Colette Paquet était une partisane de la première heure des Capitales de Québec.
Colette Paquet était une partisane de la première heure des Capitales de Québec.

Les Capitales en deuil d’une grande partisane

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
Déjà affecté par l’annulation de la saison 2020, le personnel des Capitales de Québec est maintenant attristé par le décès de Colette Paquet, une partisane de la première heure qui n’avait raté qu’une douzaine de matchs dans l’histoire de l’équipe.

Les Capitales ont appris la mauvaise nouvelle, mardi, et lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux, mercredi.

«C’est justement pour des gens comme Madame Paquet qu’on voulait tellement qu’il y ait une saison de baseball cet été. Elle était une fidèle partisane de l’équipe. Peu importe ce qu’on faisait à l’intérieur du stade, en termes d’animation ou de prix, on se demandait toujours ce qu’en penserait Mme Paquet. Elle faisait partie de notre base de supporteurs que l’on respectait énormément et qui est la raison d’être de club comme le nôtre», confiait le président des Capitales Michel Laplante.

Au cours des dernières semaines, il était entré en contact avec celle-ci en même temps qu’il cherchait à organiser un tournoi afin de pallier à l’absence d’un calendrier régulier de la Ligue Frontier.

«Nous avions fait le pari que s’il y avait une saison de baseball, elle repousserait l’aide à mourir et que nous n’allions pas faire tous ces efforts si elle n’allait pas être présente. Ces jours-ci, le personnel de l’équipe, actuel comme ancien, a beaucoup de peine de savoir qu’elle est partie rejoindre son mari», racontait Laplante 

Il n’oubliera jamais cette dame qui prenait place dans la première rangée des bancs jaunes de la section populaire, derrière le marbre. Dès l’ouverture des portes, elle s’y retrouvait en compagnie des mêmes visages, match après match.

«Après deux ou trois défaites d’affilée, elle venait nous saluer après les matchs pour nous dire qu’elle serait encore là, le lendemain. Après cinq ou six revers, elle me disait : “Michel, ça n’a pas de sens, je ne viendrai pas, demain.” Et là, je lui demandais s’il n’y avait pas une petite chance qu’elle soit là quand même et elle levait les yeux au ciel, en me disant : “ben voyons Michel tu sais bien que je vais être là…”», ajoutait le président, qui adore ces gens qui appuient l’équipe de leur ville sans réserve comme l’a fait Colette Paquet pendant 21 saisons.

«Tout le monde dans l’organisation la connaissait et la respectait, elle était vraiment une bonne personne et elle a toujours supporté l’équipe même dans les saisons plus difficiles», notait pour sa part Charles Demers, directeur administratif des Capitales.

Le Soleil offre ses sympathies à toute sa famille, d’autant plus qu’à l’époque où il était vivant, le père de l’auteur de ces lignes a assisté à plusieurs matchs dans le groupe de Mme Paquet.