À sa première visite dans la Ligue Can-Am, en 2017, la République dominicaine avait conservé un piètre dossier de 2-15.

Le commissaire déçu du fiasco dominicain

Avec une fiche de 0-5 et un déficit de 75-8 au tableau indicateur, l’équipe de la République dominicaine s’avère un véritable fiasco depuis le début de la série internationale de la Ligue Can-Am. Une disgrâce, diraient certains…

Et cela ne tient pas compte du résultat du match de jeudi, au New Jersey, où les Jackals avaient signé des victoires écrasantes de 19-2 et 15-0 dans les deux premiers affrontements, mardi et mercredi.

«Nous sommes déçus, ils n’ont vraiment pas envoyé une bonne équipe», admettait le commissaire de la Ligue Can-Am, Miles Wolff, jeudi.

Le Stockade de Salina, l’autre formation invitée à affronter les six clubs du circuit de baseball indépendant, a surpris les Champions d’Ottawa à son premier match pour ensuite encaisser trois dégelées de 13-0, 7-1 et 13-2 avant le programme à Trois-Rivières, jeudi.

«Les responsables de la République dominicaine doivent envoyer d’autres lanceurs pour la tournée au Canada, en début de semaine. Ils ont sous-estimé le calibre de jeu de notre ligue en plus d’avoir été confrontés à des problèmes de visa pour les matchs aux États-Unis», soulignait Wolff.

À sa première visite dans la Ligue Can-Am, en 2017, la République dominicaine avait conservé un piètre dossier de 2-15. L’expérience n’avait guère été positive, contrairement aux deux tournées de l’équipe japonaise en 2015 et en 2016 et à la première de Cuba, en 2016.

«Il y avait une personne de l’entourage du groupe Cano parmi les responsables, on pensait que tout serait plus professionnel que l’an passé», ajoutait-il.

Il y a quelques semaines, Wolff a songé à annuler la venue de la République dominicaine. Il avait trouvé un club plus respectable de la Ligue Pecos, d’où provient le Stockade, de passage à Québec pour une série de trois matchs à compter de vendredi.

«Les résultats du Stockade ne sont pas très bons, mais ils sont sérieux. L’idée de ne pas faire venir la République a été abandonnée à la demande de nos clubs aux États-Unis, qui y tenaient. Avant qu’on nous confirme qu’ils avaient leurs papiers pour rentrer au Canada, on a pensé à les remplacer, mais tout est en ordre et ils compléteront leur tournée», précisait le commissaire.

Il serait étonnant que la République dominicaine fasse encore partie de la série internationale, l’an prochain. «Je ne veux pas élaborer là-dessus, mais le sujet sera assurément abordé à l’assemblée annuelle de l’automne. Les Japonais trouvaient que ça leur coûtait cher de venir chaque année, mais ils veulent revenir en 2019 après leur pause de 2018.»

Laplante n’abandonne pas

Le président des Capitales Michel Laplante n’est pas prêt à faire une croix sur l’aventure internationale de la Ligue Can-Am, ni sur celle de la République dominicaine.

«Tout à coup que Vladimir [Guerrero] nous dit, la semaine prochaine, qu’il est prêt à s’occuper de l’équipe, l’an prochain, avec son agent? Si Eddie Lantigua était invité à s’impliquer? Le problème, présentement, c’est que leur fédération n’a pas la structure pour s’occuper des détails importants, comme les visas, les billets d’avion, etc. Mais je persiste à croire que c’est bon de faire ces échanges», indiquait Laplante.

Dans l’American Association, la ligue cousine de la Can-Am, le projet des Airdogs du Texas d’aligner une quinzaine de joueurs chinois n’est pas couronné de succès non plus. Ils affichent une fiche déficitaire de 5-19 et se font souvent écraser. «Ils voulaient permettre à leurs meilleurs joueurs de se développer plus rapidement en prévision des Jeux olympiques de 2020. Mais ils s’aperçoivent, comme d’autres, que notre calibre est plus fort qu’on le pense», notait Wolff.