Fraîchement débarqué à Québec, Stayler Hernandez a frappé deux coups sûrs dans le second match de dimanche.

L'ajout des joueurs cubains déjà apprécié par les Capitales

Il n’y a pas eu d’effet immédiat sur les résultats, mais l’arrivée des joueurs cubains dans l’alignement des Capitales de Québec permet à l’équipe de la Ligue Can-Am de baseball indépendant de se rapprocher de celle imaginée, cet hiver, par le gérant Patrick Scalabrini.

«Ils sont un peu rouillés car ça fait longtemps qu’ils n’ont pas joué, mais j’ai aimé ce que j’ai vu», a dit Scalabrini, au lendemain des deux premiers matchs disputés par Yordan Manduley, Stayler Hernandez et Vladimir Garcia.

Les Capitales ont perdu les deux matchs du programme double contre les Aigles de Trois-Rivières, dimanche, et ils étaient balayés d’une série à domicile pour l’une des rares fois de leur histoire. Ils reçoivent les compatriotes de leurs trois joueurs à compter d’aujourd’hui (19h) au Stade Canac dans le cadre de la série internationale. À la fin du mois, ce sera au tour de l’équipe japonaise d’être en ville.

Si Manduley a retrouvé sa place à l’arrêt-court avec la même aisance qu’à ses dernières années, Hernandez et Garcia ont vécu leur baptême du baseball indépendant. Le premier a frappé deux coups sûrs en sept présences, les deux dans le second match, tandis que l’autre a encaissé la défaite en 3,1 manches de travail.

«Garcia était en feu au début du match. Il a montré qu’il avait de l’étoffe, mais il a frappé un mur à partir de la troisième manche. Le plan, avec lui, est de l’utiliser en relève, et je ne doute pas qu’il sera un excellent lanceur dans notre ligue», a-t-il noté en parlant du costaud droitier.

Inséré dans le cœur de l’alignement des frappeurs et utilisé comme joueur de premier but et à titre de voltigeur, Hernandez a brisé la glace dans le second match du double avec deux coups sûrs.

«Il apportera une belle dimension à notre alignement. C’est un vrai frappeur, il sait ce qu’il fait au bâton», a-t-il dit en notant que le frappeur gaucher n’avait pas obtenu de coups sûrs chanceux, dimanche.

Classement

Les Capitales tentent de sortir de la cave du classement, qu’ils occupent avec une fiche négative de 8-19. De mémoire, on n’a pas souvenir de la dernière fois où ils ont joué autant sous la barre de ,500 après un mois d’activité. L’équipe nationale cubaine a conservé une fiche de 1-2 dans sa série à Ottawa, contre les Champions.

«Il ne faut pas croire que la présence des Cubains va nous faire passer en première place du jour au lendemain, mais je m’attends à ce que ça nous aide à gagner de façon plus régulière. Leur absence nous donnait une excuse, mais rien n’empêche qu’on est tanné que les résultats ne viennent pas. Ça nous rapproche de ce qu’on veut être, mais il nous manque encore T.J. White et Jhalan Jackson, qui sont nos troisième et quatrième frappeurs.»

Les deux joueurs en ont encore pour quelques semaines avant de recouvrer la santé. White est blessé à un pied tandis que Jackson est ennuyé par un malaise à l’ischio-jambier.

NOTES: Arik Sikula (2-2) sera le partant des Capitales, mardi… Scott Richmond lancera aussi contre les Cubains, mercredi… Toujours incommodé par une blessure à un mollet, Karl Gélinas ne sera pas en mesure de lancer, jeudi, et verra son prochain départ être retardé jusqu’au week-end… Comme la liste des blessés déborde, le releveur Seth Davis a été libéré au lieu d’y être inscrit. À son retour, il devra faire la démonstration qu’il peut contribuer afin de reprendre son poste…

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UN ANCIEN DES CAPITALES AVEC L'ÉQUIPE NATIONALE DE CUBA

Après avoir accueilli leur trio cubain, dimanche, les Capitales vont renouer avec un autre joueur de l’île des Caraïbes, mardi, à l’occasion du premier match de la série internationale contre l’équipe nationale de Cuba. Mais à défaut de compter sur ses services, comme lors des deux précédentes saisons, Lazaro Blanco affrontera plutôt son ancienne formation!

«Ils ont gardé Blanco pour lancer contre nous», a constaté le gérant Patrick Scalabrini, lundi, à l’occasion d’une journée de congé avant le début de la série de trois matchs contre Cuba.

Blanco est le joueur le plus connu de la sélection cubaine, du moins, pour les amateurs de baseball qui suivent les activités des Capitales. Il l’est aussi pour des gens bien branchés, comme Scalabrini, pour qui le baseball cubain n’a pourtant pas de secret.

«J’ai tellement regardé de matchs du baseball cubain sur Internet, je pense être bien informé sur les joueurs de là-bas. Mais pourtant, je ne connais pas ceux qui participent à la tournée dans la Ligue Can-Am. Ils ont décidé d’y aller avec de très jeunes joueurs. Le vent de changement était une bonne décision, selon moi, car ils ont traîné des vétérans trop longtemps.»

L’équipe nationale cubaine a remporté le dernier match de la série de trois contre les Champions, en fin de semaine, à Ottawa. Blanco a présenté une fiche combinée de 18-7 avec les Capitales en 2017 et 2018. Scalabrini aurait aimé miser encore sur lui. «Son nom était sur ma liste. Je pensais qu’il irait en Asie, ça m’a surpris qu’il se retrouve au Panama, où il a été le lanceur de l’année. Je le considère dans la même lignée que les [Yordan] Manduley et [Yurisbel] Gracial, c’est un véritable professionnel. Il était un grand compétiteur, il voulait toujours la balle. Il avait beaucoup de classe, et lorsqu’on le connaissait un peu, c’était un gars très drôle», a dit Scalabrini, dont la maîtrise de l’espagnol pouvait lui permettre d’avoir une conversation avec le droitier de 33 ans.