s'est facilement laissé convaincre par Patrick Scalabrini de poursuivre sa carrière à Québec.

Stephen Gaylor ignorait jusqu’à l’existence des Capitales lorsqu’il a reçu l’appel d’un certain Patrick Scalabrini, peu de temps après avoir été libéré par les Braves d’Atlanta, en mars.

Et pourtant, quelques semaines plus tard, voici le voltigeur américain portant l’uniforme de la formation de la Ligue Can-Am. Une belle preuve des talents de «vendeur» du gérant de l’équipe québécoise.

«Pat m’a appelé. Il avait l’air d’un bon gars. Il a été honnête avec moi, m’a dit ce qu’il espérait. Ça semblait plaisant de venir ici, alors ç’a été une décision facile à prendre. […] Il a très bien vendu son équipe. Et j’étais acheteur», a affirmé Gaylor, rencontré lundi au Stade Canac, avant son premier match à vie sur gazon synthétique.

Un des bons arguments de vente de Scalabrini demeure la tradition gagnante de l’organisation, reconnaît Gaylor. Le championnat acquis la saison dernière par les Capitales a pesé lourd dans sa balance. «Tu es un joueur et tu veux gagner, à la fin de la journée», a-t-il ajouté.

Belle feuille de route

Même s’il n’a jamais été repêché par les ligues majeures, Gaylor s’amène à Québec muni d’une belle feuille de route dans le baseball affilié, où il a évolué de 2014 à 2017 dans l’organisation des Braves. Il a conservé une moyenne au bâton de ,261 en 249 rencontres, dont 15 au niveau AAA (,256).

Comme c’est souvent le cas, l’aventure s’est toutefois terminée dans une certaine amertume, lors du dernier camp d’entraînement. Situation doublement frustrante pour Gaylor : il touchait presque aux majeures, y ayant même disputé quelques matchs présaison, et il évoluait dans l’équipe de son enfance, lui qui est né à Rome, en Géorgie, à une centaine de kilomètres d’Atlanta.

«Ç’a été un peu difficile, après quatre ans et tous ces gens rencontrés. Mais c’est une business. On doit jouer avec les cartes qui nous sont données et faire de notre mieux avec ça», a philosophé le rouquin de 26 ans, toujours confiant de retourner dans le baseball affilié.

De son côté, Scalabrini vante le professionnalisme et l’attitude de son nouveau voltigeur de centre. «Je l’aime beaucoup, pas tant dans les résultats jusqu’ici que dans l’approche. Il a toujours de bonnes apparitions au bâton», a indiqué le gérant. En huit matchs chez les Capitales, Gaylor n’a rien cassé jusqu’ici avec sa moyenne de ,200, mais il a frappé un circuit et un triple dans les deux rencontres avant celle de mardi soir.