Karl Gélinas a passé Chris Kwitzer dans la mitaine pour mettre fin à la première manche, un de ses quatre retraits au bâton de la soirée.

Les Capitales l’emportent 2-1 contre Salina

Les Capitales de Québec n’ont eu besoin que de deux élans de Yordan Mandulay et de Brad Antchak, vendredi au Stade Canac, pour venir à bout du Stockade de Salina par 2-1 dans un match de courte durée d’à peine 1h55.

Avant le match, le gérant Patrick Scalabrini avait rappelé à ses joueurs l’importance de cette série contre cette équipe sans expérience de la Ligue Pecos. Il a eu raison, car le Stockade était venu en ville pour jouer.

«Encore une fois, on a eu besoin d’une performance quasi impeccable de notre partant pour l’emporter. Au bâton, nous avons eu plusieurs mauvaises présences, je ne sais pas si les gars ont pris cela à la légère. Leur lanceur a fait un bon boulot, mais on l’a aidé à bien paraître. J’espère que nos frappeurs vont aller se coucher et penser à leur approche, je ne suis pas bien bien content de plusieurs gars offensivement», admettait Scalabrini au terme de cette 17e victoire en 27 matchs.

Gélinas solide

Karl Gélinas (4-2) n’a cédé que sept coups sûrs et un point en huit manches. Un jeu de relais du voltigeur de centre à l’arrêt-court jusqu’au receveur, en cinquième manche, l’a aussi aidé. Le releveur Sean Donatello a obtenu son cinquième sauvetage.

«On savait qu’ils s’élançaient sur tout, c’est ce qu’ils ont fait. Il est difficile de mettre la table pour le prochain lancer, car ils n’ont pas d’approche avec leur manque d’expérience, il faudra s’ajuster pour la suite. J’ai profité de l’occasion pour travailler certaines choses, ils ont peut-être frappé une ou deux balles d’aplomb. Dernièrement, on gagne par la peau des fesses, on a eu besoin des deux circuits», résumait Gélinas.

Le lanceur du Stockade Jordan Cummings affichait une moyenne de points mérités de 11,25 avant le match, mais n’a donné que trois coups sûrs en huit manches. Le circuit d’Antchak, en septième, a brisé l’égalité de 1-1. La recrue mène l’équipe avec 15 points produits.

«Je ne m’en fais pas avec les statistiques. Tout ce que je veux, c’est d’avoir de bons élans et de faire ma part en défensive, peu importe où l’on m’utilise. J’ai déjà frappé des circuits pour la victoire, mais celui-ci est fantastique», disait Antchak.

NOTES : Raphaël Ross, un jeune receveur des Alouettes de Charlesbourg qui capte parfois les balles des lanceurs des Capitales dans l’enclos, s’alignera avec le Stockade pour cette série en raison du départ de dernière minute de l’un des deux receveurs de Salina… Trois joueurs de Salina ont évolué dans la Ligue Can-Am, en 2017, soit le lanceur Edilson Alvarez (Trois-Rivières) et les avant-champs Robert Garza (Ottawa) et Ryan Retz (New Jersey)… Arik Sikula (3-2) sera le partant des Capitales, samedi (18h)… Avant le match, samedi, Baseball Québec procédera au dévoilement des trois nouvelles plaques sur le mur de son Temple de la renommée au Stade Canac, dont celle de Marc Griffin, ancien joueur des Patriotes de Sainte-Foy et des ligues mineures. Il est maintenant commentateur au Réseau des sports (RDS)...

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JOUEURS ITINÉRANTS... À LEURS FRAIS

Ils sont arrivés au Canada en voiture, en autocar ou en avion. Ils ont même payé leur propre transport afin de pouvoir jouer quelques matchs dans la Ligue Can-Am. Bienvenue chez le Stockade de Salina, l’équipe de la Ligue Pecos de passage au Stade Canac jusqu’à dimanche.

Avant d’entreprendre leur tournée canado-américaine, ces joueurs ne se connaissaient pas, à part quelques-uns évoluant au sein de la même équipe à Santa Fe, au Nouveau-Mexique.

«Pour la plupart de nos joueurs, il s’agit d’une occasion unique de jouer dans la Ligue Can-Am. Personnellement, j’ai conduit de Santa Fe jusqu’à Ottawa avec quelques joueurs à bord. Avant notre premier match, on n’avait jamais joué ou pratiqué ensemble», expliquait le gérant T.J. Zarewicz, à l’allure aussi jeune que les joueurs qu’il dirige.

Il n’a pas eu son mot à dire sur la composition de la formation qui dispute une série contre chaque club de la Ligue Can-Am. Les joueurs ont été choisis par la Ligue Pecos, mais ils devaient être en possession d’un passeport et payer eux-mêmes leur déplacement vers le Nord-Est et celui d’une ville à l’autre dans la Ligue Can-Am.

Originaire de Pittsburgh, Zarewicz besognait déjà dans la Ligue Pecos, un circuit dont l’âge maximal pour y jouer est de 25 ans. Il est passé de joueur-instructeur à gérant à temps plein, l’an passé, quand celui qui occupait le poste a quitté avec 10 matchs à faire.

«Il m’arrive de lancer un match, occasionnellement, et d’agir comme frappeur d’urgence, au besoin. Pour l’instant, je dirige deux équipes, celle-ci et la mienne à Santa Fe. Je trouve des joueurs, coordonne les transports, etc.» disait celui mène la caravane de voitures et de fourgonettes dans cette tournée dans la Ligue Can-Am puisqu’on n’a pas réservé de bus pour le groupe.

Objectif visibilité

Qu’importe, l’objectif est d’offrir une visibilité à ces joueurs qui évoluent au plus bas niveau du baseball indépendant. La Ligue Pecos  a ses assises dans les États du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Kansas, du Texas, de l’Arizona et de la Californie. Le Stockade de Salina, une ville du Kansas, a servi d’équipe itinérante dans l’American Association, l’an passé, mais ne joue dans aucune ligue, cette saison.

«En sept ans, la Ligue Pecos a placé 36 joueurs dans le baseball affilié et environ 400 ont monté de calibre dans l’indépendant. Deux gars ont même joué dans les majeures, soit Chris Smith [Toronto] et Jon Edwards [San Diego et Texas]», notait-il. Les Capitales ont déjà pigé dans cette ligue avec les mises sous contrat de Ben Gorang (2011) et de Blair Springfield (2013).

Le groupe apprécie son expérience. Avant le match de vendredi, le Stockade avait gagné un match contre Ottawa et un autre contre Trois-Rivières.

«Les gars sont fiers, ils sont ici pour jouer leur meilleur baseball. On arrive tôt dans les stades, on pratique dès qu’on le peut. Notre objectif est de voir cinq de nos joueurs retenir l’attention des équipes de la Ligue Can-Am.»

Après le séjour à Québec, direction Sussex. Reste à voir si le gérant sera du voyage.

«On m’a dit qu’un autre gérant dirigerait l’équipe aux États-Unis, on verra bien, je suis dans l’attente...», notait-il en riant.

Ainsi va la vie chez le Stockade!  Carl Tardif