Le fait d’avoir un bras assez puissant pour être lanceur a permis à Lachlan Fontaine de sauver son poste avec les Capitales, lui qui aurait été libéré s’il n’avait été uniquement que joueur de position.

Le monticule, planche de salut de Lachlan Fontaine

Il se doutait bien que son avenir ne reposait pas dans le cercle des frappeurs. Incapable d’afficher de la régularité au bâton, Lachlan Fontaine sera utilisé seulement comme lanceur d’ici la fin de la saison avec les Capitales de Québec. En fait, c’est dorénavant sur le monticule qu’il envisage la suite de sa carrière.

Fontaine avait la chance d’avoir un atout de plus que les autres dans son jeu : un bras assez puissant pour agir comme lanceur. Par chance, puisqu’il aurait été renvoyé à la maison si ça n’avait été que de son coup de bâton.

«Je savais que ça allait arriver, je ne frappais vraiment pas bien. Je n’ai pas eu besoin d’une longue conversation avec Patrick pour m’expliquer la raison de ma présence dans l’enclos», expliquait le nouveau lanceur à temps plein après avoir savouré sa seconde victoire de la campagne, mardi après-midi, dans le gain des Capitales contre les Champions d’Ottawa.

Fontaine affichait une moyenne offensive de ,226 au moment de recevoir son congé comme frappeur. Il avait été retiré au bâton 45 fois en 164 présences. En changeant de position, il voit aussi son statut passer de LS-1 à recrue.

«Je pourrais bien être une recrue pendant quelques saisons comme lanceur de relève. Je ne connais pas mon rôle, je vais lancer lorsque Patrick aura besoin de moi, dans toutes les situations qu’il jugera nécessaires», poursuivait le sportif de la Colombie-Britannique.


« Je préfère être un lanceur recrue qu’un frappeur sans emploi »
Lachlan Fontaine

Fontaine ne pourra plus être utilisé comme frappeur, justement en raison de ce changement de statut. Avec les blessures qui s’accumulaient, le gérant Patrick Scalabrini avait besoin d’une recrue dans son alignement. Si Fontaine n’avait pas pu lancer, il aurait simplement été remercié.

«Je préfère être un lanceur recrue qu’un frappeur sans emploi… Je suis chanceux, je peux me débrouiller sur la butte. J’ai toujours eu un bon bras, mais je ne l’ai jamais exploité chez dans les rangs professionnels», ajoutait le droitier de 22 ans, qui en est à sa troisième saison avec les Capitales.

Fontaine avait commencé la saison tardivement en 2017 à la suite d’une opération au dos. Il s’est entraîné tout l’hiver pour retrouver sa touche au bâton, mais les résultats n’étaient pas là.

«C’est fini pour moi comme joueur de position, je vais maintenant m’entraîner comme lanceur. L’hiver prochain, je vais me trouver un entraîneur de lanceur et essayer d’améliorer ma vélocité.»

Situations corsées

Mardi, lors de la poursuite du match interrompu en sixième manche la veille en raison d’une panne d’électricité, Fontaine s’est placé dans l’embarras en début de septième manche en remplissant les buts, mais il a réussi à s’en sortir.

«Il s’est mis dans le pétrin, mais s’en est tiré par lui-même. Ça fait déjà quelques fois qu’on le met en l’épreuve dans des situations corsées, il se débrouille bien. Je le vois comme lanceur recrue avec nous dans l’avenir», admettait Scalabrini, qui n’hésite plus à faire appel à ses services.

«Ça n’a pas été une victoire facile à aller chercher, mais j’ai réussi à me calmer juste à temps. La clé, c’était de lancer des prises», résumait celui qui montre une fiche de 2-0 comme lanceur.

Fontaine a déjà effectué 14 présences au monticule, cette saison. Il avait lancé six fois en 2016. Comme frappeur, il montrait une moyenne de ,239 en 512 présences réparties sur trois saisons.

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